<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
    <rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><title>CHU de Montpellier : Tous les albums</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/rss</link><description>Tous les albums dès leur publication sur le site boat.chu-montpellier.fr</description><language>fr</language><copyright>Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier</copyright><lastBuildDate>Wed, 06 May 2026 01:44:10 +0200</lastBuildDate><generator>TYPO3 EXT:news</generator><item><guid isPermaLink="false">news-9483</guid><pubDate>Mon, 20 Apr 2026 00:00:00 +0200</pubDate><title>Vidéo de présentation de la journée hybride grand public gratuite &quot;dissociation traumatique&quot; du 04/06/2026</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/teaser-journee-hybride-grand-public-gratuite-dissociation-traumatique-du-04-06-2026-1-9483</link><description><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, les Docteurs Edith DURET, psychiatre au Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie et Céline BAIS, psychiatre coordinatrice du CRIAVS-LR, au CHU de Montpellier, présentent la prochaine journée hybride grand public gratuite consacrée à la dissociation traumatique et à ses enjeux chez les victimes comme chez les auteurs de violences sexuelles qui aura lieu 4 juin 2026.</p><h2>Docteur Edith DURET, psychiatre au Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie, CHU de Montpellier</h2><p class="text-justify">Face à l’angoisse extrême suscitée par une expérience trop violente, où la vie est mise en jeu, l’esprit peut parvenir à se couper et se protéger de la situation, dans un mécanisme de sauvegarde d’urgence. Il s’agit de la dissociation péri-traumatique.&nbsp;</p><p class="text-justify">Cette expérience peut être le point de départ de manifestations dissociatives futures, qui surviendront involontairement, dans des contextes évoquant de près ou de loin l’expérience traumatique initiale. Le sujet dissocié pourra alors se déconnecter de son environnement, de ses ressentis corporels, mais également de sa capacité à élaborer et prendre une décision.&nbsp;</p><p class="text-justify">La dissociation est un phénomène difficile à repérer et sous-diagnostiqué, qui pose pourtant de nombreuses problématiques. Chez les victimes, elle entrave la capacité à mettre en récit leur histoire et à entamer des démarches de soin et judiciaires. Chez les auteurs, elle pose également de nombreuses problématiques, souvent des questions autour du discernement, de la responsabilité et questionnant une éventuelle histoire traumatique antérieure.&nbsp;</p><h2 class="text-justify"><span>Docteur Céline BAIS, psychiatre coordinatrice CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</span></h2><p class="text-justify">L’équipe du CRIAVS-LR organise, en collaboration avec l’équipe du Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie (CRP, antenne Montpellier), le 4 juin 2026, une journée hybride gratuite grand public sur la dissociation traumatique. Cette journée aura lieu, sur inscription, dans l’Amphithéâtre du CHU de Montpellier et en visioconférence via Teams.&nbsp;</p><p>Rendez-vous sur le site Internet du CRIAVS-LR pour vous inscrire dès à présent : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/save-the-date-journee-hybride-gratuite-grand-public-dissociation-traumatique-quand-lesprit-se-coupe-de-ce-quil-vit-quelle-place-chez-les-victimes-et-auteurs-de-violences-sexuelles-9416">Journée hybride gratuite grand public "Dissociation traumatique : quand l’esprit se coupe de ce qu’il vit. Quelle place chez les victimes et auteurs de violences sexuelles ?" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a></p><p class="text-justify">&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, les Docteurs Edith DURET, psychiatre au Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie et Céline BAIS, psychiatre coordinatrice du CRIAVS-LR, au CHU de Montpellier, présentent la prochaine journée hybride grand public gratuite consacrée à la dissociation traumatique et à ses enjeux chez les victimes comme chez les auteurs de violences sexuelles qui aura lieu 4 juin 2026.</p><h2>Docteur Edith DURET, psychiatre au Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie, CHU de Montpellier</h2><p class="text-justify">Face à l’angoisse extrême suscitée par une expérience trop violente, où la vie est mise en jeu, l’esprit peut parvenir à se couper et se protéger de la situation, dans un mécanisme de sauvegarde d’urgence. Il s’agit de la dissociation péri-traumatique.&nbsp;</p><p class="text-justify">Cette expérience peut être le point de départ de manifestations dissociatives futures, qui surviendront involontairement, dans des contextes évoquant de près ou de loin l’expérience traumatique initiale. Le sujet dissocié pourra alors se déconnecter de son environnement, de ses ressentis corporels, mais également de sa capacité à élaborer et prendre une décision.&nbsp;</p><p class="text-justify">La dissociation est un phénomène difficile à repérer et sous-diagnostiqué, qui pose pourtant de nombreuses problématiques. Chez les victimes, elle entrave la capacité à mettre en récit leur histoire et à entamer des démarches de soin et judiciaires. Chez les auteurs, elle pose également de nombreuses problématiques, souvent des questions autour du discernement, de la responsabilité et questionnant une éventuelle histoire traumatique antérieure.&nbsp;</p><h2 class="text-justify"><span>Docteur Céline BAIS, psychiatre coordinatrice CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</span></h2><p class="text-justify">L’équipe du CRIAVS-LR organise, en collaboration avec l’équipe du Centre Régional Psychotraumatisme Occitanie (CRP, antenne Montpellier), le 4 juin 2026, une journée hybride gratuite grand public sur la dissociation traumatique. Cette journée aura lieu, sur inscription, dans l’Amphithéâtre du CHU de Montpellier et en visioconférence via Teams.&nbsp;</p><p>Rendez-vous sur le site Internet du CRIAVS-LR pour vous inscrire dès à présent : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/save-the-date-journee-hybride-gratuite-grand-public-dissociation-traumatique-quand-lesprit-se-coupe-de-ce-quil-vit-quelle-place-chez-les-victimes-et-auteurs-de-violences-sexuelles-9416">Journée hybride gratuite grand public "Dissociation traumatique : quand l’esprit se coupe de ce qu’il vit. Quelle place chez les victimes et auteurs de violences sexuelles ?" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a></p><p class="text-justify">&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/CRIAVS/Journ%C3%A9es-grand-public/Rectangle-video-presentation-prochaine-journee.png" length="263891" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9457</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 00:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi participer à des sessions d’inter-visios BOAT® ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/pourquoi-participer-a-des-sessions-dinter-visios-boatr-9457</link><description><![CDATA[<p>Découvrez, à travers les explications du Docteur Mathieu LACAMBRE, pourquoi les inter‑visios BOAT® sont un prolongement indispensable à la formation et à l’amélioration continue de la BOAT®.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><h3>Enrichir vos savoir‑faire et lever les freins rencontrés sur le terrain</h3><p>Tout simplement pour continuer d’enrichir vos savoir-faire autour de la BOAT®, partager vos expériences et lever l’ensemble des freins que vous pourriez rencontrer sur le terrain. Ces inter-visios sont gratuites (accessibles dans les 12 mois qui suivent votre formation à l’utilisation de la BOAT® ou une session annuelle de recyclage.</p><h3>Mutualiser les pratiques et faire évoluer les ressources de la BOAT®</h3><p>Elles permettent de mettre en commun une expérience et une expertise, de partager les mises à jour et surtout de continuer de faire évoluer l’ensemble des ressources, puisque la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste (BOAT®), s’enrichit de l’ensemble des acteurs et des utilisateurs à partir des petits «&nbsp;trucs&nbsp;» qui améliorent les fiches, des petites corrections qui sont apportées ou d’améliorations et d’enrichissements qui sont proposés par les utilisateurs.&nbsp;</p><h3>Un rendez-vous trimestriel accessible gratuitement dans les 12 mois qui suivent votre formation</h3><p>Rendez-vous, une fois par trimestre, sur inscription préalable sur notre site Internet (<a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a>), à titre grâcieux, dans les 12 mois qui suivent la formation, aux inter-visios BOAT®.&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Découvrez, à travers les explications du Docteur Mathieu LACAMBRE, pourquoi les inter‑visios BOAT® sont un prolongement indispensable à la formation et à l’amélioration continue de la BOAT®.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><h3>Enrichir vos savoir‑faire et lever les freins rencontrés sur le terrain</h3><p>Tout simplement pour continuer d’enrichir vos savoir-faire autour de la BOAT®, partager vos expériences et lever l’ensemble des freins que vous pourriez rencontrer sur le terrain. Ces inter-visios sont gratuites (accessibles dans les 12 mois qui suivent votre formation à l’utilisation de la BOAT® ou une session annuelle de recyclage.</p><h3>Mutualiser les pratiques et faire évoluer les ressources de la BOAT®</h3><p>Elles permettent de mettre en commun une expérience et une expertise, de partager les mises à jour et surtout de continuer de faire évoluer l’ensemble des ressources, puisque la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste (BOAT®), s’enrichit de l’ensemble des acteurs et des utilisateurs à partir des petits «&nbsp;trucs&nbsp;» qui améliorent les fiches, des petites corrections qui sont apportées ou d’améliorations et d’enrichissements qui sont proposés par les utilisateurs.&nbsp;</p><h3>Un rendez-vous trimestriel accessible gratuitement dans les 12 mois qui suivent votre formation</h3><p>Rendez-vous, une fois par trimestre, sur inscription préalable sur notre site Internet (<a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a>), à titre grâcieux, dans les 12 mois qui suivent la formation, aux inter-visios BOAT®.&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Videos-BOAT/Rectangle-video-pourquoi-participer-intervisios-BOAT-compresse.png" length="148354" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9464</guid><pubDate>Tue, 31 Mar 2026 00:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi se recycler annuellement à l’utilisation de la BOAT® ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/pourquoi-se-recycler-annuellement-a-lutilisation-de-la-boatr-1-9464</link><description><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, le Docteur Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de psychiatrie légale et de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) au CHU de Montpellier, présente les raisons clefs du recyclage annuel : mise-à-jour des évolutions, échanges entre professionnels et amélioration continue du programme.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p>Pourquoi se recycler chaque année à l’utilisation de la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste (la BOAT®) ? Pour trois raisons :&nbsp;</p><h3>Une mise à jour des connaissances</h3><p>La première, il s’agit d’une mise à jour intégrant l’ensemble des évolutions, à la fois en matière de contenus et d’évolutions législatives, afin de redonner à tous les acteurs de la prévention BOAT® les compétences utiles.</p><h3>Un temps de rencontre entre professionnels</h3><p>La seconde, c’est une rencontre pour pouvoir renforcer les liens et le réseau dans la communauté d’acteurs de prévention.</p><h3>Un partage d’expériences et de pratiques</h3><h4>Des retours concrets de terrain et une amélioration constante de la BOAT®</h4><p>La troisième très bonne raison, c’est de pouvoir partager les différents « trucs », les petits <i>tips</i> , les choses ayant permis d’améliorer les fiches, pour pouvoir ensuite faire évoluer la proposition, puisque vous le savez, le programme de prévention BOAT® est collaboratif et participatif et s’enrichit de tous les retours de ses utilisateurs.&nbsp;</p><h3>Informations pratiques</h3><p>Rendez-vous chaque année pour une session de recyclage BOAT®. Renseignements et inscriptions : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, le Docteur Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de psychiatrie légale et de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) au CHU de Montpellier, présente les raisons clefs du recyclage annuel : mise-à-jour des évolutions, échanges entre professionnels et amélioration continue du programme.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p>Pourquoi se recycler chaque année à l’utilisation de la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste (la BOAT®) ? Pour trois raisons :&nbsp;</p><h3>Une mise à jour des connaissances</h3><p>La première, il s’agit d’une mise à jour intégrant l’ensemble des évolutions, à la fois en matière de contenus et d’évolutions législatives, afin de redonner à tous les acteurs de la prévention BOAT® les compétences utiles.</p><h3>Un temps de rencontre entre professionnels</h3><p>La seconde, c’est une rencontre pour pouvoir renforcer les liens et le réseau dans la communauté d’acteurs de prévention.</p><h3>Un partage d’expériences et de pratiques</h3><h4>Des retours concrets de terrain et une amélioration constante de la BOAT®</h4><p>La troisième très bonne raison, c’est de pouvoir partager les différents « trucs », les petits <i>tips</i> , les choses ayant permis d’améliorer les fiches, pour pouvoir ensuite faire évoluer la proposition, puisque vous le savez, le programme de prévention BOAT® est collaboratif et participatif et s’enrichit de tous les retours de ses utilisateurs.&nbsp;</p><h3>Informations pratiques</h3><p>Rendez-vous chaque année pour une session de recyclage BOAT®. Renseignements et inscriptions : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Videos-BOAT/Rectangle-pourquoi-se-recycler-annuellement-utilisation-BOAT-compresse.png" length="156638" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9363</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate><title>Quels sont les trois formats de formation à l’utilisation de la BOAT® ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/quels-sont-les-trois-formats-de-formation-a-lutilisation-de-la-boatr-9363</link><description><![CDATA[<p>Présentiel, blended-learning ou 100 % digital : la formation à l’utilisation de la BOAT® s’adapte aux besoins et aux contraintes des professionnels. Cette vidéo du Docteur Mathieu LACAMBRE présente les trois formats proposés, leurs contenus et leurs modalités. Découvrez les spécificités de chaque parcours et choisissez celui qui correspond le mieux à votre pratique !</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p class="text-justify">La formation à l’utilisation de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) est déclinée sous différents formats :&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Premier format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en présentiel</h3><p class="text-justify">Le premier format est un format en présentiel, sur deux jours et demi, au cours desquels nous allons reprendre les différentes séquences pédagogiques pour pouvoir acquérir les compétences à la bonne utilisation de la BOAT®.</p><h3 class="text-justify">Deuxième format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en blended-learning</h3><p class="text-justify">Le deuxième format est un format qui est mixe un parcours d’e-learning contenant 7 modules et 7 quizz, qu’il faut valider étape par étape, puis, une journée en présentiel, au cours de laquelle nous allons utiliser la BOAT®.</p><h3 class="text-justify">Troisième et dernier format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en 100 % digital</h3><p class="text-justify">Enfin, nous proposons un troisième format, en 100 % digital, avec le parcours e-learning (7 modules et 7 quizz) et une journée de classroom virtuelle, au cours de laquelle nous allons utiliser les fiches BOAT®.&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Modalités et inscriptions via le site Internet de la BOAT<span>®</span> :&nbsp;</h3><p class="text-justify encadre encadre-paragraph"><strong>Retrouvez le détail de chacune des formations à l'utilisation de la BOAT® sur notre site Internet :&nbsp;</strong><br><a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/les-formations-boatr"><strong>Les formations BOAT® - BOAT - CHU de Montpellier</strong></a><strong>.&nbsp;</strong><br><strong>Nous restons bien entendu à votre disposition pour tout renseignement complémentaire par :&nbsp;</strong><br><strong>- mail à </strong><a href="#" data-mailto-token="nbjmup+tfd.CPBUAdiv.npouqfmmjfs/gs" data-mailto-vector="1"><strong>sec-BOAT@chu-montpellier.fr</strong></a><strong>,&nbsp;</strong><br><strong>- ou par téléphone au </strong><a href="tel:0467333298" title="Numéro de téléphone secrétariat BOAT"><strong>04-67-33-32-98</strong></a><strong>.&nbsp;</strong></p><p class="text-justify">&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Présentiel, blended-learning ou 100 % digital : la formation à l’utilisation de la BOAT® s’adapte aux besoins et aux contraintes des professionnels. Cette vidéo du Docteur Mathieu LACAMBRE présente les trois formats proposés, leurs contenus et leurs modalités. Découvrez les spécificités de chaque parcours et choisissez celui qui correspond le mieux à votre pratique !</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p class="text-justify">La formation à l’utilisation de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) est déclinée sous différents formats :&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Premier format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en présentiel</h3><p class="text-justify">Le premier format est un format en présentiel, sur deux jours et demi, au cours desquels nous allons reprendre les différentes séquences pédagogiques pour pouvoir acquérir les compétences à la bonne utilisation de la BOAT®.</p><h3 class="text-justify">Deuxième format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en blended-learning</h3><p class="text-justify">Le deuxième format est un format qui est mixe un parcours d’e-learning contenant 7 modules et 7 quizz, qu’il faut valider étape par étape, puis, une journée en présentiel, au cours de laquelle nous allons utiliser la BOAT®.</p><h3 class="text-justify">Troisième et dernier format de formation à l'utilisation de la BOAT<span>®</span> : en 100 % digital</h3><p class="text-justify">Enfin, nous proposons un troisième format, en 100 % digital, avec le parcours e-learning (7 modules et 7 quizz) et une journée de classroom virtuelle, au cours de laquelle nous allons utiliser les fiches BOAT®.&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Modalités et inscriptions via le site Internet de la BOAT<span>®</span> :&nbsp;</h3><p class="text-justify encadre encadre-paragraph"><strong>Retrouvez le détail de chacune des formations à l'utilisation de la BOAT® sur notre site Internet :&nbsp;</strong><br><a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/les-formations-boatr"><strong>Les formations BOAT® - BOAT - CHU de Montpellier</strong></a><strong>.&nbsp;</strong><br><strong>Nous restons bien entendu à votre disposition pour tout renseignement complémentaire par :&nbsp;</strong><br><strong>- mail à </strong><a href="#" data-mailto-token="nbjmup+tfd.CPBUAdiv.npouqfmmjfs/gs" data-mailto-vector="1"><strong>sec-BOAT@chu-montpellier.fr</strong></a><strong>,&nbsp;</strong><br><strong>- ou par téléphone au </strong><a href="tel:0467333298" title="Numéro de téléphone secrétariat BOAT"><strong>04-67-33-32-98</strong></a><strong>.&nbsp;</strong></p><p class="text-justify">&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-quels-sont-les-3-formats-formation-utilisateur-compress%C3%A9.png" length="144152" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9356</guid><pubDate>Thu, 18 Dec 2025 00:00:00 +0100</pubDate><title>Savoir, Savoir-faire et Savoir-être au service de la prévention des violences sexuelles et sexistes avec la BOAT®</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/savoir-savoir-faire-et-savoir-etre-au-service-de-la-prevention-des-violences-sexuelles-et-sexistes-avec-la-boatr-1-9356</link><description><![CDATA[<p>Et si la clé d’une prévention efficace, c’était d’associer les trois dimensions : savoir, savoir-faire et savoir-être ?<br />Dans cette vidéo, Mathieu LACAMBRE nous explique comment la BOAT® aide les professionnel(le)s à agir face à des situations réelles, comme la diffusion d’un nude dans une classe de terminale.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p>Au cours d’une formation à l’utilisation de la BOAT®, on apprend à manipuler les fiches et à s’en servir de la meilleure façon possible, à partir de situations concrètes.</p><h3>Exemple de situation concrète au cours d'une formation à l'utilisation de la BOAT®</h3><p>Par exemple, dans le cas d’un nude qui a circulé dans une classe de terminale, je vais utiliser la tranche d’âge 14/18 ans et associer trois interventions :</p><h3>Mobilisation des savoir-faire</h3><ul><li>une première qui mobilise des savoir-faire, avec des compétences psychosociales, autour de la prise de décision (sous-thématique), avec la fiche n°106 « Tu veux ou tu veux pas ? », ou encore autour des personnes ressources (sous-thématique), pour aller chercher quelqu’un qui pourra intervenir et limiter le phénomène de cyberharcèlement, avec la fiche n°108 « Autour de nous »,</li></ul><h3>Mobilisation des savoir-être</h3><ul><li>j’associe à cette fiche, qui mobilise un savoir-faire, une fiche autour d’un savoir-être, par exemple la fiche n°120 « L’habit fait-il le moine ? », sur la sous-thématique de l’intimité et de la pudeur,</li></ul><h3>Apports de savoirs</h3><ul><li>enfin, pour compléter et associer un savoir aux savoir-faire et savoir-être, nous allons énoncer et rappeler certains interdits dans la thématique « compréhension et respect de la loi », autour des sous-thématiques règles et normes, fiche n°132 « Devine qui vient dîner ce soir ? », ou violences, avec la fiche n°131 « N’insiste pas ».</li></ul><h3>Complémentarité des approches</h3><p class="text-justify">Ainsi, en associant savoir-faire, savoir-être et savoir, nous pouvons renforcer l’efficacité des interventions de prévention des violences sexuelles et sexistes auprès de tous les mineurs.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Et si la clé d’une prévention efficace, c’était d’associer les trois dimensions : savoir, savoir-faire et savoir-être ?<br />Dans cette vidéo, Mathieu LACAMBRE nous explique comment la BOAT® aide les professionnel(le)s à agir face à des situations réelles, comme la diffusion d’un nude dans une classe de terminale.</p><h2>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><p>Au cours d’une formation à l’utilisation de la BOAT®, on apprend à manipuler les fiches et à s’en servir de la meilleure façon possible, à partir de situations concrètes.</p><h3>Exemple de situation concrète au cours d'une formation à l'utilisation de la BOAT®</h3><p>Par exemple, dans le cas d’un nude qui a circulé dans une classe de terminale, je vais utiliser la tranche d’âge 14/18 ans et associer trois interventions :</p><h3>Mobilisation des savoir-faire</h3><ul><li>une première qui mobilise des savoir-faire, avec des compétences psychosociales, autour de la prise de décision (sous-thématique), avec la fiche n°106 « Tu veux ou tu veux pas ? », ou encore autour des personnes ressources (sous-thématique), pour aller chercher quelqu’un qui pourra intervenir et limiter le phénomène de cyberharcèlement, avec la fiche n°108 « Autour de nous »,</li></ul><h3>Mobilisation des savoir-être</h3><ul><li>j’associe à cette fiche, qui mobilise un savoir-faire, une fiche autour d’un savoir-être, par exemple la fiche n°120 « L’habit fait-il le moine ? », sur la sous-thématique de l’intimité et de la pudeur,</li></ul><h3>Apports de savoirs</h3><ul><li>enfin, pour compléter et associer un savoir aux savoir-faire et savoir-être, nous allons énoncer et rappeler certains interdits dans la thématique « compréhension et respect de la loi », autour des sous-thématiques règles et normes, fiche n°132 « Devine qui vient dîner ce soir ? », ou violences, avec la fiche n°131 « N’insiste pas ».</li></ul><h3>Complémentarité des approches</h3><p class="text-justify">Ainsi, en associant savoir-faire, savoir-être et savoir, nous pouvons renforcer l’efficacité des interventions de prévention des violences sexuelles et sexistes auprès de tous les mineurs.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Videos-BOAT/Rectangle-vid%C3%A9o-savoir--savoir-faire-et-savoir-%C3%AAtre-pr%C3%A9vention-BOAT.png" length="74055" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9284</guid><pubDate>Thu, 16 Oct 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Vidéo de présentation de la prochaine journée hybride grand public gratuite : &quot;les mineurs au cœur de l&#039;audition publique 2025 sur les violences sexuelles&quot;</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/presentation-de-la-prochaine-journee-hybride-grand-public-gratuite-les-mineurs-au-coeur-de-laudition-publique-2025-sur-les-violences-sexuelles-9284</link><description><![CDATA[<p>En juin 2025, la Fédération Française des CRIAVS (FFCRIAVS) a organisé une audition publique nationale sur le parcours des mineurs auteurs d’infraction à caractère sexuel. Le jeudi 20 novembre 2025, de 9 h à 17 h, le CRIAVS-LR (CHU de Montpellier) propose un temps de restitution ouvert à tous, sur inscription, en présentiel et en visioconférence.</p><h2>Le Docteur Céline BAIS, psychiatre, coordinatrice du CRIAVS-LR, CHU de Montpellier, nous explique en quoi va consister la prochaine journée hybride grand public gratuite « les mineurs au cœur de l’audition publique 2025 sur les violences sexuelles » du 20 novembre 2025</h2><h3><span>Une audition publique nationale</span></h3><p>En juin 2025, la Fédération Française des CRIAVS (<a href="https://www.ffcriavs.org/accueil/">FFCRIAVS</a>) a organisé une audition publique sur le <a href="https://www.ffcriavs.org/nos-actions/laudition-publique-2025/">parcours des mineurs auteurs d'infraction à caractère sexuel</a>. Chaque intervenant a répondu à une question en lien direct avec le sujet.</p><h3><span>Qu’est-ce qu’une audition publique ?&nbsp;</span></h3><p>&nbsp;</p><p class="text-justify">Une audition publique réunit plusieurs experts. Ces experts ont chacun eu une question en lien avec le sujet et ont dû y répondre durant un temps imparti.&nbsp;</p><h3><span>Un retour de cette audition publique proposé le 20 novembre 2025 par le CRIAVS-LR</span></h3><p class="text-justify">📌 Le CRIAVS-LR, du CHU de Montpellier, organise le jeudi 20 novembre 2025 une journée grand public hybride gratuite dédiée au retour sur cette audition publique. Certains de ces experts seront invités afin de partager à nouveau leurs analyses et de répondre aux questions posées.</p><h3><span>Comment participer à cette journée ?&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">Vous pourrez y participer gratuitement en présentiel ou en visioconférence via Teams. ℹ️ Il vous faudra néanmoins vous inscrire au préalable sur le site Internet du CRIAVS-LR en cliquant sur notre site Internet : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/save-the-date-journee-hybride-grand-public-gratuite-criavs-lr-les-mineurs-au-coeur-de-laudition-publique-2025-sur-les-violences-sexuelles-9165">"Journée hybride grand public gratuite : les mineurs au cœur de l'audition publique 2025 sur les violences sexuelles"</a> .&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>En juin 2025, la Fédération Française des CRIAVS (FFCRIAVS) a organisé une audition publique nationale sur le parcours des mineurs auteurs d’infraction à caractère sexuel. Le jeudi 20 novembre 2025, de 9 h à 17 h, le CRIAVS-LR (CHU de Montpellier) propose un temps de restitution ouvert à tous, sur inscription, en présentiel et en visioconférence.</p><h2>Le Docteur Céline BAIS, psychiatre, coordinatrice du CRIAVS-LR, CHU de Montpellier, nous explique en quoi va consister la prochaine journée hybride grand public gratuite « les mineurs au cœur de l’audition publique 2025 sur les violences sexuelles » du 20 novembre 2025</h2><h3><span>Une audition publique nationale</span></h3><p>En juin 2025, la Fédération Française des CRIAVS (<a href="https://www.ffcriavs.org/accueil/">FFCRIAVS</a>) a organisé une audition publique sur le <a href="https://www.ffcriavs.org/nos-actions/laudition-publique-2025/">parcours des mineurs auteurs d'infraction à caractère sexuel</a>. Chaque intervenant a répondu à une question en lien direct avec le sujet.</p><h3><span>Qu’est-ce qu’une audition publique ?&nbsp;</span></h3><p>&nbsp;</p><p class="text-justify">Une audition publique réunit plusieurs experts. Ces experts ont chacun eu une question en lien avec le sujet et ont dû y répondre durant un temps imparti.&nbsp;</p><h3><span>Un retour de cette audition publique proposé le 20 novembre 2025 par le CRIAVS-LR</span></h3><p class="text-justify">📌 Le CRIAVS-LR, du CHU de Montpellier, organise le jeudi 20 novembre 2025 une journée grand public hybride gratuite dédiée au retour sur cette audition publique. Certains de ces experts seront invités afin de partager à nouveau leurs analyses et de répondre aux questions posées.</p><h3><span>Comment participer à cette journée ?&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">Vous pourrez y participer gratuitement en présentiel ou en visioconférence via Teams. ℹ️ Il vous faudra néanmoins vous inscrire au préalable sur le site Internet du CRIAVS-LR en cliquant sur notre site Internet : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/save-the-date-journee-hybride-grand-public-gratuite-criavs-lr-les-mineurs-au-coeur-de-laudition-publique-2025-sur-les-violences-sexuelles-9165">"Journée hybride grand public gratuite : les mineurs au cœur de l'audition publique 2025 sur les violences sexuelles"</a> .&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/CRIAVS/Images-vid%C3%A9os-CRIAVS/Rectangle-vid%C3%A9o-pr%C3%A9sentation-journ%C3%A9e-grand-public-public-20.11.2025-compressee.png" length="85319" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9259</guid><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi l&#039;utilisation de la BOAT® nécessite-t-elle une formation ? </title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/pourquoi-lutilisation-de-la-boatr-necessite-t-elle-une-formation-9259</link><description><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, le Docteur Mathieu LACAMBRE nous explique que l'utilisation de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) nécessite une formation tout simplement car nous abordons des sujets complexes et que tout le monde n’est pas expert en matière de violences sexuelles.</p><h2 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><h3 class="text-justify">Mieux comprendre le développement psychosexuel et affectif de l’enfant</h3><p class="text-justify">“Surtout, au cours de cette formation, nous allons redonner les clefs de compréhension autour du développement psychosexuel et affectif de l’enfant : comment un enfant grandit normalement autour de ces sujets et pouvoir aussi comprendre comment cela peut « glisser » chez l’enfant avant 12 ans, avec des comportements sexuels problématiques et des dérapages, sur Internet notamment, au moment de l’adolescence.”&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Des outils pour réagir face aux révélations</h3><p class="text-justify">"Nous donnons également des outils importants et fondamentaux autour de l’Information Préoccupante (IP) et du signalement, afin d’être en capacité d’accueillir des révélations au cours des interventions de prévention. Nous le savons, avons l’expérience et le recul, lorsqu’on propose un temps dédié et sécurisé autour de ces sujets, cela favorise la révélation de violences antérieures et il faut pouvoir y faire face.&nbsp;</p><p class="text-justify">Pour plus de renseignements sur la BOAT®, rendez-vous sur notre site Internet&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a>."</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, le Docteur Mathieu LACAMBRE nous explique que l'utilisation de la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) nécessite une formation tout simplement car nous abordons des sujets complexes et que tout le monde n’est pas expert en matière de violences sexuelles.</p><h2 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT<span>®</span></h2><h3 class="text-justify">Mieux comprendre le développement psychosexuel et affectif de l’enfant</h3><p class="text-justify">“Surtout, au cours de cette formation, nous allons redonner les clefs de compréhension autour du développement psychosexuel et affectif de l’enfant : comment un enfant grandit normalement autour de ces sujets et pouvoir aussi comprendre comment cela peut « glisser » chez l’enfant avant 12 ans, avec des comportements sexuels problématiques et des dérapages, sur Internet notamment, au moment de l’adolescence.”&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Des outils pour réagir face aux révélations</h3><p class="text-justify">"Nous donnons également des outils importants et fondamentaux autour de l’Information Préoccupante (IP) et du signalement, afin d’être en capacité d’accueillir des révélations au cours des interventions de prévention. Nous le savons, avons l’expérience et le recul, lorsqu’on propose un temps dédié et sécurisé autour de ces sujets, cela favorise la révélation de violences antérieures et il faut pouvoir y faire face.&nbsp;</p><p class="text-justify">Pour plus de renseignements sur la BOAT®, rendez-vous sur notre site Internet&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a>."</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-vid%C3%A9o-pourquoi-utilisation-BOAT-necessite-une-formation.PNG" length="112269" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9471</guid><pubDate>Tue, 12 Aug 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Vidéo de présentation formation &quot;La prise en charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles (AVS)&quot; 11/12/2025</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/video-presentation-formation-la-prise-en-charge-de-groupes-chez-les-auteurs-de-violences-sexuelles-avs-1-9471</link><description><![CDATA[<p>Le CRIAVS-LR présente une vidéo sur la formation du 11 décembre 2025, consacrée à la prise en charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles. Découvrez en quelques minutes les objectifs de cette journée et pourquoi elle pourrait vous intéresser. À regarder dès maintenant !</p><h2><strong>Une journée de formation le 11 décembre 2025 : « la prise-en-charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles (AVS) »</strong></h2><p>Le CRIAVS-LR, du CHU de Montpellier organise, le 11 décembre 2025, une formation intitulée « la prise-en-charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles (AVS) ».</p><h3><strong>Public concerné</strong></h3><p>Elle est à destination des professionnels et étudiants infirmiers, psychologues, psychiatres, médecins, éducateurs, travailleurs sociaux et intervenants en milieu psychiatrique ou carcéral.</p><h3><strong>Contenu de la formation</strong></h3><p>Nous aborderons, au cours de cette journée, les différentes prises-en-charge de groupes qui existent, les groupes de paroles pour les majeurs, mais aussi pour les mineurs et leurs spécificités.</p><h3><strong>Former et animer un groupe</strong></h3><p>Nous apprendrons également comment former un groupe, ce sera l’occasion de pouvoir « vivre » un groupe et essayer d’appréhender comment cela se passe dans un groupe et comment on peut l’animer.</p><h3><strong>Informations pratiques et inscription</strong></h3><p class="encadre encadre-paragraph">Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur le site Internet du CRIAVS-LR : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/formation-la-prise-en-charge-de-groupes-chez-les-auteurs-de-violence-sexuelle-avs-9125">Formation "la prise en charge de groupes chez les auteurs de violence sexuelle (AVS)" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, où vous aurez tous les renseignements nécessaires et les modalités d’inscription.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le CRIAVS-LR présente une vidéo sur la formation du 11 décembre 2025, consacrée à la prise en charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles. Découvrez en quelques minutes les objectifs de cette journée et pourquoi elle pourrait vous intéresser. À regarder dès maintenant !</p><h2><strong>Une journée de formation le 11 décembre 2025 : « la prise-en-charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles (AVS) »</strong></h2><p>Le CRIAVS-LR, du CHU de Montpellier organise, le 11 décembre 2025, une formation intitulée « la prise-en-charge de groupes chez les auteurs de violences sexuelles (AVS) ».</p><h3><strong>Public concerné</strong></h3><p>Elle est à destination des professionnels et étudiants infirmiers, psychologues, psychiatres, médecins, éducateurs, travailleurs sociaux et intervenants en milieu psychiatrique ou carcéral.</p><h3><strong>Contenu de la formation</strong></h3><p>Nous aborderons, au cours de cette journée, les différentes prises-en-charge de groupes qui existent, les groupes de paroles pour les majeurs, mais aussi pour les mineurs et leurs spécificités.</p><h3><strong>Former et animer un groupe</strong></h3><p>Nous apprendrons également comment former un groupe, ce sera l’occasion de pouvoir « vivre » un groupe et essayer d’appréhender comment cela se passe dans un groupe et comment on peut l’animer.</p><h3><strong>Informations pratiques et inscription</strong></h3><p class="encadre encadre-paragraph">Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur le site Internet du CRIAVS-LR : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/formation-la-prise-en-charge-de-groupes-chez-les-auteurs-de-violence-sexuelle-avs-9125">Formation "la prise en charge de groupes chez les auteurs de violence sexuelle (AVS)" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, où vous aurez tous les renseignements nécessaires et les modalités d’inscription.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/CRIAVS/Videos-CRIAVS/rectangle-formation-CRIAVS-11.12.2025-compress%C3%A9.png" length="28757" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9200</guid><pubDate>Wed, 23 Jul 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Vidéo de présentation formation &quot;l&#039;évaluation et la prise-en-charge des adolescents auteurs d&#039;agressions sexuelles&quot;</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/video-de-presentation-formation-levaluation-et-la-prise-en-charge-des-adolescents-auteurs-dagressions-sexuelles-1-9200</link><description><![CDATA[<p>Le 16 octobre 2025, de 9 h à 17 h, va avoir lieu la formation l'évaluation et la prise-en-charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles". Magali TEILLARD-DIRAT, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR, nous en dit plus dans une très courte vidéo ci-dessous.</p><h2>Magali TEILLARD-DIRAT, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify">Quelle formation organise le CRIAVS-LR le 16 octobre 2025 ?</h3><p class="text-justify">Le CRIAVS-LR organise, le 16 octobre 2025, une formation intitulée, « l'évaluation et la prise en charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Quel est le public concerné par cette formation ?</h3><p class="text-justify">Elle est à destination des professionnels et étudiants infirmiers, psychologues, psychiatres, médecins, éducateurs, travailleurs sociaux et intervenants en milieu psychiatrique ou carcéral, qui travaillent auprès des adolescents.</p><h3 class="text-justify">Quel est l'objectif de cette formation ?&nbsp;</h3><p class="text-justify">L'objectif de cette formation est de mieux appréhender la sexualité chez les adolescents, pas simplement auteurs de violence sexuelle, mais de manière générale.&nbsp;</p><p class="text-justify">Nous aborderons entre autres, au cours de cette journée, la question du virtuel, de la relation et la sexualité virtuelles, mais aussi des violences sexuelles et des différentes formes aujourd'hui de sexualité et de violence que cela peut prendre pour les adolescents. Enfin nous aborderons la question de la prise en charge de ces adolescents et des différents moyens que l'on peut avoir pour intervenir auprès d'eux.&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Renseignements et inscriptions :&nbsp;</h3><p class="text-justify">Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur la page : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/formation-levaluation-et-la-prise-en-charge-des-adolescents-auteurs-dagressions-sexuelles-9124">Formation "l'évaluation et la prise-en-charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, où vous aurez tous les renseignements nécessaires et les modalités d’inscription.&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 16 octobre 2025, de 9 h à 17 h, va avoir lieu la formation l'évaluation et la prise-en-charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles". Magali TEILLARD-DIRAT, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR, nous en dit plus dans une très courte vidéo ci-dessous.</p><h2>Magali TEILLARD-DIRAT, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify">Quelle formation organise le CRIAVS-LR le 16 octobre 2025 ?</h3><p class="text-justify">Le CRIAVS-LR organise, le 16 octobre 2025, une formation intitulée, « l'évaluation et la prise en charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Quel est le public concerné par cette formation ?</h3><p class="text-justify">Elle est à destination des professionnels et étudiants infirmiers, psychologues, psychiatres, médecins, éducateurs, travailleurs sociaux et intervenants en milieu psychiatrique ou carcéral, qui travaillent auprès des adolescents.</p><h3 class="text-justify">Quel est l'objectif de cette formation ?&nbsp;</h3><p class="text-justify">L'objectif de cette formation est de mieux appréhender la sexualité chez les adolescents, pas simplement auteurs de violence sexuelle, mais de manière générale.&nbsp;</p><p class="text-justify">Nous aborderons entre autres, au cours de cette journée, la question du virtuel, de la relation et la sexualité virtuelles, mais aussi des violences sexuelles et des différentes formes aujourd'hui de sexualité et de violence que cela peut prendre pour les adolescents. Enfin nous aborderons la question de la prise en charge de ces adolescents et des différents moyens que l'on peut avoir pour intervenir auprès d'eux.&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Renseignements et inscriptions :&nbsp;</h3><p class="text-justify">Si vous êtes intéressé, rendez-vous sur la page : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/agenda/formation-levaluation-et-la-prise-en-charge-des-adolescents-auteurs-dagressions-sexuelles-9124">Formation "l'évaluation et la prise-en-charge des adolescents auteurs d'agressions sexuelles" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, où vous aurez tous les renseignements nécessaires et les modalités d’inscription.&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/CRIAVS/Formation/rectangle-formation-16.10.2025-bis.PNG" length="40537" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9224</guid><pubDate>Mon, 23 Jun 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Replay des interventions de la journée hybride grand public gratuite &quot;emprise&quot; 05/06/2025</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/replay-des-interventions-de-la-journee-hybride-grand-public-gratuite-emprise-05-06-2025-1-9224</link><description><![CDATA[<p>Cette vidéo est un teaser annonçant le replay de la journée hybride grand public gratuite sur la thématique de l’emprise, organisée par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier, qui s’est tenue le jeudi 5 juin 2025 à l’Amphithéâtre Lapeyronie et en visioconférence via Teams.</p><h2>Teaser annonçant le replay de la journée hybride grand public gratuite sur la thématique de l’emprise du 5 juin 2025</h2><p>Le 5 juin 2025 a eu lieu la journée hybride grand public gratuite, organisée par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier, sur la thématique de l’emprise.&nbsp;</p><p>Vous pouvez voir, ou revoir les interventions de nos experts, directement sur notre site Internet, <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/formations-colloques/journees-scientifiques-grand-public/archives/journee-hybride-grand-public-gratuite-emprise-9046">Journée hybride grand public gratuite "emprise" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, ou sur la chaîne YouTube du CHU de Montpellier (<a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLWtxzCx3d0ki59s98S_6_Mr7pBA9PKvlz">(215) Conférence CRIAVS-LR "Emprise" - CHU de Montpellier - YouTube</a>).</p><h3><span><strong>Interventions disponibles en replay</strong></span></h3><p>Vous aurez accès aux interventions suivantes :&nbsp;</p><ul><li><h4>Celle de Madame Anne-Clotilde ZIEGLER, psychothérapeute, auteure,<span>&nbsp;</span></h4><p><span>“Etre sous emprise, sous influence, la place du pervers.”</span></p></li><li><h4>Puis, celle du Docteur Laurent LAYET, psychiatre, Expert près la Cour d’Appel, Expert agréé,&nbsp;</h4><p><span>“La relation d'emprise : comment la repérer ? La qualifier ? Position de l’expert.”</span></p></li><li><h4>Ensuite, celle Maître Iris CHRISTOL, avocate au barreau de Montpellier,&nbsp;</h4><p><span>“Emprise un concept juridique ? ”</span></p></li><li><h4>Viendront ensuite les interventions du Docteur Nelson PARIS, psychiatre, CRIAVS Lorraine,&nbsp;</h4><p><span>“L’attachement à la figure maternelle, une emprise précoce ?”</span></p></li><li><h4>Et celle du Docteur Viny BOUSQUET, psychiatre, CRIR Marseille,&nbsp;</h4><p><span>L’emprise psychotique « la folie à 2. »&nbsp;</span></p></li><li><h4>Par ailleurs, vous pourrez écouter Maître Jean-Baptiste CESBRON, avocat,&nbsp;</h4><p><span>“L’emprise sectaire.”</span></p></li><li><h4>Ainsi que le Docteur Juliette DESCOEUR, PH, biologiste médicale, laboratoire de pharmacologie et toxicologie,&nbsp;</h4><p><span>“De la Vulnérabilité à la soumission chimique : quand l’emprise psychique ne suffit plus.”</span></p></li><li><h4>Enfin, se sont Magali TEILLARD et Eve MONTALTI, psychologues, CRIAVS-LR, Montpellier,&nbsp;</h4><p><span>“L’emprise familiale.”, qui concluront cette série d’interventions.&nbsp;</span></p></li></ul>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette vidéo est un teaser annonçant le replay de la journée hybride grand public gratuite sur la thématique de l’emprise, organisée par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier, qui s’est tenue le jeudi 5 juin 2025 à l’Amphithéâtre Lapeyronie et en visioconférence via Teams.</p><h2>Teaser annonçant le replay de la journée hybride grand public gratuite sur la thématique de l’emprise du 5 juin 2025</h2><p>Le 5 juin 2025 a eu lieu la journée hybride grand public gratuite, organisée par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier, sur la thématique de l’emprise.&nbsp;</p><p>Vous pouvez voir, ou revoir les interventions de nos experts, directement sur notre site Internet, <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/formations-colloques/journees-scientifiques-grand-public/archives/journee-hybride-grand-public-gratuite-emprise-9046">Journée hybride grand public gratuite "emprise" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a>, ou sur la chaîne YouTube du CHU de Montpellier (<a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLWtxzCx3d0ki59s98S_6_Mr7pBA9PKvlz">(215) Conférence CRIAVS-LR "Emprise" - CHU de Montpellier - YouTube</a>).</p><h3><span><strong>Interventions disponibles en replay</strong></span></h3><p>Vous aurez accès aux interventions suivantes :&nbsp;</p><ul><li><h4>Celle de Madame Anne-Clotilde ZIEGLER, psychothérapeute, auteure,<span>&nbsp;</span></h4><p><span>“Etre sous emprise, sous influence, la place du pervers.”</span></p></li><li><h4>Puis, celle du Docteur Laurent LAYET, psychiatre, Expert près la Cour d’Appel, Expert agréé,&nbsp;</h4><p><span>“La relation d'emprise : comment la repérer ? La qualifier ? Position de l’expert.”</span></p></li><li><h4>Ensuite, celle Maître Iris CHRISTOL, avocate au barreau de Montpellier,&nbsp;</h4><p><span>“Emprise un concept juridique ? ”</span></p></li><li><h4>Viendront ensuite les interventions du Docteur Nelson PARIS, psychiatre, CRIAVS Lorraine,&nbsp;</h4><p><span>“L’attachement à la figure maternelle, une emprise précoce ?”</span></p></li><li><h4>Et celle du Docteur Viny BOUSQUET, psychiatre, CRIR Marseille,&nbsp;</h4><p><span>L’emprise psychotique « la folie à 2. »&nbsp;</span></p></li><li><h4>Par ailleurs, vous pourrez écouter Maître Jean-Baptiste CESBRON, avocat,&nbsp;</h4><p><span>“L’emprise sectaire.”</span></p></li><li><h4>Ainsi que le Docteur Juliette DESCOEUR, PH, biologiste médicale, laboratoire de pharmacologie et toxicologie,&nbsp;</h4><p><span>“De la Vulnérabilité à la soumission chimique : quand l’emprise psychique ne suffit plus.”</span></p></li><li><h4>Enfin, se sont Magali TEILLARD et Eve MONTALTI, psychologues, CRIAVS-LR, Montpellier,&nbsp;</h4><p><span>“L’emprise familiale.”, qui concluront cette série d’interventions.&nbsp;</span></p></li></ul>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/CRIAVS/Videos-CRIAVS/Rectangle-Replay-des-interventions-journ%C3%A9e-emprise-05.06.2025.PNG" length="119174" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9470</guid><pubDate>Fri, 16 May 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Pourquoi une journée grand public gratuite hybride dédiée à l&#039;emprise le 05/06/2025 ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/pourquoi-une-journee-grand-public-gratuite-hybride-dediee-a-lemprise-le-05-06-2025-1-9470</link><description><![CDATA[<p>Le 5 juin 2025, a eu lieu une journée grand public gratuite hybride, dédiée à l'emprise. Le Docteur BAIS, psychiatre, coordinatrice du CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, organisée par le CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, explique pour quelle raison cette journée a été organisée.</p><h2>Pourquoi une journée grand public gratuite hybride dédiée à l'emprise le 05/06/2025 ?</h2><h3>Quand a eu lieu la journée hybride gratuite grand public organisée au premier semestre 2025 par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier ?&nbsp;</h3><p>Elle a eu lieu le 5 juin 2025 et sur la thématique de l’emprise.&nbsp;</p><h3>Pourquoi consacrer une journée entière sur le sujet de l’emprise ?&nbsp;</h3><p>L’emprise, on se rend compte que c’est un mot qui est utilisé dans le langage courant, mais dont la définition est subtile. Ce n’est pas toujours simple pour les professionnels de repérer les mécanismes d’emprise et de mise sous emprise. L’idée de cette journée est de reposer la définition de ce concept, la place également de la justice, le repérage des experts, aussi bien psychiatres que psychologues et les différents lieux où l’emprise pourrait s’exprimer, par exemple, la famille, le milieu sectaire, dans la sexualité et aussi dans la relation mère/enfant.&nbsp;</p><h3>Où peut-on trouver des renseignements sur cette journée organisée sur la thématique de l'emprise ?&nbsp;</h3><p>Sur notre site Internet : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/formations-colloques/journees-scientifiques-grand-public/archives/journee-hybride-grand-public-gratuite-emprise-9046">Journée hybride grand public gratuite "emprise" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a></p><p>&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 juin 2025, a eu lieu une journée grand public gratuite hybride, dédiée à l'emprise. Le Docteur BAIS, psychiatre, coordinatrice du CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, organisée par le CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, explique pour quelle raison cette journée a été organisée.</p><h2>Pourquoi une journée grand public gratuite hybride dédiée à l'emprise le 05/06/2025 ?</h2><h3>Quand a eu lieu la journée hybride gratuite grand public organisée au premier semestre 2025 par le CRIAVS-LR du CHU de Montpellier ?&nbsp;</h3><p>Elle a eu lieu le 5 juin 2025 et sur la thématique de l’emprise.&nbsp;</p><h3>Pourquoi consacrer une journée entière sur le sujet de l’emprise ?&nbsp;</h3><p>L’emprise, on se rend compte que c’est un mot qui est utilisé dans le langage courant, mais dont la définition est subtile. Ce n’est pas toujours simple pour les professionnels de repérer les mécanismes d’emprise et de mise sous emprise. L’idée de cette journée est de reposer la définition de ce concept, la place également de la justice, le repérage des experts, aussi bien psychiatres que psychologues et les différents lieux où l’emprise pourrait s’exprimer, par exemple, la famille, le milieu sectaire, dans la sexualité et aussi dans la relation mère/enfant.&nbsp;</p><h3>Où peut-on trouver des renseignements sur cette journée organisée sur la thématique de l'emprise ?&nbsp;</h3><p>Sur notre site Internet : <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/formations-colloques/journees-scientifiques-grand-public/archives/journee-hybride-grand-public-gratuite-emprise-9046">Journée hybride grand public gratuite "emprise" - CRIAVS - CHU de Montpellier</a></p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Videos-BOAT/Rectangle-visuel-pourquoi-une-journ%C3%A9e-grand-public-gratuite-hybride-d%C3%A9di%C3%A9e-%C3%A0-l-emprise.PNG" length="116478" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9221</guid><pubDate>Wed, 30 Apr 2025 00:00:00 +0200</pubDate><title>Qu&#039;est-ce qu&#039;un pédophile ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/quest-ce-quun-pedophile-9221</link><description><![CDATA[<p>Cette vidéo interroge la figure du « monstre » et les idées reçues autour des auteurs de violences sexuelles : dangerosité, troubles mentaux, récidive... Une invitation à réfléchir autrement, pour sortir des amalgames et faire évoluer les regards.</p><h2>Qu'est-ce qu'un pédophile ?&nbsp;</h2><p class="text-justify">Il s'agit d'un individu pervers, insensible à la souffrance d'autrui, allant même jusqu'à la provoquer pour son propre divertissement.</p><p class="text-justify">Dans notre société contemporaine, le pédophile récidiviste, incarnant l'essence même du mal, est perçu comme une figure absolue du mal. Il est dépeint comme un monstre inhumain, enfermé dans cette image. Toute interaction avec lui est perçue comme risquée, car il représente un danger constant et toute tentative de traitement est considérée comme vouée à l'échec. Cette perception du monstre est indélébile. On présume qu'il niera toute responsabilité et qu'il récidivera inévitablement, restant ancré du côté obscur. Il est exclu de la société des êtres humains à part entière.&nbsp;</p><p class="text-justify">Cependant, même les individus souffrant de troubles mentaux peuvent susciter de la compassion ou de l'empathie. Ils sont potentiellement ceux que l'on peut aider, accompagner, soigner, voire guérir. Cela nécessite un changement de perspective, un renouvellement des normes de vie. Cette perception tenace illustre clairement l'amalgame entre maladie mentale et dangerosité, alimentant ainsi la stigmatisation à l'égard des personnes atteintes de troubles mentaux. Il est courant d'entendre dire qu'il faut être fou ou souffrir de troubles mentaux pour commettre une agression sexuelle.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Cette vidéo interroge la figure du « monstre » et les idées reçues autour des auteurs de violences sexuelles : dangerosité, troubles mentaux, récidive... Une invitation à réfléchir autrement, pour sortir des amalgames et faire évoluer les regards.</p><h2>Qu'est-ce qu'un pédophile ?&nbsp;</h2><p class="text-justify">Il s'agit d'un individu pervers, insensible à la souffrance d'autrui, allant même jusqu'à la provoquer pour son propre divertissement.</p><p class="text-justify">Dans notre société contemporaine, le pédophile récidiviste, incarnant l'essence même du mal, est perçu comme une figure absolue du mal. Il est dépeint comme un monstre inhumain, enfermé dans cette image. Toute interaction avec lui est perçue comme risquée, car il représente un danger constant et toute tentative de traitement est considérée comme vouée à l'échec. Cette perception du monstre est indélébile. On présume qu'il niera toute responsabilité et qu'il récidivera inévitablement, restant ancré du côté obscur. Il est exclu de la société des êtres humains à part entière.&nbsp;</p><p class="text-justify">Cependant, même les individus souffrant de troubles mentaux peuvent susciter de la compassion ou de l'empathie. Ils sont potentiellement ceux que l'on peut aider, accompagner, soigner, voire guérir. Cela nécessite un changement de perspective, un renouvellement des normes de vie. Cette perception tenace illustre clairement l'amalgame entre maladie mentale et dangerosité, alimentant ainsi la stigmatisation à l'égard des personnes atteintes de troubles mentaux. Il est courant d'entendre dire qu'il faut être fou ou souffrir de troubles mentaux pour commettre une agression sexuelle.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-qu-est-ce-qu-un-p%C3%A9dophile.PNG" length="64995" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9220</guid><pubDate>Fri, 28 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate><title>La BOAT® et la prévention</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/la-boatr-et-la-prevention-1-9220</link><description><![CDATA[<p>L’OMS définit, en 1948, la prévention comme étant l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps. Quid de la violence sexuelle, qui n’est ni une maladie, ni un accident, ni un handicap ?</p><h2>Il s’agit de distinguer 3 types de prévention :&nbsp;</h2><ul><li><h3>la prévention primaire :&nbsp;</h3><p>il y a la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste). La BOAT®, c’est prévenir, plutôt que guérir. Par exemple, en développant la confiance ou l’estime de l’enfant, on peut imaginer qu’il sera bienveillant envers lui-même et les autres et que cela diminuera le risque de passage à l’acte auto-agressif et hétéro-agressif,</p></li><li><h3>la prévention secondaire :&nbsp;</h3><p>c’est réduire l’impact et la progression d’une situation. Bien souvent, les écoles nous contactent pour intervenir avec la BOAT® lorsqu’il y a eu un incident. Ainsi, l’intervention proposée tourne souvent autour d’une réharmonisation du groupe d’enfants, tout en développant leurs compétences,</p></li><li><h3>la prévention tertiaire :&nbsp;</h3><p>c’est réduire les conséquences et favoriser la réinsertion, la réadaptation, la réparation. Nous utilisons la BOAT® en groupe de parole accueillant des mineurs auteurs de violences sexuelles pour favoriser leur réinsertion, leur permettre une mise en sens de leur passage à l’acte et donc, éviter la répétition des dérapages sexuels.&nbsp;</p></li></ul>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’OMS définit, en 1948, la prévention comme étant l’ensemble des mesures visant à éviter ou réduire le nombre et la gravité des maladies, des accidents et des handicaps. Quid de la violence sexuelle, qui n’est ni une maladie, ni un accident, ni un handicap ?</p><h2>Il s’agit de distinguer 3 types de prévention :&nbsp;</h2><ul><li><h3>la prévention primaire :&nbsp;</h3><p>il y a la BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste). La BOAT®, c’est prévenir, plutôt que guérir. Par exemple, en développant la confiance ou l’estime de l’enfant, on peut imaginer qu’il sera bienveillant envers lui-même et les autres et que cela diminuera le risque de passage à l’acte auto-agressif et hétéro-agressif,</p></li><li><h3>la prévention secondaire :&nbsp;</h3><p>c’est réduire l’impact et la progression d’une situation. Bien souvent, les écoles nous contactent pour intervenir avec la BOAT® lorsqu’il y a eu un incident. Ainsi, l’intervention proposée tourne souvent autour d’une réharmonisation du groupe d’enfants, tout en développant leurs compétences,</p></li><li><h3>la prévention tertiaire :&nbsp;</h3><p>c’est réduire les conséquences et favoriser la réinsertion, la réadaptation, la réparation. Nous utilisons la BOAT® en groupe de parole accueillant des mineurs auteurs de violences sexuelles pour favoriser leur réinsertion, leur permettre une mise en sens de leur passage à l’acte et donc, éviter la répétition des dérapages sexuels.&nbsp;</p></li></ul>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-la-BOAT-et-la-pr%C3%A9vention.PNG" length="55380" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9215</guid><pubDate>Fri, 28 Feb 2025 00:00:00 +0100</pubDate><title>Comprendre la prévention quaternaire des violences sexuelles</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/comprendre-la-prevention-quaternaire-des-violences-sexuelles-9215</link><description><![CDATA[<p>L’actualité est saturée de violences sexuelles particulièrement sordides et anciennes. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous souhaitons aborder une prévention qui est négligée, méconnue, peu utilisée : la prévention quaternaire. <br /></p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p>L’actualité est saturée de violences sexuelles particulièrement sordides et anciennes. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous souhaitons aborder une prévention qui est négligée, méconnue, peu utilisée : la prévention quaternaire.&nbsp;</p><p>La prévention quaternaire en santé consiste à agir sur les systèmes, les organisations humaines qui peuvent favoriser l’émergence ou la continuité et la répétition des violences sexuelles.&nbsp;</p><p>Nous travaillons avec l’Eglise depuis 2016. Elle a pu, à certains moments, dans son organisation, prolonger et maintenir des comportements particulièrement violents et sordides, du fait de cette notion de secret et de l’enfermement dans une emprise parfois spirituelle.&nbsp;</p><p>D’autres systèmes, comme la famille, les clubs sportifs, mais aussi des organisations, au sens d’institutions, comme l’Ecole, ou l’Ordre des Médecins, peuvent participer à favoriser l’émergence de ces violences dans des situations d’emprise et de soumission.&nbsp;</p><p>Nous pouvons agir sur ces systèmes en prévention.&nbsp;</p><p>Rendez-vous sur le site Internet de la BOAT® : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>L’actualité est saturée de violences sexuelles particulièrement sordides et anciennes. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous souhaitons aborder une prévention qui est négligée, méconnue, peu utilisée : la prévention quaternaire. <br /></p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p>L’actualité est saturée de violences sexuelles particulièrement sordides et anciennes. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui, nous souhaitons aborder une prévention qui est négligée, méconnue, peu utilisée : la prévention quaternaire.&nbsp;</p><p>La prévention quaternaire en santé consiste à agir sur les systèmes, les organisations humaines qui peuvent favoriser l’émergence ou la continuité et la répétition des violences sexuelles.&nbsp;</p><p>Nous travaillons avec l’Eglise depuis 2016. Elle a pu, à certains moments, dans son organisation, prolonger et maintenir des comportements particulièrement violents et sordides, du fait de cette notion de secret et de l’enfermement dans une emprise parfois spirituelle.&nbsp;</p><p>D’autres systèmes, comme la famille, les clubs sportifs, mais aussi des organisations, au sens d’institutions, comme l’Ecole, ou l’Ordre des Médecins, peuvent participer à favoriser l’émergence de ces violences dans des situations d’emprise et de soumission.&nbsp;</p><p>Nous pouvons agir sur ces systèmes en prévention.&nbsp;</p><p>Rendez-vous sur le site Internet de la BOAT® : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-comprendre-la-pr%C3%A9vention-quaternaire-des-violences-sexuelles.PNG" length="58910" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-9023</guid><pubDate>Thu, 30 Jan 2025 00:00:00 +0100</pubDate><title>Qu&#039;est-ce que le projet de recherche &quot;The BOAT® effect&quot; ? </title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/quest-ce-que-le-projet-de-recherche-the-boatr-effect-9023</link><description><![CDATA[<p>Mathias POITAU, psychologue clinicien au CRIAVS-ARA, est en train de travailler avec Jessica LEININGER, attachée de recherche clinique, chef du projet de recherche « The BOAT® effect » au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier. Dans cette courte vidéo, Mathias POITAU vous explique comment ce projet ambitieux vise à mesurer l’impact de la BOAT® sur la prévention des violences sexuelles et sexistes...</p><p class="encadre encadre-important encadre-message">Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo<br>&nbsp;</p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Bonjour le CRIAVS de Lyon”</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>“Bonjour Clotilde”</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Que faites-vous ?”</p><h3>Jessica LEININGER, attachée de recherche clinique, chef du projet de recherche “The BOAT® effect” CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Nous travaillons sur le projet de recherche "The BOAT® effect”.&nbsp;</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Qu'est ce que le projet de recherche “The BOAT® effect” ?</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>““The BOAT® effect” est un projet de recherche, au cours de laquelle nous allons essayer de comparer des établissements scolaires (collèges) qui seront formés à l'utilisation de la BOAT “The BOAT® effect” (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), versus des collèges témoins qui n'y seront pas formés".&nbsp;</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Qu'est-ce qui a motivé ta participation" ?</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>“En tant que psychologue, je crois fermement en l'importance de la prévention et trouve qu'avec cette recherche, nous allons tenter de valider que la prévention, dans les établissements scolaires, participe à la réduction des violences à caractère sexuel et/ou sexiste ".&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Mathias POITAU, psychologue clinicien au CRIAVS-ARA, est en train de travailler avec Jessica LEININGER, attachée de recherche clinique, chef du projet de recherche « The BOAT® effect » au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier. Dans cette courte vidéo, Mathias POITAU vous explique comment ce projet ambitieux vise à mesurer l’impact de la BOAT® sur la prévention des violences sexuelles et sexistes...</p><p class="encadre encadre-important encadre-message">Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo<br>&nbsp;</p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Bonjour le CRIAVS de Lyon”</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>“Bonjour Clotilde”</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Que faites-vous ?”</p><h3>Jessica LEININGER, attachée de recherche clinique, chef du projet de recherche “The BOAT® effect” CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Nous travaillons sur le projet de recherche "The BOAT® effect”.&nbsp;</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Qu'est ce que le projet de recherche “The BOAT® effect” ?</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>““The BOAT® effect” est un projet de recherche, au cours de laquelle nous allons essayer de comparer des établissements scolaires (collèges) qui seront formés à l'utilisation de la BOAT “The BOAT® effect” (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), versus des collèges témoins qui n'y seront pas formés".&nbsp;</p><h3>Clotilde CHARREIRE, coordinatrice et chargée du développement numérique de la BOAT®, CRIAVS-LR, CHU de Montpellier</h3><p>“Qu'est-ce qui a motivé ta participation" ?</p><h3>Mathias POITAU, psychologue clinicien, CRIAVS-ARA, Bron</h3><p>“En tant que psychologue, je crois fermement en l'importance de la prévention et trouve qu'avec cette recherche, nous allons tenter de valider que la prévention, dans les établissements scolaires, participe à la réduction des violences à caractère sexuel et/ou sexiste ".&nbsp;</p><p>&nbsp;</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-9145</guid><pubDate>Tue, 01 Oct 2024 00:00:00 +0200</pubDate><title>Aborder la notion de consentement chez les tout-petits, est-ce possible ? </title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/aborder-la-notion-de-consentement-chez-les-tout-petits-est-ce-possible-9145</link><description><![CDATA[<p>Une professionnelle de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) a contacté Eve MONTALTI, car elle souhaite aborder la notion de consentement avec des enfants de maternelle, âgés de 5-7 ans. Mathieu LACAMBRE lui fait part de ses recommandations pour réaliser des actions de prévention primaire chez les tout-petits grâce à l’utilisation de la BOAT®.</p><p class="text-justify encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue au CRIAVS-LR, référente prévention BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« J’ai eu une professionnelle de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) qui m’a appelée, car elle souhaite réaliser une intervention de prévention primaire en école maternelle avec les tout-petits sur la question du consentement, sur la façon dont il est possible d’être d’accord ou non de jouer, de venir participer à des activités... Je ne savais pas trop quoi lui dire, car ils sont tout de même petits. ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Quel âge ont-ils ? ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je ne sais pas exactement, mais comme ils sont en grande section, ils doivent avoir 5-6 ans. ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« C’est très intelligent de vouloir mettre en place des interventions de prévention avant qu’il y ait un problème&nbsp;! C’est de la prévention primaire (avant que le problème n’apparaisse). Travailler sur le consentement avec la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), ce n’est pas compliqué. Je prends, pour les tout-petits, par exemple, la fiche n°1, qui s’appelle «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», qui est très sympa. On part de ce qui fait différence et de ce qui fait du même, les enfants vont réaliser une espèce de file indienne et c’est très rigolo pour eux. Cette fiche n°1 est adaptée pour les enfants âgés de 5 à 7 ans, dans la thématique des «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;» et la sous-thématique «&nbsp;connaissance de soi&nbsp;». De plus, je propose de compléter avec la sous-thématique «&nbsp;contrôle et emprise&nbsp;», la fiche n°23, «&nbsp;acceptable ou pas&nbsp;?&nbsp;». Elle s’utilise également très facilement avec les petits.&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Elle aborde ce que j’accepte et ce que je n’accepte pas, c’est bien ça ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« C’est ça, grâce à cette fiche, l’enfant peut se questionner sur où il va poser sa limite et pourquoi. Grâce à ces deux interventions ciblées, on est prévention primaire auprès des tout-petits et c’est très efficace. ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Très bien. Je pense que cette professionnelle de la PMI est déjà formée. ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Si c’est le cas, c’est parfait. En revanche, c’est quand même mieux de pouvoir intervenir en binôme et, de ce fait, former le reste de l’équipe et bien sûr d’en informer les parents, afin de mettre en place des interventions de prévention avec chacun impliqué dans le déroulé, l’intervention et l’accompagnement des enfants ! ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Parfait. Je lui propose ceci. ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT®&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Une professionnelle de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) a contacté Eve MONTALTI, car elle souhaite aborder la notion de consentement avec des enfants de maternelle, âgés de 5-7 ans. Mathieu LACAMBRE lui fait part de ses recommandations pour réaliser des actions de prévention primaire chez les tout-petits grâce à l’utilisation de la BOAT®.</p><p class="text-justify encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue au CRIAVS-LR, référente prévention BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« J’ai eu une professionnelle de la PMI (Protection Maternelle et Infantile) qui m’a appelée, car elle souhaite réaliser une intervention de prévention primaire en école maternelle avec les tout-petits sur la question du consentement, sur la façon dont il est possible d’être d’accord ou non de jouer, de venir participer à des activités... Je ne savais pas trop quoi lui dire, car ils sont tout de même petits. ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Quel âge ont-ils ? ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je ne sais pas exactement, mais comme ils sont en grande section, ils doivent avoir 5-6 ans. ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« C’est très intelligent de vouloir mettre en place des interventions de prévention avant qu’il y ait un problème&nbsp;! C’est de la prévention primaire (avant que le problème n’apparaisse). Travailler sur le consentement avec la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), ce n’est pas compliqué. Je prends, pour les tout-petits, par exemple, la fiche n°1, qui s’appelle «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», qui est très sympa. On part de ce qui fait différence et de ce qui fait du même, les enfants vont réaliser une espèce de file indienne et c’est très rigolo pour eux. Cette fiche n°1 est adaptée pour les enfants âgés de 5 à 7 ans, dans la thématique des «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;» et la sous-thématique «&nbsp;connaissance de soi&nbsp;». De plus, je propose de compléter avec la sous-thématique «&nbsp;contrôle et emprise&nbsp;», la fiche n°23, «&nbsp;acceptable ou pas&nbsp;?&nbsp;». Elle s’utilise également très facilement avec les petits.&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Elle aborde ce que j’accepte et ce que je n’accepte pas, c’est bien ça ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« C’est ça, grâce à cette fiche, l’enfant peut se questionner sur où il va poser sa limite et pourquoi. Grâce à ces deux interventions ciblées, on est prévention primaire auprès des tout-petits et c’est très efficace. ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Très bien. Je pense que cette professionnelle de la PMI est déjà formée. ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Si c’est le cas, c’est parfait. En revanche, c’est quand même mieux de pouvoir intervenir en binôme et, de ce fait, former le reste de l’équipe et bien sûr d’en informer les parents, afin de mettre en place des interventions de prévention avec chacun impliqué dans le déroulé, l’intervention et l’accompagnement des enfants ! ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Parfait. Je lui propose ceci. ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT®&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-9144</guid><pubDate>Sun, 01 Sep 2024 00:00:00 +0200</pubDate><title>Prévenir le harcèlement au collège, est-ce possible ? </title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/prevenir-le-harcelement-au-college-est-ce-possible-9144</link><description><![CDATA[<p>Un directeur de collège a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, afin de lui faire part d’une situation d’harcèlement envers une jeune fille à cause de sa tenue vestimentaire. Mathieu LACAMBRE, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie légale et de la BOAT®, lui fait part de ses recommandations pour y remédier grâce à l’utilisation de la BOAT®.</p><p class="text-justify encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2 class="text-justify">Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue au CRIAVS-LR, référente prévention BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je viens d’être appelée par un directeur de collège, car des parents d’élèves sont très inquiets de la situation d’une jeune fille qui se balade avec des crop-top, je n’ai pas trop compris ce que c’était (le crop-top), mais elle n’arrête pas de se faire harceler et embêter et ils ne savent plus quoi faire. La situation a pris des dimensions démesurées sur les réseaux sociaux et dans le collège, c’est la panique ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Eve, quel âge ont-ils ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je ne sais pas, je crois qu’elle a 13 ans ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« D’accord, cette situation se déroule dans un collège, avec des jeunes âgés de 13 ans et nous sommes face à du harcèlement par rapport à sa tenue vestimentaire. Pour y remédier, je proposerais deux interventions à partir de la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) :&nbsp;</p><ul><li><p class="text-justify">d’abord une autour de la thématique « respect et des différences », la fiche n°80 qui s’appelle « Un égal un ». Cette fiche est simple d’utilisation et efficace,&nbsp;</p></li><li><p class="text-justify">puis, travailler sur la notion de cyber-harcèlement, dans la thématique « du virtuel au réel », sous-thématique « Internet et ses dérives », la fiche n°92, qui s’appelle « Cyber-harcèlement ».</p></li></ul><p class="text-justify">Ces actions de prévention sont simples, efficaces et permettent de réduire vraiment le harcèlement chez cette jeune fille, tout en donnant les moyens et les ressources à tous ces adolescents de pouvoir comprendre la mécanique, afin d’agir autrement.&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Nous y allons alors ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« En effet, il va falloir aller former tous les professionnels qui interviennent auprès de ces adolescents à l’utilisation de la BOAT®, afin qu’ils mettent en place ces interventions de prévention ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« On y va ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« On y va ! ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT®&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un directeur de collège a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, afin de lui faire part d’une situation d’harcèlement envers une jeune fille à cause de sa tenue vestimentaire. Mathieu LACAMBRE, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie légale et de la BOAT®, lui fait part de ses recommandations pour y remédier grâce à l’utilisation de la BOAT®.</p><p class="text-justify encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2 class="text-justify">Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue au CRIAVS-LR, référente prévention BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je viens d’être appelée par un directeur de collège, car des parents d’élèves sont très inquiets de la situation d’une jeune fille qui se balade avec des crop-top, je n’ai pas trop compris ce que c’était (le crop-top), mais elle n’arrête pas de se faire harceler et embêter et ils ne savent plus quoi faire. La situation a pris des dimensions démesurées sur les réseaux sociaux et dans le collège, c’est la panique ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT®, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Eve, quel âge ont-ils ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je ne sais pas, je crois qu’elle a 13 ans ».</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« D’accord, cette situation se déroule dans un collège, avec des jeunes âgés de 13 ans et nous sommes face à du harcèlement par rapport à sa tenue vestimentaire. Pour y remédier, je proposerais deux interventions à partir de la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste) :&nbsp;</p><ul><li><p class="text-justify">d’abord une autour de la thématique « respect et des différences », la fiche n°80 qui s’appelle « Un égal un ». Cette fiche est simple d’utilisation et efficace,&nbsp;</p></li><li><p class="text-justify">puis, travailler sur la notion de cyber-harcèlement, dans la thématique « du virtuel au réel », sous-thématique « Internet et ses dérives », la fiche n°92, qui s’appelle « Cyber-harcèlement ».</p></li></ul><p class="text-justify">Ces actions de prévention sont simples, efficaces et permettent de réduire vraiment le harcèlement chez cette jeune fille, tout en donnant les moyens et les ressources à tous ces adolescents de pouvoir comprendre la mécanique, afin d’agir autrement.&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Nous y allons alors ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« En effet, il va falloir aller former tous les professionnels qui interviennent auprès de ces adolescents à l’utilisation de la BOAT®, afin qu’ils mettent en place ces interventions de prévention ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong> :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« On y va ? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« On y va ! ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT®&nbsp;: <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-8792</guid><pubDate>Fri, 09 Aug 2024 00:00:00 +0200</pubDate><title>Prévenir la diffusion d’images intimes entre adolescents, est-ce possible ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/prevenir-la-diffusion-dimages-intimes-entre-adolescents-est-ce-possible-8792</link><description><![CDATA[<p>Un lycée a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, afin de discuter de la mise en place d'une action de prévention auprès d'adolescents ayant diffusé des images intimes. Mathieu Lacambre, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® au CHU de Montpellier, lui fait part de ses recommandations face à du revenge porn...</p><p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« J’ai encore eu un appel ce matin et là, je n’arrive pas du tout à trouver de solution. Un lycée voulait mettre en place une action de prévention, mais ne savait pas trop comment, parce qu’il y a des adolescents qui diffusent des photos de leurs copines à moitié nues dans tout le lycée, c’est le feu, ils ne sont pas bien ! Je ne sais pas trop ce que je pourrais leur proposer… »</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE, <span>psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® :</span></h3><p class="text-justify">« Mais Eve, c’est du <i>revenge porn </i>! Avez-vous regardé le glossaire ? »</p><h3 class="text-justify"><span>Eve MONTALTI :</span></h3><p class="text-justify">« Je ne me rappelle plus trop. »</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">« Quel âge ont-ils ? »</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je crois 16-17 ans. »</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">« Ok, pour des adolescents âgés entre 16 et 17 ans, on peut proposer d’utiliser la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), afin de mettre en place une action de prévention. Pour cela, on peut utiliser 2 fiches, la première sur la thématique « du virtuel au réel », sous thématique « violence des images », adaptée aux 14-18 ans, la fiche n°127, qui s’appelle « Cybersexe ».&nbsp;</p><p class="text-justify">On va compléter par un rappel sur la thématique « compréhension et respect de la loi », sous thématique « conséquence de ses actes », la fiche n°134, « A tes risques et périls », adaptée également pour la tranche d’âge 14-18 ans.&nbsp;</p><p class="text-justify">On propose donc deux interventions de prévention BOAT® ciblées :&nbsp;</p><ul><li><p class="text-justify">une intervention sur le cyberharcèlement, la cybersexualité…</p></li><li><p class="text-justify"><span>et une autre intervention sur les conséquences de ses actes. »</span></p></li></ul><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Mais ils ne sont pas encore formés !? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« En effet, maintenant, nous n’avons plus qu’à aller les former ! ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT® : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un lycée a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, afin de discuter de la mise en place d'une action de prévention auprès d'adolescents ayant diffusé des images intimes. Mathieu Lacambre, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® au CHU de Montpellier, lui fait part de ses recommandations face à du revenge porn...</p><p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« J’ai encore eu un appel ce matin et là, je n’arrive pas du tout à trouver de solution. Un lycée voulait mettre en place une action de prévention, mais ne savait pas trop comment, parce qu’il y a des adolescents qui diffusent des photos de leurs copines à moitié nues dans tout le lycée, c’est le feu, ils ne sont pas bien ! Je ne sais pas trop ce que je pourrais leur proposer… »</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE, <span>psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® :</span></h3><p class="text-justify">« Mais Eve, c’est du <i>revenge porn </i>! Avez-vous regardé le glossaire ? »</p><h3 class="text-justify"><span>Eve MONTALTI :</span></h3><p class="text-justify">« Je ne me rappelle plus trop. »</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">« Quel âge ont-ils ? »</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Je crois 16-17 ans. »</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">« Ok, pour des adolescents âgés entre 16 et 17 ans, on peut proposer d’utiliser la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), afin de mettre en place une action de prévention. Pour cela, on peut utiliser 2 fiches, la première sur la thématique « du virtuel au réel », sous thématique « violence des images », adaptée aux 14-18 ans, la fiche n°127, qui s’appelle « Cybersexe ».&nbsp;</p><p class="text-justify">On va compléter par un rappel sur la thématique « compréhension et respect de la loi », sous thématique « conséquence de ses actes », la fiche n°134, « A tes risques et périls », adaptée également pour la tranche d’âge 14-18 ans.&nbsp;</p><p class="text-justify">On propose donc deux interventions de prévention BOAT® ciblées :&nbsp;</p><ul><li><p class="text-justify">une intervention sur le cyberharcèlement, la cybersexualité…</p></li><li><p class="text-justify"><span>et une autre intervention sur les conséquences de ses actes. »</span></p></li></ul><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Mais ils ne sont pas encore formés !? ».&nbsp;</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p class="text-justify">« En effet, maintenant, nous n’avons plus qu’à aller les former ! ».&nbsp;</p><p class="text-justify">Renseignements et inscriptions sur le site de la BOAT® : <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">https://boat.chu-montpellier.fr/fr/</a></p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-titre-diffusion-images-intimes-08.2024.PNG" length="65220" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-8775</guid><pubDate>Thu, 04 Jul 2024 00:00:00 +0200</pubDate><title>Prévenir les comportements sexuels problématiques entre enfants dans le milieu sportif, est-ce possible ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/prevenir-les-comportements-sexuels-problematiques-entre-enfants-dans-le-milieu-sportif-est-ce-possible-8775</link><description><![CDATA[<p>Un président de club de foot a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, pour signaler que des garçons de 8-10 ans ont montré leurs parties intimes dans un vestiaire, rendant certains mal à l'aise. Mathieu Lacambre, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® au CHU de Montpellier, lui fait part de ses recommandations...</p><p class="encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier :&nbsp;</h3><p>“Je viens d’avoir un appel d’un président de club de foot. Ils sont bien embêtés, parce qu’ils s’occupent de petits âgés de 8-10 ans, qui étaient dans un vestiaire et 1 ou 2 ont montré leur zizi aux autres. Du coup, certains étaient mal à l’aise et ils ne savent plus trop quoi faire. De plus, ils se revoient samedi et partent en plus en déplacement ! Il est (le président du club de foot) bien embêté. ”</p><h3>Mathieu LACAMBRE, <span><strong>psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® :</strong></span></h3><p class="text-justify">“On peut mettre en place des interventions de prévention de manière efficace. Quel âge ont-ils ? ”</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :</h3><p class="text-justify">“Ils ont 8-10 ans.”</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">“A l’âge de 8-10 ans, on est plutôt sur de l’exhibition, ou sur quelque chose d’autre ?”</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">&nbsp;“On dirait bien en effet au moins pour l’un d’entre eux. Pour le second, je ne sais pas.”</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p class="text-justify">"Le plus simple, pour les 8-10 ans, pour travailler autour des notions d’intimité et de pudeur, c’est la fiche numéro 53 « rouge tomate ». Elle est très bien pour des enfants de 8-10 ans. Pour compléter cette intervention de prévention, il faudrait compléter, avec la fiche n°50 sur la thématique « respect et différence : phénomène de groupe », nommé « du défi au délit ». Il est donc assez simple de mettre en place ces interventions de prévention.&nbsp;</p><p>Pour cela, il va falloir former les intervenants, les éducateurs sportifs, à l’utilisation de la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), afin qu’ils puissent prendre un petit temps d’animation avec ces jeunes et ensuite mettre en place ces interventions de prévention."</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Un président de club de foot a contacté Eve Montalti, psychologue au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier, pour signaler que des garçons de 8-10 ans ont montré leurs parties intimes dans un vestiaire, rendant certains mal à l'aise. Mathieu Lacambre, Psychiatre Responsable de la Filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® au CHU de Montpellier, lui fait part de ses recommandations...</p><p class="encadre encadre-message"><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h2>Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3>Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier :&nbsp;</h3><p>“Je viens d’avoir un appel d’un président de club de foot. Ils sont bien embêtés, parce qu’ils s’occupent de petits âgés de 8-10 ans, qui étaient dans un vestiaire et 1 ou 2 ont montré leur zizi aux autres. Du coup, certains étaient mal à l’aise et ils ne savent plus trop quoi faire. De plus, ils se revoient samedi et partent en plus en déplacement ! Il est (le président du club de foot) bien embêté. ”</p><h3>Mathieu LACAMBRE, <span><strong>psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® :</strong></span></h3><p class="text-justify">“On peut mettre en place des interventions de prévention de manière efficace. Quel âge ont-ils ? ”</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :</h3><p class="text-justify">“Ils ont 8-10 ans.”</p><h3 class="text-justify"><span>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</span></h3><p class="text-justify">“A l’âge de 8-10 ans, on est plutôt sur de l’exhibition, ou sur quelque chose d’autre ?”</p><h3 class="text-justify">Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p class="text-justify">&nbsp;“On dirait bien en effet au moins pour l’un d’entre eux. Pour le second, je ne sais pas.”</p><h3 class="text-justify">Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p class="text-justify">"Le plus simple, pour les 8-10 ans, pour travailler autour des notions d’intimité et de pudeur, c’est la fiche numéro 53 « rouge tomate ». Elle est très bien pour des enfants de 8-10 ans. Pour compléter cette intervention de prévention, il faudrait compléter, avec la fiche n°50 sur la thématique « respect et différence : phénomène de groupe », nommé « du défi au délit ». Il est donc assez simple de mettre en place ces interventions de prévention.&nbsp;</p><p>Pour cela, il va falloir former les intervenants, les éducateurs sportifs, à l’utilisation de la BOAT® (Boîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), afin qu’ils puissent prendre un petit temps d’animation avec ces jeunes et ensuite mettre en place ces interventions de prévention."</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Videos-BOAT/foot-enfants.jpg" length="25347" type="image/jpeg" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-8776</guid><pubDate>Thu, 30 May 2024 00:00:00 +0200</pubDate><title>Peut-on prévenir les violences sexuelles et sexistes chez les lycéens sans montrer des images pornographiques ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/peut-on-prevenir-les-violences-sexuelles-et-sexistes-chez-les-lyceens-sans-montrer-des-images-pornographiques-8776</link><description><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT au CHU de Montpellier, présente à Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR et référente BOAT, comment il est possible d'agir bien plus efficacement avec le programme de prévention BOAT®, en prévenant les violences sexuelles et sexistes chez les lycéens sans montrer des images pornographiques.</p><h2 class="text-justify">Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue et référente prévention au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Mais, Docteur, pour faire de la prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste auprès des lycéens, à force de parler de tout ça, cela ne va pas aggraver les choses, avec toutes ces images… ? »</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® </strong>:</h3><p class="text-justify">&nbsp;« On peut tout à fait mettre en place des interventions de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste sans montrer des images, sans exciter encore un peu plus des adolescents, des jeunes adultes. Il suffit de venir leur parler d’Internet, des réseaux sociaux, avec des petites interventions et des animations. C’est-à-dire qu’on les met en mouvement sur le plan physique et psychique pour pouvoir éprouver quelque-chose, en sachant qu’à cet âge-là, c’est important d’éprouver. Avec le programme de prévention BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), on outille tous les professionnels qui interviennent auprès de ces adolescents, pour qu’ils mettent en place des interventions de prévention ciblées, par exemple, autour de la différence entre le réel et le virtuel, fiction et réalité, Internet et ses dérives, autour des notions de secret, de consentement et/ou de drogue, qui sont des notions fondamentales. Elles ont été identifiées par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), pour participer aux risques de violences.&nbsp;</p><p class="text-justify">Avec le programme de prévention BOAT®, on propose des ressources à ces adolescents, afin qu’ils ne deviennent ni victimes, ni auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste. »</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Dans cette vidéo, Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT au CHU de Montpellier, présente à Eve MONTALTI, psychologue au CRIAVS-LR et référente BOAT, comment il est possible d'agir bien plus efficacement avec le programme de prévention BOAT®, en prévenant les violences sexuelles et sexistes chez les lycéens sans montrer des images pornographiques.</p><h2 class="text-justify">Retranscription textuelle :&nbsp;</h2><h3 class="text-justify"><strong>Eve MONTALTI</strong>, <strong>psychologue et référente prévention au CRIAVS-LR, CHU de Montpellier </strong>:&nbsp;</h3><p class="text-justify">« Mais, Docteur, pour faire de la prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste auprès des lycéens, à force de parler de tout ça, cela ne va pas aggraver les choses, avec toutes ces images… ? »</p><h3 class="text-justify"><strong>Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de Psychiatrie Légale et de la BOAT® </strong>:</h3><p class="text-justify">&nbsp;« On peut tout à fait mettre en place des interventions de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste sans montrer des images, sans exciter encore un peu plus des adolescents, des jeunes adultes. Il suffit de venir leur parler d’Internet, des réseaux sociaux, avec des petites interventions et des animations. C’est-à-dire qu’on les met en mouvement sur le plan physique et psychique pour pouvoir éprouver quelque-chose, en sachant qu’à cet âge-là, c’est important d’éprouver. Avec le programme de prévention BOAT® (BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste), on outille tous les professionnels qui interviennent auprès de ces adolescents, pour qu’ils mettent en place des interventions de prévention ciblées, par exemple, autour de la différence entre le réel et le virtuel, fiction et réalité, Internet et ses dérives, autour des notions de secret, de consentement et/ou de drogue, qui sont des notions fondamentales. Elles ont été identifiées par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), pour participer aux risques de violences.&nbsp;</p><p class="text-justify">Avec le programme de prévention BOAT®, on propose des ressources à ces adolescents, afin qu’ils ne deviennent ni victimes, ni auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste. »</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-8551</guid><pubDate>Tue, 30 Jan 2024 00:00:00 +0100</pubDate><title>Peut-on prévenir les violences sexuelles et sexistes chez les enfants de maternelle sans parler de sexe ?</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/peut-on-prevenir-les-violences-sexuelles-et-sexistes-chez-les-enfants-de-maternelle-sans-parler-de-sexe-8551</link><description><![CDATA[<p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h3>Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p>« Mais, docteur, vous allez faire de la <strong>prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste </strong>auprès d'<strong>enfants de maternelle</strong> en <strong>parlant de sexe </strong>? »&nbsp;</p><h3>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p>« <strong>Pas du tout !</strong> On peut de manière efficace, mettre en œuvre des interventions de prévention des violences à caractère sexuel et sexiste, sans jamais parler de sexe, de sexualité, de pornographie, ou d'appareil génital à des enfants. Au contraire ! Le projet de prévention BOAT® propose de développer auprès de tous les enfants des ressources et des compétences qui leur permettront de ne pas devenir victimes ou auteurs de violences. On outille des professionnels qui interviennent auprès des enfants pour qu'ils puissent mettre en œuvre des animations, des interventions très ciblées, adaptées au niveau de développement et de maturité de l'enfant, à partir par exemple pour les petits de jeux, de peluches, de coloriages, du développement de la solidarité. On a une fiche intervention qui s'appelle “la cordée”, ou “rouge tomate”, qui est une fiche tout à fait amusante qui permet de développer, par exemple, des compétences psychosociales, qui ont été identifiées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour réduire de manière efficace le risque de violence.&nbsp;</p><p><strong>Le projet de prévention BOAT® permet d'aborder des notions complexes autour de la prévention des violences à caractère sexuel et sexiste, sans jamais parler de sexe </strong>! »</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><h3>Eve MONTALTI :&nbsp;</h3><p>« Mais, docteur, vous allez faire de la <strong>prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste </strong>auprès d'<strong>enfants de maternelle</strong> en <strong>parlant de sexe </strong>? »&nbsp;</p><h3>Mathieu LACAMBRE :&nbsp;</h3><p>« <strong>Pas du tout !</strong> On peut de manière efficace, mettre en œuvre des interventions de prévention des violences à caractère sexuel et sexiste, sans jamais parler de sexe, de sexualité, de pornographie, ou d'appareil génital à des enfants. Au contraire ! Le projet de prévention BOAT® propose de développer auprès de tous les enfants des ressources et des compétences qui leur permettront de ne pas devenir victimes ou auteurs de violences. On outille des professionnels qui interviennent auprès des enfants pour qu'ils puissent mettre en œuvre des animations, des interventions très ciblées, adaptées au niveau de développement et de maturité de l'enfant, à partir par exemple pour les petits de jeux, de peluches, de coloriages, du développement de la solidarité. On a une fiche intervention qui s'appelle “la cordée”, ou “rouge tomate”, qui est une fiche tout à fait amusante qui permet de développer, par exemple, des compétences psychosociales, qui ont été identifiées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour réduire de manière efficace le risque de violence.&nbsp;</p><p><strong>Le projet de prévention BOAT® permet d'aborder des notions complexes autour de la prévention des violences à caractère sexuel et sexiste, sans jamais parler de sexe </strong>! »</p>]]></content:encoded></item><item><guid isPermaLink="false">news-7995</guid><pubDate>Wed, 26 Jul 2023 09:59:46 +0200</pubDate><title>La prévention au service de la lutte contre les violences sexuelles et conjugales : sommet de la Santé Sexuelle 2023</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/la-prevention-au-service-de-la-lutte-contre-les-violences-sexuelles-et-conjugales-1-7995</link><description><![CDATA[<p>Plus de 3000 personnes ont assisté au e-sommet de la Santé Sexuelle 2023, organisé sur trois jours par le binôme de Sexoblogue, Catherine TROADEC et Arnaud ZELER, du 5 au 7 juin 2023.<br /><br />Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo, ainsi que la retranscription textuelle : </p><p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><p><a href="/fileadmin/Minisites/BOAT/Agenda-actualites/Sommet-sant%C3%A9-sexuelle-Sexoblogue-logo-seul.png" class="fancyboxGalerie" data-fancybox="gallery-id-" data-caption><img src="/fileadmin/Minisites/BOAT/Agenda-actualites/Sommet-sant%C3%A9-sexuelle-Sexoblogue-logo-seul.png" width="450" height="131" title alt style></a></p><p>Le sommet 2023 a abordé une thématique par jour, avec des experts nationaux&nbsp;: éducation sexuelle, prévention et soin.</p><p>Dans le cadre de la journée sur la thématique de la prévention, le projet de prévention BOAT® a été présenté et a suscité un intérêt majeur pour les participants, qui cherchaient des outils efficients et pragmatiques pour aborder la prévention en matière de violences sexuelles et sexistes.</p><h2>Les violences sexuelles et conjugales sont-elles vraiment radicalement opposées&nbsp;?</h2><p>L’idée de cette intervention est de développer des grandes notions et, surtout, les moyens de pouvoir prévenir, c’est-à-dire peut-être réduire les conséquences ou le risque que l’incident ne se produise. L’objet de cette vidéo est d’aborder la question et les enjeux autour de la prévention contre les violences sexuelles et conjugales.</p><p>Nous pourrions penser qu’il y a deux champs radicalement opposés entre violences sexuelles et conjugales, mais, malheureusement, dans les pathologies du lien et de la relation, cela se rejoue dans la question du couple, de manière aigüe, voire jusqu’au décès. En effet, tous les deux jours et demi, une femme décède et un homme tous les trente jours environ, suite aux violences de son conjoint. Lorsque le conjoint tue, on parle d’uxoricide (étymologiquement, le meurtre du conjoint) et, dans 40 % des cas environ, ce dernier va tenter de se suicider (ce qui arrivera en finalité dans 20 à 30 % des cas), avec d’importantes différences selon l’âge.</p><p>Nous allons aborder des notions complexes, dans des <i>continuums</i>, autour de violences parfois dirigées contre soi, contre les autres ou dans des pathologies du lien, où la violence se déplace sur un tiers, après qu’elle ait débordé le sujet.</p><p>Quand on parle de sexe, de sexualité, de parentalité, de genre et d’identité, cela convoque toutes ces notions, dans ce nuage de mots, avec, malgré tout, des choses très intéressantes et positives.</p><p>Mon discours est la plupart du temps positif, autour des enjeux pour, par, à travers et au service de la sexualité. Effectivement, le sexe et la sexualité peuvent être des choses plutôt sympathiques, à partager, à condition de les faire avec des personnes en capacité à consentir et consentantes. C’est un enjeu à partir duquel on va pouvoir accéder, avec le patient, quels que soient sa situation, son handicap ou sa difficulté. Cela signifie que l’un des enjeux est de pouvoir identifier ce qui fait obstacle, levier, ou qui nécessite pour le sujet d’exercer une contrainte sur un tiers, afin de pouvoir proposer de nouveaux aménagements, de nouveaux fonctionnements. Canguilhem disait «&nbsp;qu’<i>aucune guérison n'est retour</i>&nbsp;à l'innocence&nbsp;<i>biologique. </i>Guérir, c’est se donner de nouvelles normes de vie, parfois supérieures aux anciennes&nbsp;<i>»</i> et c’est particulier vrai en matière de sexualité. Il y a un enjeu fort pour pouvoir proposer un nouveau référentiel à des sujets en souffrance, afin qu’ils puissent investir et s’engager dans des interactions sexuelles, érotisées, interpersonnelles, sympathiques et bienveillantes, qui participent au développement du sujet.</p><p>Le développement est en enjeu majeur autour de la question de l’accès à la sexualité, le développement psychosexuel et affectif du sujet, en sachant que les adolescents aujourd’hui et les grands enfants sont très stimulés, très exposés. En particulier à travers les médias, Internet et les réseaux sociaux, ces jeunes personnes sont confrontées à beaucoup de notions, sans avoir les capacités de les mentaliser, les métaboliser et cela favorise l’apparition de certains comportements, que nous allons aborder&nbsp;: violents, sexuels problématiques, jusqu’à des agressions.</p><p>Je suis déjà en train d’énumérer un certain nombre d’éléments du contexte, pour pouvoir ensuite vous décliner les définitions pour des violences sexuelles, conjugales, et des interventions de prévention en fonction des types et des objectifs de prévention.</p><p>On va voir que l’on peut tout à fait identifier certaines sous-catégories de population, pour cibler certaines interventions de prévention.</p><p>Enfin, je vous présenterai le projet de prévention BOAT®, dont je suis à l’initiative, mais dont je ne suis pas le créateur, car ce projet est collectif. Quand on travaille à plusieurs, on va plus loin et ce projet a mobilisé beaucoup de ressources locales, régionales et aujourd’hui à l’international, pour proposer des ressources autour de la prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><h2>Quelles sont les conséquences des violences sexuelles&nbsp;?</h2><h3>Conséquences particulièrement délétères durant l’enfance et à l’âge adulte&nbsp;:</h3><p>Selon les sources relayées par l’UNICEF, &nbsp;à partir des données recueillies par «&nbsp;l’Association mémoire traumatique et victimologie&nbsp;»,<i></i>dans son enquête nationale de mars 2015 auprès des victimes <a href="https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/campagne2015/2015-Rapport-enquete-AMTV.pdf"><i>impact des violences sexuelles à l’âge adulte</i></a>, les violences sexuelles, lorsqu’elles sont subies jeunes, entraînent des conséquences particulièrement morbides et mortifères lors du développement de l’enfant et, à l’âge adulte, l’apparition de troubles psychiatriques. Les violences sexuelles entraînent une augmentation du risque relatif de développer tous les troubles psychiatriques, en particulier, lorsqu’elles sont subies jeunes et répétées. J’insiste&nbsp;: tous les troubles psychiatriques&nbsp;! L’anorexie, la dépression, les troubles anxieux, les addictions, les troubles dissociatifs, jusqu’à la schizophrénie, qui est une psychose chronique, dont le risque relatif est multiplié par deux lorsqu’on a été victime de violences sexuelles durant l’enfance.</p><h3>Que signifie la violence sexuelle et quelles en sont les victimes&nbsp;?</h3><p>Si, en tant que psychiatre, je souhaite avoir moins de travail, il faut que je puisse agir de manière efficace sur la réduction de l’incidence et de la prévalence de ces violences à caractère sexuel. Les violences sexuelles ont été définies depuis maintenant plus de 20 ans, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans une définition très large englobant à la fois des actes, mais aussi des commentaires, des avances, des comportements, qui sont commis par une personne, sur une autre, qui sera une victime. Malheureusement, les victimes sont d’abord les enfants et, en particulier, de sexe féminin (enfants ou adultes). Autre notion importante, dans l’abord des violences et en particulier des violences sexuelles, on priorise toujours l’évaluation et le dépistage de la victime pour la protéger, mais on traite également toujours la question de l’agresseur et de l’auteur, sinon, nous n’aurions traité que la moitié du problème, avec des personnes qui vont se déplacer et renouveler les comportements problématiques et violents et ainsi, faire de nouvelles victimes.</p><h2>S’occuper des violences, c’est traiter le <i>continuum</i> victime/auteur</h2><p>Il faut savoir que les victimes de violences sexuelles subies à un âge jeune ont un risque augmenté de subir de nouvelles violences sexuelles, donc un risque de sur-victimisation, mais également un risque augmenté de transition, en basculant du côté «&nbsp;obscur de la force&nbsp;», c’est-à-dire du côté de l’agresseur, pour diverses raisons psychopathologiques.</p><h3>Les agresseurs sexuels ont eux-mêmes fréquemment subi des violences sexuelles au même âge que leur victime&nbsp;:</h3><p>Donc attention, les agresseurs sexuels ont eux-mêmes été fréquemment victimes de violences sexuelles. Dans les violences pédo-sexuelles&nbsp;:</p><ul><li>environ 1 agresseur sur 3 de sexe masculin a subi des violences sexuelles au même âge que sa propre victime,</li><li>environ 90 % des agresseurs de sexe féminin ont elles-mêmes subi des violences sexuelles au même âge que leur propre victime.</li></ul><h3>Séparation des violences sexualisées <i>versus</i> des violences interpersonnelles&nbsp;:</h3><p>On oppose et on sépare, de manière nette, des violences sexualisées, c’est-à-dire que finalement, c’est dans l’entrée d’une forme de processus d’excitation érotisée, génitalisée, sexualisée, que la violence va s’exercer <i>versus</i> des violences interpersonnelles, où ce qui compte ce n’est pas le génital et le sexuel, mais c’est la violence, avec un trouble des interactions, lié à des organisations pathologiques de la personnalité, dont je vais reparler.</p><p>&nbsp;</p><p>Cela nous permet d’identifier des violences plutôt à caractère sexuel, voire certaines violences à caractère sexiste, <i>versus</i> des violences interpersonnelles, en particulier conjugales, avec l’impossibilité, pour certaines organisations pathologiques de la personnalité, de résoudre cette équation 1 + 1 = 1. En effet, 1 personne + 1 autre personne = 1 couple, mais dans un certain nombre de cas, cela ne fonctionne pas du tout, ou de manière délétère, puisque le «&nbsp;1&nbsp;» sujet ne peut pas disparaître dans l’autre et va venir prendre le contrôle, détruire l’autre, pour assurer finalement son existence et sa survie.</p><h2>L’entrée dans la sexualité, un moment à risque&nbsp;?&nbsp;</h2><p>Concernant l’entrée dans la sexualité, qui est peut-être un moment à risque pour la réalisation de violences sexuelles, qu’elles soient subies ou agies, on a du mal aujourd’hui à identifier ce que l’on appellerait le développement psychosexuel ou l’exploration sexuelle harmonieuse, avec une confusion autour de la sexualité infantile. Les écrits de Sigmund Freud, dont le célèbre ouvrage «&nbsp;Trois essais sur la sexualité&nbsp;», publié en 1905 et plus tard les travaux de Mélanie KLEIN et Françoise DOLTO - lorsqu’ils sont mal métabolisés - permettent de faire penser à certains adultes que la sexualité infantile, c’est la même chose que la sexualité des adultes, transposée chez l’enfant. Cela sert de justification, de prétexte fallacieux, pour pouvoir proposer du sexe à des enfants, au lieu de la sécurité affective, psychologique, éducative…, dans ce que Ferenczi appelait <a href="https://www.cairn.info/quarante-cinq-commentaires-de-textes-en-psychopath--9782100578146-page-55.htm"><i>la confusion de langue entre les adultes et l’enfants</i></a>.</p><h3>La sexualité infantile n’a rien à voir avec la sexualité adulte&nbsp;:</h3><p>Donc attention, la sexualité infantile n’a rien à voir avec la sexualité génitale des adultes, bien au contraire&nbsp;! Cela signifie également qu’en matière de prévention, on peut l’envisager très tôt chez les tout-petits, sans jamais parler de "zizi" ou de "zézète". &nbsp;On n’a pas besoin de parler de l’appareil génital humain auprès de jeunes enfants pour pouvoir aborder des enjeux de prévention primaire dans le cadre des violences à caractère sexuel et sexiste, nous en reparlerons ultérieurement dans cette vidéo.</p><h3>Qu’est-ce que l’exploration sexuelle harmonieuse chez l’enfant&nbsp;?&nbsp;</h3><p>L’exploration harmonieuse de l’enfant, c’est un comportement spontané, inter-mutuel, rempli de confusion et de gêne si l’enfant est surpris par un adulte, entre enfants du même âge, c’est à dire avec un âge du développement identique ou proche&nbsp;; on joue au «&nbsp;docteur&nbsp;«&nbsp; ou au «&nbsp;papa et à la maman&nbsp;». Dans ce cas, la posture de l’adulte doit être d’interrompre et de mettre des «&nbsp;sous-titres&nbsp;» sous la forme d’explications (c’est intime, personnel et pour plus tard). Enfin, il n’y a pas de détresse associée, à se «&nbsp;taper la tête contre les murs&nbsp;» ou faire des caprices, quand on interrompt le process, ou, à l’inverse, si on le maintient.</p><h3>Qu’est-ce qui motive les comportements sexuels de manière générale chez l’enfant&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Qu’est-ce qui motive les comportements sexuels de manière générale, en particulier vers l’âge d’1 an, après l’acquisition de la marche, début de l’acquisition du langage, jusqu’à 5, 6 ou 7 ans&nbsp;? La curiosité, le désir d’exploration, le besoin de répondre à des questions telles que «&nbsp;comment est fait le corps des uns, des autres, les différences et similitudes…&nbsp;?&nbsp;». Puis, la recherche de plaisir et de sensations, qui sont auto-procurées, avec des comportements et des gestes d’autostimulations, voire de masturbations. Tout ceci est donc relativement attendu et identifié.</p><h3>Quels sont les signes de «&nbsp;comportements sexuels problématiques&nbsp;»&nbsp;? &nbsp;</h3><p>A côté de ces process, il existe des «&nbsp;dérapages&nbsp;», autour de ce que l’on appelle depuis près de 20 ans les «&nbsp;comportements sexuels problématiques&nbsp;», qui impliquent des parties génitales et sexuelles du corps, initiés par des enfants âgés de 12 ans et moins et qui sont inappropriés d’un point de vue développemental, c’est-à-dire au regard des étapes de développement psychosexuel et affectif attendues, ou qui sont potentiellement néfastes pour l’enfant lui-même ou pour les autres.</p><p>Les comportements sexuels problématiques le sont pour deux raisons&nbsp;: ils heurtent l’esprit…. et/ou la victime.</p><p>Prenons l’exemple d’un petit garçon, âgé de 6 ans, qui vient mimer une sodomisation dans la cour de l’école avec une copine. Ce comportement est un problème à plusieurs titres&nbsp;:</p><ul><li>l’exposition aux autres enfants de la cour, qui n’avaient peut-être rien demandé, avec la petite fille qui n’avait peut-être rien demandé elle aussi et se baissait juste pour relacer ses chaussures,</li><li>le cas index, qui est plus souvent le «&nbsp;bouc-émissaire&nbsp;», c’est-à-dire l’enfant qui exprime, manifeste et agit ces comportements sexuels problématiques, est finalement le symptôme d’une exposition inadaptée, inappropriée, voire traumatique, à un contenu sexuel ou à un agir sexuel. En d’autres termes, l’enfant qui agit des comportements sexuels problématiques, est le plus souvent et en premier lieu une victime, car il a été soit agressé, soit abusé.</li></ul><p>Il ne va finalement que répéter la séquence qu’il a vécue, soit à laquelle il a été exposé. Je pense par exemple à des situations où les parents regardent un film porno, avec l’enfant sur le canapé le samedi soir, c’est tout à fait inapproprié et traumatique. Il s’agit là d’une violence, qui va favoriser la mise-en-scène de comportements sexuels problématiques, qui sont des violences sexuelles.</p><p>Donc attention, les comportements sexuels problématiques sont des violences sexuelles, qu’il s’agit de traiter, par l’identification de ce qui a posé problème et suscité le comportement dans l’attitude de l’enfant qui l’exprime.</p><p>Vous vous rappelez que pour une sexualité harmonieuse et l’entrée dans un développement psychosexuel et affectif harmonieux, dans des jeux sexuels exploratoires il n’y a pas de différence d’âge (ou faible), il y a un consentement mutuel, on est dans le partage, c’est un engagement réciproque, avec une notion de confiance et de respect entre les enfants. On peut s’abandonner un peu si cela est plaisant et si l’on souhaite faire plaisir aux autres&nbsp;: pas de culpabilité, ni de peur et éventuellement du désir, avec le souhait des enfants de recommencer. La fonction du parent, c’est-à-dire de l’adulte, est de pouvoir poser les règles et interdits.</p><p>Pour résumer, les comportements sexuels problématiques:</p><ul><li>sont réalisés entre enfants,</li><li>avec des différences d’âge faibles (au maximum de 2 ans pour des enfants de 12 ans), en terme de développement psychosexuel, intellectuel et affectif,</li><li>ne correspondent pas au stade de développement attendu,</li><li>entraînent de la confusion, de la honte et de la culpabilité chez l’enfant,</li><li>le plus souvent, une notion de secret imposé par le plus grand, des menaces, chantage, coercition, parfois un «&nbsp;troc&nbsp;», avec finalement une rétribution, sous la forme d’accès à un jeu, à un téléphone portable,</li><li>des plaisirs physiques pour l’enfant qui réalise le comportement sexuel problématique et qui va l’imposer à l’autre,</li><li>enfin, ce comportement persiste, en dépit des limites imposées par l’adulte.</li></ul><h3>Quand parle-t-on d’agression sexuelle&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Le troisième niveau est l’agression sexuelle&nbsp;incluant&nbsp;:</p><ul><li>une différence d’âge importante,</li><li>un abus, la coercition, la contrainte, la menace, de la violence,</li><li>et cela va susciter directement et indubitablement des sentiments désagréables chez la victime, qui se retrouve, le plus souvent, enfermée dans le secret et l’emprise.</li></ul><p>Il est donc important de bien identifier, en particulier chez l’enfant de moins de 12 ans, ces différents niveaux de compréhension et de lecture clinique, qui évitent finalement de déposer plainte, ou d’amener au commissariat un petit garçon de 8 ans qui est en train de jouer au docteur avec sa petite voisine de 7 ans&nbsp;et qui avaient l’air tous les deux de s’amuser beaucoup.</p><h3>Que faire en cas de doute&nbsp;?&nbsp;</h3><p>En cas de doute, nos collègues anglo-saxons ont développé ce qu’ils appellent le «&nbsp;<a href="https://flagsystem.org/fr/a-propos"><strong>flag-system&nbsp;</strong></a>», composé de&nbsp;:</p><ul><li><strong>6 critères pour identifier le comportement sexuel</strong>&nbsp;<strong>:</strong><ul><li>consentement mutuel,</li><li>réalisé de plein gré, &nbsp;</li><li>participation réciproque sur un pied d’égalité,</li><li>avec un respect de soi, de l’autre,</li><li>adapté au contexte,</li><li>correspondant au stade du développement et à l’âge,</li></ul></li><li><strong>4 couleurs de drapeaux&nbsp;en fonction du comportement :</strong><ul><li>adapté&nbsp;: dans ce cas, c’est vert,</li><li>doute, dans ce cas, c’est jaune,</li><li>inadapté&nbsp;: ici, c’est rouge,</li><li>et enfin, interdit et rédhibitoire&nbsp;: c’est noir.</li></ul></li></ul><p>Ainsi, en fonction de la réponse à la dimension, vert, jaune, rouge ou noir, on va pouvoir tirer le signal d’alerte. Cela est très utile en cas de difficultés, pour justement identifier s’il s’agit d’un comportement sexuel problématique ou non, s’il s’agit d’une violence identifiée ou pas.</p><h2>Qu’en est-il de la sexualité à l’adolescence&nbsp;?&nbsp;</h2><h3>Complexité à l’adolescence de définir les comportements sexuels adaptés ou non&nbsp;:</h3><p>Au moment de l’adolescence, les choses sont nettement plus complexes, puisque l’adolescent est traversé par beaucoup de <i>stimuli</i> internes, mais aussi externes, avec les réseaux sociaux, Internet, qui sont des stimulations digitales, numériques, virtuelles ou augmentées. Ces <i>stimuli</i> augmentent tous ces flux de libido et d’excitation, avec des difficultés pour identifier, de la part du professionnel, des comportements qui seraient harmonieux, voire attendus en fonction de l’âge, des comportements qui nécessiteraient une surveillance, d’autres qui nécessiteraient une intervention et des comportements qui nécessitent obligatoirement un arrêt et la protection de la victime et/ou de l’agresseur.&nbsp;</p><h3>Quels sont les différents types comportements sexuels à l’adolescence&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</h3><h4>Les comportements sexuels harmonieux chez l’adolescent&nbsp;:</h4><p>Les comportements sexuels harmonieux sont le plus souvent sur le plan verbal, des discussions, cela participe aussi des échanges et de la séduction. Aujourd’hui, sur les réseaux, avec son «&nbsp;<i>crush</i>&nbsp;» …, les adolescents vont aller s’afficher. Puis, également, des allusions, des sous-entendus et l’engagement dans une interaction physique, avec contact sexuel. On passe l’étape des <i>nudes</i> et des <i>sextapes</i> et donc relations sexuelles physiques avec contact, dans un consentement mutuel. Encore faut-il le recueillir&nbsp;! Nous en reparlerons également, notamment sur la capacité à consentir et la nécessité de recueillir le consentement du conjoint, avec, aussi, la possibilité pour le sujet, de s’auto-stimuler de manière adaptée dans des lieux, des espaces, des horaires, avec des supports accordés.</p><h4>Les comportements sexuels chez l’adolescent&nbsp;nécessitant une surveillance :</h4><p>Certains comportements nécessitent une surveillance, lorsqu’il y a une notion de violence et de coercition, avec de l’anxiété, associée à l’excitation, qui se repère assez facilement.</p><p>Une surveillance s’impose en cas de violation de l’espace intime des autres&nbsp;: rentrer par exemple dans la salle de bain sans faire attention, de manière intentionnelle, regarder le téléphone portable, voler des images, sont autant de violations de l’espace intime des autres.</p><p>Enfin, la combinaison sexualité-agressivité peut être favorisée par la consommation de certains films porno, qui valorisent des agirs sexuels plutôt agressifs, stéréotypés et sexistes, avec un apprentissage dysfonctionnel de la sexualité réelle, qui participe à la mise en œuvre de ce que certains adolescents ont vu et vont répéter, dans la mise en œuvre, en scène et en acte de leur premier rapport sexuel…</p><p>C’est un peu dommage de rater le premier rapport sexuel, pour essayer de coller à un modèle «&nbsp;stérile&nbsp;» sur le plan fantasmatique et stéréotypé, tel que&nbsp;le plombier qui rentre en indiquant&nbsp;: «&nbsp;Madame, vos tuyaux sont bouchés, on va les déboucher&nbsp;», avec la séquence de fellation, missionnaire, sodomisation… L’adolescent qui va venir coller à ce support normé et normatif, risque des comportements sexuels agressifs, voire, dans un deuxième temps, en niant même l’existence de l’autre, de développer certains troubles de la relation et considérer l’autre uniquement comme un objet sexuel.</p><p>Puis, il existe un certain nombre de comportements où l’on va flirter avec l’exhibitionnisme et le voyeurisme. On va essayer d’aller chercher un peu de contact, sachant que les boîtes de nuit servent également à ça. Un certain nombre de danses très érotisées permettent de se frotter et de favoriser ce type d’échanges. Lorsqu’ils sont inscrits dans les flirts et les contacts sexuels consentis, ce type d’échanges participe des étapes de la séduction, pour aller jusqu’à la relation consommée. Cependant, lorsqu’ils sont réalisés à l’insu de l’autre, ils ne participent en rien dans la relation et au contraire renforcent des comportements agressifs.</p><h4>Les comportements sexuels chez l’adolescent nécessitant des interventions :</h4><p>Ce sont des conversations, des actes d’humiliation, des contacts sexuels non désirés. Dans ce cas, il est extrêmement important de les identifier, autant pour les victimes que pour les agresseurs. Il peut exister également des masturbations compulsives, chroniques, envahissantes, en particulier avec des supports pédopornographiques ou paraphiliques, dont on va reparler plus tard.&nbsp;</p><p>Tout ceci nécessite des interventions et l’aide d’un professionnel de santé. Vous pouvez donc participer à la réduction de la souffrance, associée à une entrée dysfonctionnelle et problématique dans la sexualité chez l’adolescent.</p><h4>Les infractions et les violences caractérisées chez l’adolescent nécessitant une réponse juridique :</h4><p>Ce sont les appels, les insultes, l’exhibitionnisme, les agressions, le viol, le téléchargement d’images pédopornographiques…</p><h2>Le conjoint auteur de violences conjugales&nbsp;:</h2><p>J’évoquais des troubles des interactions qui favorisaient l’apparition de certaines violences. Ici, nous sommes dans le cas particulier des violences conjugales, mais aussi la réalisation de certaines violences sexuelles. Comme indiqué précédemment, 1 femme sur 3 est victime de violences conjugales, quel que soit le type de violences et que tous les 3 jours, 1 femme décède en France sous les coups de son conjoint.</p><h3>Les trois axes d’organisation pathologique de la personnalité&nbsp;:</h3><p>Le conjoint, le plus souvent, présente une organisation pathologique de la personnalité, avec un noyau particulier caractérisé par&nbsp;: déficit d’empathie, égocentrisme, autophilique, autocentré, propension à la manipulation, besoin de domination et l’absence de culpabilité. Cela nous permet de proposer, sur le plan psychopathologique, trois axes d’organisation pathologique de la personnalité, ce que j’appelle les 3P&nbsp;:</p><ul><li>le <strong>paranoïaque</strong>,</li><li>le <strong>pervers</strong>,</li><li>et le <strong>psychopathe</strong>.</li></ul><h4>Qu'est ce qu'un conjoint paranoïaque ?</h4><p>Il se caractérise par une psychorigidité, une surestimation de lui-même, une grande propension à la méfiance, à la réticence, une fausseté du jugement. Il ne délire pas, il est simplement organisé sur ces modalités de fonctionnement et va considérer que l’autre lui appartient, ce qui favorise des interactions très pathologiques de domination/soumission, avec, lorsqu’il y a un risque de séparation, le passage à l’acte. Dans ce cas, le paranoïaque va tuer celui qui menaçait de se séparer et se suicider dans le même mouvement, pour pouvoir justement rester unifié pour l’éternité dans la relation de couple, car il n’aurait pu survivre à l’amputation.</p><p>Dit d’une autre manière, le paranoïaque considère que l’autre est son propre prolongement et lorsqu’il envisage le risque d’une séparation, ce serait une amputation à laquelle il ne pourrait pas survivre et il va donc penser le suicide comme moyen d’éviter cette amputation, suicide aux confins du soi, la limite de ce qui lui appartient. Cela permet également à ce paranoïaque auteur de violences conjugales, de tuer les enfants, le chien, la femme, mettre le feu à la maison qu’il a construite et de se suicider. C’est ce que j’appelle un égocide, c’est-à-dire un suicide aux confins du soi, au cours duquel le sujet va emporter avec lui ce qu’il pense être son propre prolongement.</p><h4>Qu'est-ce qu'un&nbsp;conjoint psychopathe ?</h4><p>Ce «&nbsp;diagnostic&nbsp;» renvoie à un référentiel psychopathologique (j’insiste), un fonctionnement du sujet. Il n’y a pas de diagnostic de psychopathie à proprement parler dans la nosographie psychiatrique, mais des troubles de la personnalité de types antisociale ou dysociale. Pour la psychopathie, on utilise l’échelle de Hare révisée ou PCL-R, qui permet d’évaluer 4 dimensions, avec un score et un cut-off (seuil) pour la psychopathie.</p><p>On identifie une impulsivité, une intolérance à la frustration, des agirs violents très impulsifs et non contrôlés, un détachement émotionnel, avec de la froideur affective et une propension à l’agressivité. En effet, les interactions sont agressives, <i>adgressere</i> en latin signifiant «&nbsp;aller porter atteinte à&nbsp;». Le psychopathe va effectivement agir, pour se saisir de ce dont il a envie ou besoin, dans le cadre d’une intolérance à la frustration, pour prendre ici et maintenant ce dont il a envie, y compris une relation sexuelle.</p><h4>Qu'est-ce qu'un conjoint pervers ?</h4><p>Ce dernier, avec ce détachement, cette froideur émotionnelle, utilise autrui comme moyen systématique, opérationnel et fonctionnel, d’aller interagir avec des tiers, dans une interaction (et non une relation) au cours de laquelle le sujet-victime est réduit à l’état d’objet. Ça c’est la jouissance du pervers, le contrat pervers&nbsp;et, dans les perversions sexuelles, lorsque le sujet n’existe plus que comme objet de jouissance et de plaisir génital et sexuel, on va considérer qu’il s’agit de perversion sexuelle.</p><h3>Et les victimes dans tout ça, comment peuvent-elles s’en sortir&nbsp;?</h3><p>Cela présente une très grande difficulté pour les victimes, de s’extraire de cette tyrannie de la personnalité pathologique ou de ces organisations pathologiques de personnalité. Les victimes sont réduites au silence, pour des raisons différentes, dans la terreur du paranoïaque, la menace du psychopathe ou la violence déjà subie et pour éviter la répétition et/ou l’emprise du pervers. &nbsp;&nbsp;</p><p>Dans ces organisations de personnalité, la victime est le plus souvent réduite au silence et c’est la raison pour laquelle il faut absolument aller chercher de manière proactive à la fois leur souffrance et leur parole, être en capacité de les recevoir, de les entendre et de les protéger.&nbsp;</p><h2>Les troubles paraphiliques&nbsp;:</h2><p>On évoquait le contrat pervers, ce qui, sur le plan nosographique, nous renvoie aux troubles paraphiliques, qui apparaissent dans les années 80 dans les classifications des maladies mentales, en particulier la classification américaine. Au moment où la perversion disparaît des classifications, apparaissent les paraphilies, puis, les troubles paraphiliques dans la 5<sup>ème</sup> version du DSM, qui renvoie, dans l’étymologie, à <i>para</i>, côté, <i>philos</i>, qui aime. Les paraphilies sont l’ensemble des personnes qui aiment «&nbsp;à côté de la plaque&nbsp;», ou de la «&nbsp;mauvaise&nbsp;» manière, c’est-à-dire dans une perspective qui favorise de la souffrance et de la violence.</p><h3>Quels sont les troubles paraphiliques&nbsp;?</h3><p>Dans les troubles paraphiliques, on va considérer, par exemple, à partir de la CIM (Classification Internationale des Maladies) de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) [nous en sommes à la 11<sup>ème</sup> version aujourd’hui], que les troubles paraphiliques sont l’ensemble des troubles sexuels, caractérisés par la présence de fantasmes, ou de pratique déviantes, inhabituelles ou étranges et susceptibles de perturber les relations à autrui.</p><p>Ces comportements/pratiques sont à l’origine d’une souffrance significative, ou d’une perturbation significative du fonctionnement du sujet. Là aussi, la définition&nbsp;est très précise, il faut être âgé de plus de 15 ans, avoir terminé son développement psychosexuel et affectif sur le plan psychopathologique et que ces troubles durent depuis plus de 6 mois, sans atteinte somatique ou organique. Il s’agit d’une impulsion, persistante et incontrôlable, qui peut impliquer 3 niveaux&nbsp;:</p><ul><li>soit des objets inanimés, on parlera alors de fétichisme, ou de transvestisme fétichiste, le fait de s’habiller avec les attributs vestimentaires du sexe opposé,</li><li>de l’humiliation ou de la douleur, on parlera alors de sadomasochisme,</li><li>des enfants ou des partenaires non consentants, dans l’incapacité de consentir, du fait de leur développement. On parlera alors de pédophilie ou de frotteurisme.</li></ul><p>Par exemple, le sadomasochisme est une forme de violence sexuelle, théoriquement consentie, interpersonnelle et partagée. Donc, toute violence, en particulier si elle est sexuelle et érotisée, n’est pas une infraction. Le sadomasochisme n’est pas une infraction. Toute la question du consentement se rejoue en permanence.</p><h3>Un sujet qui agresse sexuellement un mineur présente-il forcément un trouble pédophilique&nbsp;?</h3><p>En revanche, un sujet qui agresse sexuellement un mineur ne présente pas forcément un trouble pédophilique, c’est-à-dire une attirance sexuelle exclusive, permanente, ou même partielle pour des enfants pré-pubères. Il existe un certain nombre d’agresseurs pédo-sexuels qui ne présentent pas de préférence sexuelle pour des mineurs et agissent plutôt par opportunité sur une victime mineure.</p><h3>A contrario, un sujet souffrant d’un trouble pédophilique&nbsp;commettra-t-il forcément une infraction avec violences sexuelles sur mineur ?</h3><p>En d’autres termes, cela signifie que lorsqu’on souffre d’un trouble pédophilique, on ne va pas forcément commettre une infraction avec des violences sexuelles sur mineurs et, à l’inverse, lorsqu’on a agressé sexuellement un mineur, on n’est pas forcément atteint d’un trouble pédophilique ou en souffrance avec sa préférence sexuelle.</p><p>Au niveau des statistiques, les études montrent qu’entre 50 et 80 % des agresseurs pédo-sexuels présentent des caractéristiques cliniques, diagnostiques du trouble pédophilique.</p><p>A l’inverse, chez des personnes présentant des troubles pédophiliques, on observe aujourd’hui de plus en plus de personnes qui revendiquent éventuellement une attirance sexuelle pour des mineurs. Cette attirance, plus ou moins symptomatique, est à l’origine d’une souffrance, on parle alors de pédophilie égodystonique et surtout, ces sujets pédophiles «&nbsp;abstinents&nbsp;» s’engagent à ne jamais commettre d’infraction, ni consulter d’images pédopornographiques et ne jamais agresser sexuellement un enfant.</p><h2>Comment éviter de développer des comportements sexuels préjudiciables pour les victimes&nbsp;?</h2><p>Comment faire pour que ces personnes, à partir de l’entrée dans la sexualité, à partir d’un trouble des interactions sociales, à partir d’un risque de trouble paraphilique, évitent de développer des comportements sexuels qui vont par la suite porter préjudice à des victimes&nbsp;?</p><h3>Les trois grands pôles autour de la prévention&nbsp;: promotion en santé, éducation et en santé et prévention en santé&nbsp;:</h3><p>Aujourd’hui, on parle de 3 grands pôles autour de la prévention&nbsp;:</p><ul><li>la <strong>«&nbsp;promotion en santé&nbsp;»</strong>, quand on cible de manière très générale l’ensemble de la population, on va apporter de l’information, de la sensibilisation. La promotion en santé est utilisée par exemple sur les maladies sexuellement transmissibles, la contraception, la sexualité,</li><li>lorsqu’on délivre des outils aux personnes pour les aider à rester, être ou devenir en bonne santé, on va parler d’<strong>éducation à la santé</strong>. On pourra parler d’éducation positive, de vie affective et sexuelle, pour envisager franchir ces différentes étapes du développement psychosexuel et affectif, afin de parvenir à une sexualité sympathique, harmonieuse et partagée,</li><li>&nbsp;et, avec le dernier item, la <strong>prévention en santé</strong>. Elle concerne les interventions qui permettent d’éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de maladies.</li></ul><h3>Quels sont les niveaux de prévention en santé&nbsp;:</h3><p>Les niveaux de prévention en santé sont&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>prévention primaire</strong>, qui empêche l’apparition de symptômes. C’est une prévention universelle, en population générale. La vaccination est une prévention primaire. Prenons le cas de la vaccination contre la poliomyélite, on vaccine tout le monde dès la naissance et ainsi on prévient l’apparition de la maladie. Le problème, c’est qu’il est impossible de vacciner contre la bêtise ou la violence, il va donc falloir envisager une autre prévention,</li><li>La <strong>prévention secondaire</strong>, qui consiste à empêcher que les symptômes ne deviennent chroniques et ne décompensent. Ce sont par exemple les personnes attirées sexuellement par des mineurs, souffrant de troubles pédophiliques, on parlera alors de prévention ciblée, pour les aider soit à faire évoluer leurs préférences sexuelles, pour aller vers une sexualité entre personnes en capacité à consentir, soit pour leur donner les moyens de ne jamais réaliser d’infraction, ou d’agression, tout en maintenant un ilot de fantasmes de types pédophiles,</li><li>puis, la <strong>prévention tertiaire</strong>, qui vient empêcher les complications, les rechutes, les comorbidités qui peuvent être associées. Cela concerne tant les victimes que les auteurs de violences. Lorsqu’il y a eu des dégâts, il faut en limiter les conséquences,</li><li>enfin, peu envisagée en France, mais qui a été identifiée depuis longtemps par nos collègues anglo-saxons, la <strong>prévention quaternaire</strong>, qui va cibler les organisations humaines qui favorisent l’émergence et la répétition des violences. &nbsp;Vous avez tous entendu parler des violences sexuelles dans l’Eglise, dans le Sport, l’Education Nationale… il existe des organisations humaines qui favorisent la réalisation de ces violences, comme c’est le cas par exemple dans des organisations verticales et pyramidales, avec des moyens d’isoler les victimes, de contenir le secret, voire de protéger certains agresseurs.</li></ul><h3>Comment travailler en prévention et éviter&nbsp;que n’adviennent des violences&nbsp;: le projet BOAT® &nbsp;</h3><p>C’est la question que nous nous sommes posée au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier à partir de 2009-2010&nbsp;: prévenir, afin d’éviter la survenue des violences subies ou agies. Nous avons donc monté ce projet de prévention, qui s’adresse à tous les professionnels exerçant auprès de mineurs âgés de 5 à 18 ans.</p><p>Nous avons souhaité créer une boîte à outils de prévention, qui soit&nbsp;:</p><ul><li>structurée en fonction des étapes du développement psychosexuel et affectif de l’enfant, dont j’ai parlé tout à l’heure dans la première partie de mon intervention,</li><li>facile d’utilisation, ne nécessitant pas d’équipement particulier&nbsp;: papier, crayon et un peu de créativité et facilement adaptable à l’environnement d’intervention des professionnels</li><li>utilisable en toute circonstance&nbsp;:<ul><li>soit de manière occasionnelle, ponctuelle&nbsp;: par exemple, la semaine prochaine, nous allons faire une petite intervention sur les compétences psychosociales chez les 7-8 ans, pour renforcer la maîtrise de soi,</li><li>soit de manière intégrée à un programme de prévention : &nbsp;par exemple, nous sommes sur un établissement, école promotrice de santé et je souhaite déployer des outils spécifiques de développement des compétences psychosociales. Cela est tout à fait possible grâce à la BOAT®, en utilisant, de manière répétée, graduée, sur une période de 13 ans (entre 5 et 18 ans).</li></ul></li><li>basée sur des preuves&nbsp;: recensement de tous les outils francophones existants, accessibles et disponibles, mais aussi évalués et validés.</li></ul><p>Ainsi, notre BOAT®, BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste a été structurée et basée sur des preuves évaluées pour chaque intervention.</p><p>Nous avons souhaité que cette BOAT®&nbsp;:</p><ul><li>propose des interventions de prévention primaire, avant que n’arrive un «&nbsp;accident&nbsp;», mais aussi secondaire et tertiaire, de toutes les violences à caractère sexuel et sexiste,</li><li>implique tous les professionnels exerçant auprès d’enfants et d’adolescents, mais aussi en périphérie les parents, avec l’implication nécessaire de tous les adultes qui gravitent autour des enfants.</li></ul><h4>Comment la BOAT® a-t-elle été structurée sur le plan méthodologique&nbsp;?</h4><p>Sur le plan méthodologique, comme je vous l’indiquais précédemment, nous avons&nbsp;:</p><ul><li>réalisé un inventaire de tous les outils francophones existants, qui a duré environ 1 an. Près de 800 outils ont été identifiés, nous étions après l’affaire Dutroux, pour laquelle nos amis belges avaient beaucoup travaillé, mais aussi nos collègues suisses et canadiens. Ces derniers étaient très en avance en matière de prévention dans les années 90-2000. Nous avions constaté également que des collègues francophones africains avaient développé des outils intéressants et pertinents,</li><li>sélectionné et validé, par la suite, ces différents outils au sein d’un groupe d’experts pendant environ 2 ans, le Comité de Réflexion Outils de Prévention (CROP), qui se réunissait tous les mois,</li><li>structuré la BOAT® en 4 tranches d’âges identifiées, avec 5 thématiques pertinentes pour renforcer les facteurs de protection et réduire les facteurs de risques de violences à caractère sexuel et/ou sexiste,</li><li>infographié la BOAT®, afin qu’elle devienne une mallette de 3,9 kg,</li><li>mis en place une formation, pour en avoir une utilisation optimale,</li><li>juste avant la période COVID-19, cela «&nbsp;tombait bien&nbsp;», des supports numériques ont été mis en place, pour favoriser le processus de diffusion, ce que l’extracteur d’innovation du CHU appellerait le «&nbsp;processus d’industrialisation&nbsp;»,</li><li>créé un «&nbsp;serious-game&nbsp;», un jeu de l’oie, avec notre icône, Caroline, qui grandit et va rencontrer des évènements de vie qu’il va falloir gérer avec elle. L’idée est de pouvoir l’accompagner dans des choix plus ou moins compliqués.</li></ul><h4>Comment identifier une fiche d’intervention BOAT® en adéquation avec une thématique, par tranche d’âge&nbsp;?</h4><p>Nous avons créé un «&nbsp;tableau synoptique&nbsp;», qui fait office dirais-je de menu, composé des 5 thématiques pertinentes identifiées, décomposées en sous-thématiques&nbsp;:</p><ul><li>les compétences psychosociales (12 sous-thématiques),</li><li>respect et différences (5 sous-thématiques),</li><li>relation et sexualité (7 sous-thématiques),</li><li>du virtuel au réel (3 sous-thématiques),</li><li>compréhension et respect de la loi (7 sous-thématiques).</li></ul><p>Chaque sous-thématique est découpée par tranches d’âges identifiées (les 5-7, 8-10, 11-13 et 14-18 ans).</p><p>Cela signifie que si je souhaite travailler sur la thématique du consentement, chez des pré-adolescents (11-13 ans), je vais dans ma sous thématique «&nbsp;consentement&nbsp;», 11-13 ans, j’ai ici une fiche, la 96, nommée «&nbsp;consentante ou pas vraiment&nbsp;», qui va me proposer une activité spécifique, identifiée et validée pour pouvoir réduire le risque de violence et renforcer les facteurs de protection autour de la question du consentement.</p><p>C’est donc relativement simple, mais comme tous les outils efficaces, cela nécessite d’en maîtriser les potentialités, car c’est une sorte de couteau-suisse, qui peut blesser, raison pour laquelle il est indispensable de se former. Comme vous avez pu le voir pour cette fiche 96, il y a un petit pictogramme «&nbsp;attention danger&nbsp;», certaines interventions favorisent la révélation de violences déjà subies ou agies et c’est la raison pour laquelle, dans la formation, nous allons également donner les outils permettant de gérer une révélation de violences au cours de l’intervention.</p><h4>Comment est structurée une fiche d’intervention BOAT®&nbsp;?</h4><p>Chaque fiche d’intervention BOAT® est structurée sous la forme d’une «&nbsp;recette de cuisine&nbsp;» comprenant le titre, la thématique, la sous-thématique, le déroulement, le temps nécessaire, le numéro de la fiche, le nom de celle-ci…</p><p>Prenons comme exemple la fiche n°1, nommée «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», qui permet de travailler avec les 5-7 ans sur la thématique de la connaissance de soi, qui est une compétence psychosociale. Les objectifs de l’activité sont énumérés, ainsi que les étapes (le déroulement), avec à la fin une conclusion afin de clôturer l’activité.</p><p>Toutes les fiches sont très structurées et finalement assez faciles à intégrer et à s’approprier, pour pouvoir les mettre en œuvre dans son environnement professionnel. &nbsp;</p><h4>Comment chaque fiche d’intervention BOAT®&nbsp;a été et va être évaluée ?</h4><p>Chaque fiche d’intervention BOAT® a été évaluée, dans la tranche d’âge et la sous-thématique, en terme&nbsp;:</p><ul><li>d’acceptabilité,</li><li>de faisabilité,</li><li>et d’efficacité.</li></ul><p>Aujourd’hui, nous mettons en place des études d’évaluation sur des échelles plus importantes, avec une recherche multicentrique nationale, dans les collèges défavorisés ou très défavorisés pour pouvoir comparer, entre des collèges qui utilisent la BOAT® et d’autres qui ne l’utilisent pas, le nombre d’incident, appelés des faits d’établissement, qui passent ou non en conseil de discipline.</p><p>Nous allons donc ainsi essayer d’évaluer les effets de la BOAT® sur la réduction de l’incidence et la prévalence des violences.</p><h4>Quelles sont les ressources du projet BOAT® à ce jour, en 2023 ?</h4><p>A ce jour, les ressources du projet BOAT® sont composées de&nbsp;:</p><ul><li>une mallette d’intervention (papier ou dématérialisée),&nbsp; composée de 134 fiches activités, un plateau de jeu, un guide animateur et parent, des protocoles, un glossaire et un tableau synoptique,</li><li>un cloud contenant l’ensemble des ressources numériques qui sont proposées sur ouverture de droits après chaque formation,</li><li>un site Internet,</li><li>des formations sur différentes modalités&nbsp;:<ul><li>utilisateur sous 3 formats différents&nbsp;: en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/7/formation-a-lutilisation-de-la-boat-en-presentiel">présentiel</a>, en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/13/formation-a-lutilisation-de-la-boat-en-blended-learning">blended-learning</a> et en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/16/classroom-virtuelle-de-la-formation-a-la-boat-en-100-digital">100 % digital</a>,</li><li><a href="https://boat-concept.upility.com/products/11/formation-de-formateur-a-la-boat-en-presentiel">formateur labellisé BOAT®,</a> pour former à l’utilisation de l’outil,</li><li>chaque trimestre, des <a href="https://boat-concept.upility.com/products/21/session-trimestrielle-dinter-visio-incluse-dans-la-formation-a-lutilisation-de-la-boat">inter-visios</a> sont proposées pour favoriser les échanges et les interventions de tous les acteurs de prévention BOAT®,</li><li>de recyclage annuelles, en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/19/session-annuelle-de-recyclage-a-la-boat-en-presentiel">présentiel</a> ou en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/20/session-annuelle-de-recyclage-a-la-boat-en-distanciel">visioconférence</a>.</li></ul></li><li>de la collaboration autour des formations et de la traduction de l’outil, notamment avec l’Université de Beyrouth pour la traduction en langue et culture arabe,</li><li>une newsletter trimestrielle.</li></ul><h4>En résumé, que permet la BOAT® ?</h4><p>La BOAT® permet de mettre en œuvre des interventions et actions de prévention, mais aussi, comme vous l’aurez vu et compris, de faciliter le dépistage de situations de violences déjà subies ou agies, ce qui favorise une forme de prévention secondaire ou tertiaire. En sachant que lorsqu’on intervient dans un groupe de 30 enfants, 4-5 ont déjà eu des problèmes et 1-2 qui ont déjà subi des violences à caractère sexuel et sexiste&nbsp;!</p><h2>Pour conclure, le maître-mot pour éviter les faits de violences sexuelles&nbsp;: la prévention et l’implication de tous les adultes&nbsp;!</h2><p>Pour conclure, je rappelle que tous les adultes sont des acteurs pouvant agir en matière de prévention, c’est-à-dire à la réduction de cette morbidité, de cette charge de santé mentale et de santé publique, autour de la question des violences, en particulier sexuelles.</p><p>Les violences sexuelles sur mineurs sont particulièrement mortifères et favorisent l’apparition de tous les troubles psychiatriques, y compris des troubles de la relation et la réalisation et la répétition d’un certain nombre de violences, qu’elles soient dans le couple et génitalisées, sexualisées.</p><h3>Dépister le plus tôt possible&nbsp;et accompagner vers une sexualité positive :</h3><p>Il n’y a pas de déterminisme, mais avec l’idée de pouvoir dépister le plus tôt possible et d’accompagner des trajectoires vers un développement harmonieux et une sexualité positive, qui participe à l’équilibre du sujet, plutôt qu’à sa souffrance et son déséquilibre, avec une importance autour du dépistage le plus précoce possible, en étant en capacité de recevoir, écouter, entendre, à la fois la parole des victimes, mais aussi les agirs des agresseurs et des auteurs.</p><h3>Problème à prendre dans son ensemble&nbsp;: victimes, auteurs et environnement&nbsp;:</h3><p>Il nous faut donc considérer le problème dans son ensemble, à la fois du côté des victimes, mais aussi des agresseurs et parfois de certains systèmes pathogènes en terme de prévention quaternaire. Je parlais d’organisation humaine, en citant l’exemple de l’Eglise, mais la famille peut être une organisation pathogène, avec un climat incestueux ou incestuel, qui favorise l’émergence et la répétition de certaines violences. D’où l’idée d’un dépistage qui soit le plus précoce possible, pour protéger, traiter, accompagner et, de ce fait, permettre de réduire la souffrance. Il existe un lien évident entre les violences sexuelles subies et les violences sexuelles agies, il ne s’agit pas d’opposer victimes et agresseurs, mais de pouvoir traiter l’ensemble du problème le plus tôt possible, avec le besoin de développer des synergies complémentaires et efficientes, chacun à sa place, afin que nous puissions être efficaces ensemble.</p><h3>Une personne souffrant de troubles pédophiliques n’est pas responsable de ses fantasmes, mais de ses agirs&nbsp;:</h3><p>Vous vous rappelez que le trouble psychiatrique, paraphilique, est quelque chose de l’ordre de la souffrance individuelle. Une personne qui souffre d’un trouble pédophilique, n’est pas responsable de ses fantasmes mais de ses agirs, en particulier violents et sexuels, avec une notion dirais-je de vulnérabilité sociale et collective, puisqu’il existe à ce jour une difficulté à pouvoir identifier des étapes de développement, ou des frontières entre l’enfance, l’adolescence et le monde adulte. On observe aussi un certain nombre d’adultes qui se revendiquent eux-mêmes comme de grands enfants et qui seraient restés ainsi fixés dans une sexualité infantile, avec une confusion entre le virtuel, le réel et l’actuel, puis, une évolution des supports dans l’entrée dans la sexualité, qui est parfois inscrite, de manière normative dans un apprentissage dysfonctionnel, à travers la consommation pornographique, en particulier précoce (trop tôt pour les capacités de mentalisation du sujet).</p><h3>Responsabilité de tous les professionnels en matière d’accompagnement à la sexualité, mais aussi de dépistage et signalement si nécessaire&nbsp;:</h3><p>Nous avons tous, en tant que professionnels, une responsabilité dans l’accompagnement positif et non violent à la sexualité, sans effraction dans la psyché, le narcissisme et l’histoire d’un sujet, sans angoisse (ce qui nécessite d’être soi-même au clair avec sa propre sexualité, sa propre histoire), dans le respect du sujet et en fonction de ses capacités, de ses compétences et de ses aptitudes. Le dépistage et le signalement sont de notre responsabilité en cas de nécessité, en fonction de chaque situation. Le soin fait partie des solutions, pour tout le monde, à la fois pour des victimes de violences et pour les agresseurs, mais aussi pour des personnes souffrant de troubles paraphiliques, c’est-à-dire non agresseurs et non victimes. Enfin, un screening clinique complet doit être couplé dans certaines circonstances, au screening ou monitoring criminologique pour pouvoir agir.</p><p class="encadre">Merci beaucoup pour votre attention, vous <strong>pouvez </strong><a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/"><strong>cliquer ici</strong></a><strong> afin d’accéder au site Internet de la BOAT®</strong>, nous pouvons également <strong>répondre à vos questions par mail </strong>à <a href="#" data-mailto-token="nbjmup+tfd.CPBUAdiv.npouqfmmjfs/gs" data-mailto-vector="1">sec-BOAT@chu-montpellier.fr</a> .</p><h2>Voici quelques adresses de sites Internet qui pourraient vous être utiles :&nbsp;</h2><p>•<a href="https://facealinceste.fr">https://facealinceste.fr</a>&nbsp;</p><p>•<a href="http://www.artaas.org">http://www.artaas.org</a>&nbsp;</p><p>•<a href="http://www.aius.fr/v2/">http://www.aius.fr/v2/</a></p><p>•<a href="http://pedo.help/fr/documentaire/">http://pedo.help/fr/documentaire/</a></p><p>•<a href="http://www.ffcriavs.org/">www.ffcriavs.org</a></p><p>•<a href="http://www.justicerestaurative.org/">http://www.justicerestaurative.org</a></p><h2>Et également, de la bibliographie :&nbsp;</h2><p>•<strong>BALIER C.</strong> – <i>Psychanalyse des comportements sexuels violents</i> – Le fil rouge, PUF, Paris, 1996.</p><p>•<strong>BALTIERI DA, ANDRADE AG</strong>. - <i>Comparing serial and nonserial sexual offenders: alcohol and street drug consumption, impulsiveness and history of sexual abuse </i>- <i>Rev Bras Psiquiatr</i>. 2008 Mar;30(1):25-31.</p><p>•<strong>CIAVALDINI A. &amp; BALIER C</strong> – <i>Agressions sexuelles: pathologies, suivis thérapeutiques et cadre judiciaire</i> – Masson, 2000.</p><p>•<strong>COUTANCEAU R. &amp; SMITH J. </strong>– <i>victimes et auteurs d’agressions sexuelles</i> – Dunod, 2010.</p><p>•<strong>FERENCZI S.</strong><i>, La confusion de langue entre les adultes et l’enfant, Poche 2004.</i></p><p>•<strong>HAS (Haute Autorité de Santé), </strong>recommandations de bonne pratique&nbsp;– <i>Prise en charge des auteurs d’agression sexuelle à l’encontre des mineurs de moins de 15 ans</i> – juillet 2009.</p><p>•<strong>LACAMBRE M, BODKIN W, COURTET Ph</strong>, <i>Les Violences Sexuelles&nbsp;: nouvelles expressions, nouvelles interventions</i>, Ed. Lavoisier Médecine Sciences, 2019.</p><p>•<strong>PARRY CJ, LINDSAY WR</strong>. - <i>Impulsiveness as a factor in sexual offending by people with mild intellectual disability -</i><i>J Intellect Disabil Res</i>. 2003 Sep;47(Pt 6):483-7.</p><p>•<strong>PHAM T.H</strong> – <i>L'évaluation diagnostique des agresseurs sexuels</i> &nbsp;– 2006.</p><p>•<strong>SCHMUCKER M., LÖSEL F. </strong>– <i>Does</i><i>sexual</i><i>offender</i><i>treatment</i><i>work&nbsp;? A systematic</i><i>review of outcome</i><i>evaluations</i> – Psychothema 2008. Vol 20, n°1, pp 10-19.</p><p>•<strong>THIBAUT F. et al, WFSBP </strong>– <i>Guidelines for the biological</i><i>treatment of paraphilias</i> – The World Journal of Biological Psychiatry, 2010&nbsp;; 11&nbsp;:604-655.</p><p>•<strong>WARD T, BEECH A</strong>, - <i>An integrated theory of sexual offending</i> - Agression and Violent Behavior 11 (2006) 44-63.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Plus de 3000 personnes ont assisté au e-sommet de la Santé Sexuelle 2023, organisé sur trois jours par le binôme de Sexoblogue, Catherine TROADEC et Arnaud ZELER, du 5 au 7 juin 2023.<br /><br />Vous pouvez retrouver ci-dessous la vidéo, ainsi que la retranscription textuelle : </p><p><strong>Cliquez sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo</strong></p><p><a href="/fileadmin/Minisites/BOAT/Agenda-actualites/Sommet-sant%C3%A9-sexuelle-Sexoblogue-logo-seul.png" class="fancyboxGalerie" data-fancybox="gallery-id-" data-caption><img src="/fileadmin/Minisites/BOAT/Agenda-actualites/Sommet-sant%C3%A9-sexuelle-Sexoblogue-logo-seul.png" width="450" height="131" title alt style></a></p><p>Le sommet 2023 a abordé une thématique par jour, avec des experts nationaux&nbsp;: éducation sexuelle, prévention et soin.</p><p>Dans le cadre de la journée sur la thématique de la prévention, le projet de prévention BOAT® a été présenté et a suscité un intérêt majeur pour les participants, qui cherchaient des outils efficients et pragmatiques pour aborder la prévention en matière de violences sexuelles et sexistes.</p><h2>Les violences sexuelles et conjugales sont-elles vraiment radicalement opposées&nbsp;?</h2><p>L’idée de cette intervention est de développer des grandes notions et, surtout, les moyens de pouvoir prévenir, c’est-à-dire peut-être réduire les conséquences ou le risque que l’incident ne se produise. L’objet de cette vidéo est d’aborder la question et les enjeux autour de la prévention contre les violences sexuelles et conjugales.</p><p>Nous pourrions penser qu’il y a deux champs radicalement opposés entre violences sexuelles et conjugales, mais, malheureusement, dans les pathologies du lien et de la relation, cela se rejoue dans la question du couple, de manière aigüe, voire jusqu’au décès. En effet, tous les deux jours et demi, une femme décède et un homme tous les trente jours environ, suite aux violences de son conjoint. Lorsque le conjoint tue, on parle d’uxoricide (étymologiquement, le meurtre du conjoint) et, dans 40 % des cas environ, ce dernier va tenter de se suicider (ce qui arrivera en finalité dans 20 à 30 % des cas), avec d’importantes différences selon l’âge.</p><p>Nous allons aborder des notions complexes, dans des <i>continuums</i>, autour de violences parfois dirigées contre soi, contre les autres ou dans des pathologies du lien, où la violence se déplace sur un tiers, après qu’elle ait débordé le sujet.</p><p>Quand on parle de sexe, de sexualité, de parentalité, de genre et d’identité, cela convoque toutes ces notions, dans ce nuage de mots, avec, malgré tout, des choses très intéressantes et positives.</p><p>Mon discours est la plupart du temps positif, autour des enjeux pour, par, à travers et au service de la sexualité. Effectivement, le sexe et la sexualité peuvent être des choses plutôt sympathiques, à partager, à condition de les faire avec des personnes en capacité à consentir et consentantes. C’est un enjeu à partir duquel on va pouvoir accéder, avec le patient, quels que soient sa situation, son handicap ou sa difficulté. Cela signifie que l’un des enjeux est de pouvoir identifier ce qui fait obstacle, levier, ou qui nécessite pour le sujet d’exercer une contrainte sur un tiers, afin de pouvoir proposer de nouveaux aménagements, de nouveaux fonctionnements. Canguilhem disait «&nbsp;qu’<i>aucune guérison n'est retour</i>&nbsp;à l'innocence&nbsp;<i>biologique. </i>Guérir, c’est se donner de nouvelles normes de vie, parfois supérieures aux anciennes&nbsp;<i>»</i> et c’est particulier vrai en matière de sexualité. Il y a un enjeu fort pour pouvoir proposer un nouveau référentiel à des sujets en souffrance, afin qu’ils puissent investir et s’engager dans des interactions sexuelles, érotisées, interpersonnelles, sympathiques et bienveillantes, qui participent au développement du sujet.</p><p>Le développement est en enjeu majeur autour de la question de l’accès à la sexualité, le développement psychosexuel et affectif du sujet, en sachant que les adolescents aujourd’hui et les grands enfants sont très stimulés, très exposés. En particulier à travers les médias, Internet et les réseaux sociaux, ces jeunes personnes sont confrontées à beaucoup de notions, sans avoir les capacités de les mentaliser, les métaboliser et cela favorise l’apparition de certains comportements, que nous allons aborder&nbsp;: violents, sexuels problématiques, jusqu’à des agressions.</p><p>Je suis déjà en train d’énumérer un certain nombre d’éléments du contexte, pour pouvoir ensuite vous décliner les définitions pour des violences sexuelles, conjugales, et des interventions de prévention en fonction des types et des objectifs de prévention.</p><p>On va voir que l’on peut tout à fait identifier certaines sous-catégories de population, pour cibler certaines interventions de prévention.</p><p>Enfin, je vous présenterai le projet de prévention BOAT®, dont je suis à l’initiative, mais dont je ne suis pas le créateur, car ce projet est collectif. Quand on travaille à plusieurs, on va plus loin et ce projet a mobilisé beaucoup de ressources locales, régionales et aujourd’hui à l’international, pour proposer des ressources autour de la prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><h2>Quelles sont les conséquences des violences sexuelles&nbsp;?</h2><h3>Conséquences particulièrement délétères durant l’enfance et à l’âge adulte&nbsp;:</h3><p>Selon les sources relayées par l’UNICEF, &nbsp;à partir des données recueillies par «&nbsp;l’Association mémoire traumatique et victimologie&nbsp;»,<i></i>dans son enquête nationale de mars 2015 auprès des victimes <a href="https://www.memoiretraumatique.org/assets/files/v1/campagne2015/2015-Rapport-enquete-AMTV.pdf"><i>impact des violences sexuelles à l’âge adulte</i></a>, les violences sexuelles, lorsqu’elles sont subies jeunes, entraînent des conséquences particulièrement morbides et mortifères lors du développement de l’enfant et, à l’âge adulte, l’apparition de troubles psychiatriques. Les violences sexuelles entraînent une augmentation du risque relatif de développer tous les troubles psychiatriques, en particulier, lorsqu’elles sont subies jeunes et répétées. J’insiste&nbsp;: tous les troubles psychiatriques&nbsp;! L’anorexie, la dépression, les troubles anxieux, les addictions, les troubles dissociatifs, jusqu’à la schizophrénie, qui est une psychose chronique, dont le risque relatif est multiplié par deux lorsqu’on a été victime de violences sexuelles durant l’enfance.</p><h3>Que signifie la violence sexuelle et quelles en sont les victimes&nbsp;?</h3><p>Si, en tant que psychiatre, je souhaite avoir moins de travail, il faut que je puisse agir de manière efficace sur la réduction de l’incidence et de la prévalence de ces violences à caractère sexuel. Les violences sexuelles ont été définies depuis maintenant plus de 20 ans, par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans une définition très large englobant à la fois des actes, mais aussi des commentaires, des avances, des comportements, qui sont commis par une personne, sur une autre, qui sera une victime. Malheureusement, les victimes sont d’abord les enfants et, en particulier, de sexe féminin (enfants ou adultes). Autre notion importante, dans l’abord des violences et en particulier des violences sexuelles, on priorise toujours l’évaluation et le dépistage de la victime pour la protéger, mais on traite également toujours la question de l’agresseur et de l’auteur, sinon, nous n’aurions traité que la moitié du problème, avec des personnes qui vont se déplacer et renouveler les comportements problématiques et violents et ainsi, faire de nouvelles victimes.</p><h2>S’occuper des violences, c’est traiter le <i>continuum</i> victime/auteur</h2><p>Il faut savoir que les victimes de violences sexuelles subies à un âge jeune ont un risque augmenté de subir de nouvelles violences sexuelles, donc un risque de sur-victimisation, mais également un risque augmenté de transition, en basculant du côté «&nbsp;obscur de la force&nbsp;», c’est-à-dire du côté de l’agresseur, pour diverses raisons psychopathologiques.</p><h3>Les agresseurs sexuels ont eux-mêmes fréquemment subi des violences sexuelles au même âge que leur victime&nbsp;:</h3><p>Donc attention, les agresseurs sexuels ont eux-mêmes été fréquemment victimes de violences sexuelles. Dans les violences pédo-sexuelles&nbsp;:</p><ul><li>environ 1 agresseur sur 3 de sexe masculin a subi des violences sexuelles au même âge que sa propre victime,</li><li>environ 90 % des agresseurs de sexe féminin ont elles-mêmes subi des violences sexuelles au même âge que leur propre victime.</li></ul><h3>Séparation des violences sexualisées <i>versus</i> des violences interpersonnelles&nbsp;:</h3><p>On oppose et on sépare, de manière nette, des violences sexualisées, c’est-à-dire que finalement, c’est dans l’entrée d’une forme de processus d’excitation érotisée, génitalisée, sexualisée, que la violence va s’exercer <i>versus</i> des violences interpersonnelles, où ce qui compte ce n’est pas le génital et le sexuel, mais c’est la violence, avec un trouble des interactions, lié à des organisations pathologiques de la personnalité, dont je vais reparler.</p><p>&nbsp;</p><p>Cela nous permet d’identifier des violences plutôt à caractère sexuel, voire certaines violences à caractère sexiste, <i>versus</i> des violences interpersonnelles, en particulier conjugales, avec l’impossibilité, pour certaines organisations pathologiques de la personnalité, de résoudre cette équation 1 + 1 = 1. En effet, 1 personne + 1 autre personne = 1 couple, mais dans un certain nombre de cas, cela ne fonctionne pas du tout, ou de manière délétère, puisque le «&nbsp;1&nbsp;» sujet ne peut pas disparaître dans l’autre et va venir prendre le contrôle, détruire l’autre, pour assurer finalement son existence et sa survie.</p><h2>L’entrée dans la sexualité, un moment à risque&nbsp;?&nbsp;</h2><p>Concernant l’entrée dans la sexualité, qui est peut-être un moment à risque pour la réalisation de violences sexuelles, qu’elles soient subies ou agies, on a du mal aujourd’hui à identifier ce que l’on appellerait le développement psychosexuel ou l’exploration sexuelle harmonieuse, avec une confusion autour de la sexualité infantile. Les écrits de Sigmund Freud, dont le célèbre ouvrage «&nbsp;Trois essais sur la sexualité&nbsp;», publié en 1905 et plus tard les travaux de Mélanie KLEIN et Françoise DOLTO - lorsqu’ils sont mal métabolisés - permettent de faire penser à certains adultes que la sexualité infantile, c’est la même chose que la sexualité des adultes, transposée chez l’enfant. Cela sert de justification, de prétexte fallacieux, pour pouvoir proposer du sexe à des enfants, au lieu de la sécurité affective, psychologique, éducative…, dans ce que Ferenczi appelait <a href="https://www.cairn.info/quarante-cinq-commentaires-de-textes-en-psychopath--9782100578146-page-55.htm"><i>la confusion de langue entre les adultes et l’enfants</i></a>.</p><h3>La sexualité infantile n’a rien à voir avec la sexualité adulte&nbsp;:</h3><p>Donc attention, la sexualité infantile n’a rien à voir avec la sexualité génitale des adultes, bien au contraire&nbsp;! Cela signifie également qu’en matière de prévention, on peut l’envisager très tôt chez les tout-petits, sans jamais parler de "zizi" ou de "zézète". &nbsp;On n’a pas besoin de parler de l’appareil génital humain auprès de jeunes enfants pour pouvoir aborder des enjeux de prévention primaire dans le cadre des violences à caractère sexuel et sexiste, nous en reparlerons ultérieurement dans cette vidéo.</p><h3>Qu’est-ce que l’exploration sexuelle harmonieuse chez l’enfant&nbsp;?&nbsp;</h3><p>L’exploration harmonieuse de l’enfant, c’est un comportement spontané, inter-mutuel, rempli de confusion et de gêne si l’enfant est surpris par un adulte, entre enfants du même âge, c’est à dire avec un âge du développement identique ou proche&nbsp;; on joue au «&nbsp;docteur&nbsp;«&nbsp; ou au «&nbsp;papa et à la maman&nbsp;». Dans ce cas, la posture de l’adulte doit être d’interrompre et de mettre des «&nbsp;sous-titres&nbsp;» sous la forme d’explications (c’est intime, personnel et pour plus tard). Enfin, il n’y a pas de détresse associée, à se «&nbsp;taper la tête contre les murs&nbsp;» ou faire des caprices, quand on interrompt le process, ou, à l’inverse, si on le maintient.</p><h3>Qu’est-ce qui motive les comportements sexuels de manière générale chez l’enfant&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Qu’est-ce qui motive les comportements sexuels de manière générale, en particulier vers l’âge d’1 an, après l’acquisition de la marche, début de l’acquisition du langage, jusqu’à 5, 6 ou 7 ans&nbsp;? La curiosité, le désir d’exploration, le besoin de répondre à des questions telles que «&nbsp;comment est fait le corps des uns, des autres, les différences et similitudes…&nbsp;?&nbsp;». Puis, la recherche de plaisir et de sensations, qui sont auto-procurées, avec des comportements et des gestes d’autostimulations, voire de masturbations. Tout ceci est donc relativement attendu et identifié.</p><h3>Quels sont les signes de «&nbsp;comportements sexuels problématiques&nbsp;»&nbsp;? &nbsp;</h3><p>A côté de ces process, il existe des «&nbsp;dérapages&nbsp;», autour de ce que l’on appelle depuis près de 20 ans les «&nbsp;comportements sexuels problématiques&nbsp;», qui impliquent des parties génitales et sexuelles du corps, initiés par des enfants âgés de 12 ans et moins et qui sont inappropriés d’un point de vue développemental, c’est-à-dire au regard des étapes de développement psychosexuel et affectif attendues, ou qui sont potentiellement néfastes pour l’enfant lui-même ou pour les autres.</p><p>Les comportements sexuels problématiques le sont pour deux raisons&nbsp;: ils heurtent l’esprit…. et/ou la victime.</p><p>Prenons l’exemple d’un petit garçon, âgé de 6 ans, qui vient mimer une sodomisation dans la cour de l’école avec une copine. Ce comportement est un problème à plusieurs titres&nbsp;:</p><ul><li>l’exposition aux autres enfants de la cour, qui n’avaient peut-être rien demandé, avec la petite fille qui n’avait peut-être rien demandé elle aussi et se baissait juste pour relacer ses chaussures,</li><li>le cas index, qui est plus souvent le «&nbsp;bouc-émissaire&nbsp;», c’est-à-dire l’enfant qui exprime, manifeste et agit ces comportements sexuels problématiques, est finalement le symptôme d’une exposition inadaptée, inappropriée, voire traumatique, à un contenu sexuel ou à un agir sexuel. En d’autres termes, l’enfant qui agit des comportements sexuels problématiques, est le plus souvent et en premier lieu une victime, car il a été soit agressé, soit abusé.</li></ul><p>Il ne va finalement que répéter la séquence qu’il a vécue, soit à laquelle il a été exposé. Je pense par exemple à des situations où les parents regardent un film porno, avec l’enfant sur le canapé le samedi soir, c’est tout à fait inapproprié et traumatique. Il s’agit là d’une violence, qui va favoriser la mise-en-scène de comportements sexuels problématiques, qui sont des violences sexuelles.</p><p>Donc attention, les comportements sexuels problématiques sont des violences sexuelles, qu’il s’agit de traiter, par l’identification de ce qui a posé problème et suscité le comportement dans l’attitude de l’enfant qui l’exprime.</p><p>Vous vous rappelez que pour une sexualité harmonieuse et l’entrée dans un développement psychosexuel et affectif harmonieux, dans des jeux sexuels exploratoires il n’y a pas de différence d’âge (ou faible), il y a un consentement mutuel, on est dans le partage, c’est un engagement réciproque, avec une notion de confiance et de respect entre les enfants. On peut s’abandonner un peu si cela est plaisant et si l’on souhaite faire plaisir aux autres&nbsp;: pas de culpabilité, ni de peur et éventuellement du désir, avec le souhait des enfants de recommencer. La fonction du parent, c’est-à-dire de l’adulte, est de pouvoir poser les règles et interdits.</p><p>Pour résumer, les comportements sexuels problématiques:</p><ul><li>sont réalisés entre enfants,</li><li>avec des différences d’âge faibles (au maximum de 2 ans pour des enfants de 12 ans), en terme de développement psychosexuel, intellectuel et affectif,</li><li>ne correspondent pas au stade de développement attendu,</li><li>entraînent de la confusion, de la honte et de la culpabilité chez l’enfant,</li><li>le plus souvent, une notion de secret imposé par le plus grand, des menaces, chantage, coercition, parfois un «&nbsp;troc&nbsp;», avec finalement une rétribution, sous la forme d’accès à un jeu, à un téléphone portable,</li><li>des plaisirs physiques pour l’enfant qui réalise le comportement sexuel problématique et qui va l’imposer à l’autre,</li><li>enfin, ce comportement persiste, en dépit des limites imposées par l’adulte.</li></ul><h3>Quand parle-t-on d’agression sexuelle&nbsp;?&nbsp;</h3><p>Le troisième niveau est l’agression sexuelle&nbsp;incluant&nbsp;:</p><ul><li>une différence d’âge importante,</li><li>un abus, la coercition, la contrainte, la menace, de la violence,</li><li>et cela va susciter directement et indubitablement des sentiments désagréables chez la victime, qui se retrouve, le plus souvent, enfermée dans le secret et l’emprise.</li></ul><p>Il est donc important de bien identifier, en particulier chez l’enfant de moins de 12 ans, ces différents niveaux de compréhension et de lecture clinique, qui évitent finalement de déposer plainte, ou d’amener au commissariat un petit garçon de 8 ans qui est en train de jouer au docteur avec sa petite voisine de 7 ans&nbsp;et qui avaient l’air tous les deux de s’amuser beaucoup.</p><h3>Que faire en cas de doute&nbsp;?&nbsp;</h3><p>En cas de doute, nos collègues anglo-saxons ont développé ce qu’ils appellent le «&nbsp;<a href="https://flagsystem.org/fr/a-propos"><strong>flag-system&nbsp;</strong></a>», composé de&nbsp;:</p><ul><li><strong>6 critères pour identifier le comportement sexuel</strong>&nbsp;<strong>:</strong><ul><li>consentement mutuel,</li><li>réalisé de plein gré, &nbsp;</li><li>participation réciproque sur un pied d’égalité,</li><li>avec un respect de soi, de l’autre,</li><li>adapté au contexte,</li><li>correspondant au stade du développement et à l’âge,</li></ul></li><li><strong>4 couleurs de drapeaux&nbsp;en fonction du comportement :</strong><ul><li>adapté&nbsp;: dans ce cas, c’est vert,</li><li>doute, dans ce cas, c’est jaune,</li><li>inadapté&nbsp;: ici, c’est rouge,</li><li>et enfin, interdit et rédhibitoire&nbsp;: c’est noir.</li></ul></li></ul><p>Ainsi, en fonction de la réponse à la dimension, vert, jaune, rouge ou noir, on va pouvoir tirer le signal d’alerte. Cela est très utile en cas de difficultés, pour justement identifier s’il s’agit d’un comportement sexuel problématique ou non, s’il s’agit d’une violence identifiée ou pas.</p><h2>Qu’en est-il de la sexualité à l’adolescence&nbsp;?&nbsp;</h2><h3>Complexité à l’adolescence de définir les comportements sexuels adaptés ou non&nbsp;:</h3><p>Au moment de l’adolescence, les choses sont nettement plus complexes, puisque l’adolescent est traversé par beaucoup de <i>stimuli</i> internes, mais aussi externes, avec les réseaux sociaux, Internet, qui sont des stimulations digitales, numériques, virtuelles ou augmentées. Ces <i>stimuli</i> augmentent tous ces flux de libido et d’excitation, avec des difficultés pour identifier, de la part du professionnel, des comportements qui seraient harmonieux, voire attendus en fonction de l’âge, des comportements qui nécessiteraient une surveillance, d’autres qui nécessiteraient une intervention et des comportements qui nécessitent obligatoirement un arrêt et la protection de la victime et/ou de l’agresseur.&nbsp;</p><h3>Quels sont les différents types comportements sexuels à l’adolescence&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</h3><h4>Les comportements sexuels harmonieux chez l’adolescent&nbsp;:</h4><p>Les comportements sexuels harmonieux sont le plus souvent sur le plan verbal, des discussions, cela participe aussi des échanges et de la séduction. Aujourd’hui, sur les réseaux, avec son «&nbsp;<i>crush</i>&nbsp;» …, les adolescents vont aller s’afficher. Puis, également, des allusions, des sous-entendus et l’engagement dans une interaction physique, avec contact sexuel. On passe l’étape des <i>nudes</i> et des <i>sextapes</i> et donc relations sexuelles physiques avec contact, dans un consentement mutuel. Encore faut-il le recueillir&nbsp;! Nous en reparlerons également, notamment sur la capacité à consentir et la nécessité de recueillir le consentement du conjoint, avec, aussi, la possibilité pour le sujet, de s’auto-stimuler de manière adaptée dans des lieux, des espaces, des horaires, avec des supports accordés.</p><h4>Les comportements sexuels chez l’adolescent&nbsp;nécessitant une surveillance :</h4><p>Certains comportements nécessitent une surveillance, lorsqu’il y a une notion de violence et de coercition, avec de l’anxiété, associée à l’excitation, qui se repère assez facilement.</p><p>Une surveillance s’impose en cas de violation de l’espace intime des autres&nbsp;: rentrer par exemple dans la salle de bain sans faire attention, de manière intentionnelle, regarder le téléphone portable, voler des images, sont autant de violations de l’espace intime des autres.</p><p>Enfin, la combinaison sexualité-agressivité peut être favorisée par la consommation de certains films porno, qui valorisent des agirs sexuels plutôt agressifs, stéréotypés et sexistes, avec un apprentissage dysfonctionnel de la sexualité réelle, qui participe à la mise en œuvre de ce que certains adolescents ont vu et vont répéter, dans la mise en œuvre, en scène et en acte de leur premier rapport sexuel…</p><p>C’est un peu dommage de rater le premier rapport sexuel, pour essayer de coller à un modèle «&nbsp;stérile&nbsp;» sur le plan fantasmatique et stéréotypé, tel que&nbsp;le plombier qui rentre en indiquant&nbsp;: «&nbsp;Madame, vos tuyaux sont bouchés, on va les déboucher&nbsp;», avec la séquence de fellation, missionnaire, sodomisation… L’adolescent qui va venir coller à ce support normé et normatif, risque des comportements sexuels agressifs, voire, dans un deuxième temps, en niant même l’existence de l’autre, de développer certains troubles de la relation et considérer l’autre uniquement comme un objet sexuel.</p><p>Puis, il existe un certain nombre de comportements où l’on va flirter avec l’exhibitionnisme et le voyeurisme. On va essayer d’aller chercher un peu de contact, sachant que les boîtes de nuit servent également à ça. Un certain nombre de danses très érotisées permettent de se frotter et de favoriser ce type d’échanges. Lorsqu’ils sont inscrits dans les flirts et les contacts sexuels consentis, ce type d’échanges participe des étapes de la séduction, pour aller jusqu’à la relation consommée. Cependant, lorsqu’ils sont réalisés à l’insu de l’autre, ils ne participent en rien dans la relation et au contraire renforcent des comportements agressifs.</p><h4>Les comportements sexuels chez l’adolescent nécessitant des interventions :</h4><p>Ce sont des conversations, des actes d’humiliation, des contacts sexuels non désirés. Dans ce cas, il est extrêmement important de les identifier, autant pour les victimes que pour les agresseurs. Il peut exister également des masturbations compulsives, chroniques, envahissantes, en particulier avec des supports pédopornographiques ou paraphiliques, dont on va reparler plus tard.&nbsp;</p><p>Tout ceci nécessite des interventions et l’aide d’un professionnel de santé. Vous pouvez donc participer à la réduction de la souffrance, associée à une entrée dysfonctionnelle et problématique dans la sexualité chez l’adolescent.</p><h4>Les infractions et les violences caractérisées chez l’adolescent nécessitant une réponse juridique :</h4><p>Ce sont les appels, les insultes, l’exhibitionnisme, les agressions, le viol, le téléchargement d’images pédopornographiques…</p><h2>Le conjoint auteur de violences conjugales&nbsp;:</h2><p>J’évoquais des troubles des interactions qui favorisaient l’apparition de certaines violences. Ici, nous sommes dans le cas particulier des violences conjugales, mais aussi la réalisation de certaines violences sexuelles. Comme indiqué précédemment, 1 femme sur 3 est victime de violences conjugales, quel que soit le type de violences et que tous les 3 jours, 1 femme décède en France sous les coups de son conjoint.</p><h3>Les trois axes d’organisation pathologique de la personnalité&nbsp;:</h3><p>Le conjoint, le plus souvent, présente une organisation pathologique de la personnalité, avec un noyau particulier caractérisé par&nbsp;: déficit d’empathie, égocentrisme, autophilique, autocentré, propension à la manipulation, besoin de domination et l’absence de culpabilité. Cela nous permet de proposer, sur le plan psychopathologique, trois axes d’organisation pathologique de la personnalité, ce que j’appelle les 3P&nbsp;:</p><ul><li>le <strong>paranoïaque</strong>,</li><li>le <strong>pervers</strong>,</li><li>et le <strong>psychopathe</strong>.</li></ul><h4>Qu'est ce qu'un conjoint paranoïaque ?</h4><p>Il se caractérise par une psychorigidité, une surestimation de lui-même, une grande propension à la méfiance, à la réticence, une fausseté du jugement. Il ne délire pas, il est simplement organisé sur ces modalités de fonctionnement et va considérer que l’autre lui appartient, ce qui favorise des interactions très pathologiques de domination/soumission, avec, lorsqu’il y a un risque de séparation, le passage à l’acte. Dans ce cas, le paranoïaque va tuer celui qui menaçait de se séparer et se suicider dans le même mouvement, pour pouvoir justement rester unifié pour l’éternité dans la relation de couple, car il n’aurait pu survivre à l’amputation.</p><p>Dit d’une autre manière, le paranoïaque considère que l’autre est son propre prolongement et lorsqu’il envisage le risque d’une séparation, ce serait une amputation à laquelle il ne pourrait pas survivre et il va donc penser le suicide comme moyen d’éviter cette amputation, suicide aux confins du soi, la limite de ce qui lui appartient. Cela permet également à ce paranoïaque auteur de violences conjugales, de tuer les enfants, le chien, la femme, mettre le feu à la maison qu’il a construite et de se suicider. C’est ce que j’appelle un égocide, c’est-à-dire un suicide aux confins du soi, au cours duquel le sujet va emporter avec lui ce qu’il pense être son propre prolongement.</p><h4>Qu'est-ce qu'un&nbsp;conjoint psychopathe ?</h4><p>Ce «&nbsp;diagnostic&nbsp;» renvoie à un référentiel psychopathologique (j’insiste), un fonctionnement du sujet. Il n’y a pas de diagnostic de psychopathie à proprement parler dans la nosographie psychiatrique, mais des troubles de la personnalité de types antisociale ou dysociale. Pour la psychopathie, on utilise l’échelle de Hare révisée ou PCL-R, qui permet d’évaluer 4 dimensions, avec un score et un cut-off (seuil) pour la psychopathie.</p><p>On identifie une impulsivité, une intolérance à la frustration, des agirs violents très impulsifs et non contrôlés, un détachement émotionnel, avec de la froideur affective et une propension à l’agressivité. En effet, les interactions sont agressives, <i>adgressere</i> en latin signifiant «&nbsp;aller porter atteinte à&nbsp;». Le psychopathe va effectivement agir, pour se saisir de ce dont il a envie ou besoin, dans le cadre d’une intolérance à la frustration, pour prendre ici et maintenant ce dont il a envie, y compris une relation sexuelle.</p><h4>Qu'est-ce qu'un conjoint pervers ?</h4><p>Ce dernier, avec ce détachement, cette froideur émotionnelle, utilise autrui comme moyen systématique, opérationnel et fonctionnel, d’aller interagir avec des tiers, dans une interaction (et non une relation) au cours de laquelle le sujet-victime est réduit à l’état d’objet. Ça c’est la jouissance du pervers, le contrat pervers&nbsp;et, dans les perversions sexuelles, lorsque le sujet n’existe plus que comme objet de jouissance et de plaisir génital et sexuel, on va considérer qu’il s’agit de perversion sexuelle.</p><h3>Et les victimes dans tout ça, comment peuvent-elles s’en sortir&nbsp;?</h3><p>Cela présente une très grande difficulté pour les victimes, de s’extraire de cette tyrannie de la personnalité pathologique ou de ces organisations pathologiques de personnalité. Les victimes sont réduites au silence, pour des raisons différentes, dans la terreur du paranoïaque, la menace du psychopathe ou la violence déjà subie et pour éviter la répétition et/ou l’emprise du pervers. &nbsp;&nbsp;</p><p>Dans ces organisations de personnalité, la victime est le plus souvent réduite au silence et c’est la raison pour laquelle il faut absolument aller chercher de manière proactive à la fois leur souffrance et leur parole, être en capacité de les recevoir, de les entendre et de les protéger.&nbsp;</p><h2>Les troubles paraphiliques&nbsp;:</h2><p>On évoquait le contrat pervers, ce qui, sur le plan nosographique, nous renvoie aux troubles paraphiliques, qui apparaissent dans les années 80 dans les classifications des maladies mentales, en particulier la classification américaine. Au moment où la perversion disparaît des classifications, apparaissent les paraphilies, puis, les troubles paraphiliques dans la 5<sup>ème</sup> version du DSM, qui renvoie, dans l’étymologie, à <i>para</i>, côté, <i>philos</i>, qui aime. Les paraphilies sont l’ensemble des personnes qui aiment «&nbsp;à côté de la plaque&nbsp;», ou de la «&nbsp;mauvaise&nbsp;» manière, c’est-à-dire dans une perspective qui favorise de la souffrance et de la violence.</p><h3>Quels sont les troubles paraphiliques&nbsp;?</h3><p>Dans les troubles paraphiliques, on va considérer, par exemple, à partir de la CIM (Classification Internationale des Maladies) de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) [nous en sommes à la 11<sup>ème</sup> version aujourd’hui], que les troubles paraphiliques sont l’ensemble des troubles sexuels, caractérisés par la présence de fantasmes, ou de pratique déviantes, inhabituelles ou étranges et susceptibles de perturber les relations à autrui.</p><p>Ces comportements/pratiques sont à l’origine d’une souffrance significative, ou d’une perturbation significative du fonctionnement du sujet. Là aussi, la définition&nbsp;est très précise, il faut être âgé de plus de 15 ans, avoir terminé son développement psychosexuel et affectif sur le plan psychopathologique et que ces troubles durent depuis plus de 6 mois, sans atteinte somatique ou organique. Il s’agit d’une impulsion, persistante et incontrôlable, qui peut impliquer 3 niveaux&nbsp;:</p><ul><li>soit des objets inanimés, on parlera alors de fétichisme, ou de transvestisme fétichiste, le fait de s’habiller avec les attributs vestimentaires du sexe opposé,</li><li>de l’humiliation ou de la douleur, on parlera alors de sadomasochisme,</li><li>des enfants ou des partenaires non consentants, dans l’incapacité de consentir, du fait de leur développement. On parlera alors de pédophilie ou de frotteurisme.</li></ul><p>Par exemple, le sadomasochisme est une forme de violence sexuelle, théoriquement consentie, interpersonnelle et partagée. Donc, toute violence, en particulier si elle est sexuelle et érotisée, n’est pas une infraction. Le sadomasochisme n’est pas une infraction. Toute la question du consentement se rejoue en permanence.</p><h3>Un sujet qui agresse sexuellement un mineur présente-il forcément un trouble pédophilique&nbsp;?</h3><p>En revanche, un sujet qui agresse sexuellement un mineur ne présente pas forcément un trouble pédophilique, c’est-à-dire une attirance sexuelle exclusive, permanente, ou même partielle pour des enfants pré-pubères. Il existe un certain nombre d’agresseurs pédo-sexuels qui ne présentent pas de préférence sexuelle pour des mineurs et agissent plutôt par opportunité sur une victime mineure.</p><h3>A contrario, un sujet souffrant d’un trouble pédophilique&nbsp;commettra-t-il forcément une infraction avec violences sexuelles sur mineur ?</h3><p>En d’autres termes, cela signifie que lorsqu’on souffre d’un trouble pédophilique, on ne va pas forcément commettre une infraction avec des violences sexuelles sur mineurs et, à l’inverse, lorsqu’on a agressé sexuellement un mineur, on n’est pas forcément atteint d’un trouble pédophilique ou en souffrance avec sa préférence sexuelle.</p><p>Au niveau des statistiques, les études montrent qu’entre 50 et 80 % des agresseurs pédo-sexuels présentent des caractéristiques cliniques, diagnostiques du trouble pédophilique.</p><p>A l’inverse, chez des personnes présentant des troubles pédophiliques, on observe aujourd’hui de plus en plus de personnes qui revendiquent éventuellement une attirance sexuelle pour des mineurs. Cette attirance, plus ou moins symptomatique, est à l’origine d’une souffrance, on parle alors de pédophilie égodystonique et surtout, ces sujets pédophiles «&nbsp;abstinents&nbsp;» s’engagent à ne jamais commettre d’infraction, ni consulter d’images pédopornographiques et ne jamais agresser sexuellement un enfant.</p><h2>Comment éviter de développer des comportements sexuels préjudiciables pour les victimes&nbsp;?</h2><p>Comment faire pour que ces personnes, à partir de l’entrée dans la sexualité, à partir d’un trouble des interactions sociales, à partir d’un risque de trouble paraphilique, évitent de développer des comportements sexuels qui vont par la suite porter préjudice à des victimes&nbsp;?</p><h3>Les trois grands pôles autour de la prévention&nbsp;: promotion en santé, éducation et en santé et prévention en santé&nbsp;:</h3><p>Aujourd’hui, on parle de 3 grands pôles autour de la prévention&nbsp;:</p><ul><li>la <strong>«&nbsp;promotion en santé&nbsp;»</strong>, quand on cible de manière très générale l’ensemble de la population, on va apporter de l’information, de la sensibilisation. La promotion en santé est utilisée par exemple sur les maladies sexuellement transmissibles, la contraception, la sexualité,</li><li>lorsqu’on délivre des outils aux personnes pour les aider à rester, être ou devenir en bonne santé, on va parler d’<strong>éducation à la santé</strong>. On pourra parler d’éducation positive, de vie affective et sexuelle, pour envisager franchir ces différentes étapes du développement psychosexuel et affectif, afin de parvenir à une sexualité sympathique, harmonieuse et partagée,</li><li>&nbsp;et, avec le dernier item, la <strong>prévention en santé</strong>. Elle concerne les interventions qui permettent d’éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation de maladies.</li></ul><h3>Quels sont les niveaux de prévention en santé&nbsp;:</h3><p>Les niveaux de prévention en santé sont&nbsp;:</p><ul><li>La <strong>prévention primaire</strong>, qui empêche l’apparition de symptômes. C’est une prévention universelle, en population générale. La vaccination est une prévention primaire. Prenons le cas de la vaccination contre la poliomyélite, on vaccine tout le monde dès la naissance et ainsi on prévient l’apparition de la maladie. Le problème, c’est qu’il est impossible de vacciner contre la bêtise ou la violence, il va donc falloir envisager une autre prévention,</li><li>La <strong>prévention secondaire</strong>, qui consiste à empêcher que les symptômes ne deviennent chroniques et ne décompensent. Ce sont par exemple les personnes attirées sexuellement par des mineurs, souffrant de troubles pédophiliques, on parlera alors de prévention ciblée, pour les aider soit à faire évoluer leurs préférences sexuelles, pour aller vers une sexualité entre personnes en capacité à consentir, soit pour leur donner les moyens de ne jamais réaliser d’infraction, ou d’agression, tout en maintenant un ilot de fantasmes de types pédophiles,</li><li>puis, la <strong>prévention tertiaire</strong>, qui vient empêcher les complications, les rechutes, les comorbidités qui peuvent être associées. Cela concerne tant les victimes que les auteurs de violences. Lorsqu’il y a eu des dégâts, il faut en limiter les conséquences,</li><li>enfin, peu envisagée en France, mais qui a été identifiée depuis longtemps par nos collègues anglo-saxons, la <strong>prévention quaternaire</strong>, qui va cibler les organisations humaines qui favorisent l’émergence et la répétition des violences. &nbsp;Vous avez tous entendu parler des violences sexuelles dans l’Eglise, dans le Sport, l’Education Nationale… il existe des organisations humaines qui favorisent la réalisation de ces violences, comme c’est le cas par exemple dans des organisations verticales et pyramidales, avec des moyens d’isoler les victimes, de contenir le secret, voire de protéger certains agresseurs.</li></ul><h3>Comment travailler en prévention et éviter&nbsp;que n’adviennent des violences&nbsp;: le projet BOAT® &nbsp;</h3><p>C’est la question que nous nous sommes posée au CRIAVS-LR au CHU de Montpellier à partir de 2009-2010&nbsp;: prévenir, afin d’éviter la survenue des violences subies ou agies. Nous avons donc monté ce projet de prévention, qui s’adresse à tous les professionnels exerçant auprès de mineurs âgés de 5 à 18 ans.</p><p>Nous avons souhaité créer une boîte à outils de prévention, qui soit&nbsp;:</p><ul><li>structurée en fonction des étapes du développement psychosexuel et affectif de l’enfant, dont j’ai parlé tout à l’heure dans la première partie de mon intervention,</li><li>facile d’utilisation, ne nécessitant pas d’équipement particulier&nbsp;: papier, crayon et un peu de créativité et facilement adaptable à l’environnement d’intervention des professionnels</li><li>utilisable en toute circonstance&nbsp;:<ul><li>soit de manière occasionnelle, ponctuelle&nbsp;: par exemple, la semaine prochaine, nous allons faire une petite intervention sur les compétences psychosociales chez les 7-8 ans, pour renforcer la maîtrise de soi,</li><li>soit de manière intégrée à un programme de prévention : &nbsp;par exemple, nous sommes sur un établissement, école promotrice de santé et je souhaite déployer des outils spécifiques de développement des compétences psychosociales. Cela est tout à fait possible grâce à la BOAT®, en utilisant, de manière répétée, graduée, sur une période de 13 ans (entre 5 et 18 ans).</li></ul></li><li>basée sur des preuves&nbsp;: recensement de tous les outils francophones existants, accessibles et disponibles, mais aussi évalués et validés.</li></ul><p>Ainsi, notre BOAT®, BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste a été structurée et basée sur des preuves évaluées pour chaque intervention.</p><p>Nous avons souhaité que cette BOAT®&nbsp;:</p><ul><li>propose des interventions de prévention primaire, avant que n’arrive un «&nbsp;accident&nbsp;», mais aussi secondaire et tertiaire, de toutes les violences à caractère sexuel et sexiste,</li><li>implique tous les professionnels exerçant auprès d’enfants et d’adolescents, mais aussi en périphérie les parents, avec l’implication nécessaire de tous les adultes qui gravitent autour des enfants.</li></ul><h4>Comment la BOAT® a-t-elle été structurée sur le plan méthodologique&nbsp;?</h4><p>Sur le plan méthodologique, comme je vous l’indiquais précédemment, nous avons&nbsp;:</p><ul><li>réalisé un inventaire de tous les outils francophones existants, qui a duré environ 1 an. Près de 800 outils ont été identifiés, nous étions après l’affaire Dutroux, pour laquelle nos amis belges avaient beaucoup travaillé, mais aussi nos collègues suisses et canadiens. Ces derniers étaient très en avance en matière de prévention dans les années 90-2000. Nous avions constaté également que des collègues francophones africains avaient développé des outils intéressants et pertinents,</li><li>sélectionné et validé, par la suite, ces différents outils au sein d’un groupe d’experts pendant environ 2 ans, le Comité de Réflexion Outils de Prévention (CROP), qui se réunissait tous les mois,</li><li>structuré la BOAT® en 4 tranches d’âges identifiées, avec 5 thématiques pertinentes pour renforcer les facteurs de protection et réduire les facteurs de risques de violences à caractère sexuel et/ou sexiste,</li><li>infographié la BOAT®, afin qu’elle devienne une mallette de 3,9 kg,</li><li>mis en place une formation, pour en avoir une utilisation optimale,</li><li>juste avant la période COVID-19, cela «&nbsp;tombait bien&nbsp;», des supports numériques ont été mis en place, pour favoriser le processus de diffusion, ce que l’extracteur d’innovation du CHU appellerait le «&nbsp;processus d’industrialisation&nbsp;»,</li><li>créé un «&nbsp;serious-game&nbsp;», un jeu de l’oie, avec notre icône, Caroline, qui grandit et va rencontrer des évènements de vie qu’il va falloir gérer avec elle. L’idée est de pouvoir l’accompagner dans des choix plus ou moins compliqués.</li></ul><h4>Comment identifier une fiche d’intervention BOAT® en adéquation avec une thématique, par tranche d’âge&nbsp;?</h4><p>Nous avons créé un «&nbsp;tableau synoptique&nbsp;», qui fait office dirais-je de menu, composé des 5 thématiques pertinentes identifiées, décomposées en sous-thématiques&nbsp;:</p><ul><li>les compétences psychosociales (12 sous-thématiques),</li><li>respect et différences (5 sous-thématiques),</li><li>relation et sexualité (7 sous-thématiques),</li><li>du virtuel au réel (3 sous-thématiques),</li><li>compréhension et respect de la loi (7 sous-thématiques).</li></ul><p>Chaque sous-thématique est découpée par tranches d’âges identifiées (les 5-7, 8-10, 11-13 et 14-18 ans).</p><p>Cela signifie que si je souhaite travailler sur la thématique du consentement, chez des pré-adolescents (11-13 ans), je vais dans ma sous thématique «&nbsp;consentement&nbsp;», 11-13 ans, j’ai ici une fiche, la 96, nommée «&nbsp;consentante ou pas vraiment&nbsp;», qui va me proposer une activité spécifique, identifiée et validée pour pouvoir réduire le risque de violence et renforcer les facteurs de protection autour de la question du consentement.</p><p>C’est donc relativement simple, mais comme tous les outils efficaces, cela nécessite d’en maîtriser les potentialités, car c’est une sorte de couteau-suisse, qui peut blesser, raison pour laquelle il est indispensable de se former. Comme vous avez pu le voir pour cette fiche 96, il y a un petit pictogramme «&nbsp;attention danger&nbsp;», certaines interventions favorisent la révélation de violences déjà subies ou agies et c’est la raison pour laquelle, dans la formation, nous allons également donner les outils permettant de gérer une révélation de violences au cours de l’intervention.</p><h4>Comment est structurée une fiche d’intervention BOAT®&nbsp;?</h4><p>Chaque fiche d’intervention BOAT® est structurée sous la forme d’une «&nbsp;recette de cuisine&nbsp;» comprenant le titre, la thématique, la sous-thématique, le déroulement, le temps nécessaire, le numéro de la fiche, le nom de celle-ci…</p><p>Prenons comme exemple la fiche n°1, nommée «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», qui permet de travailler avec les 5-7 ans sur la thématique de la connaissance de soi, qui est une compétence psychosociale. Les objectifs de l’activité sont énumérés, ainsi que les étapes (le déroulement), avec à la fin une conclusion afin de clôturer l’activité.</p><p>Toutes les fiches sont très structurées et finalement assez faciles à intégrer et à s’approprier, pour pouvoir les mettre en œuvre dans son environnement professionnel. &nbsp;</p><h4>Comment chaque fiche d’intervention BOAT®&nbsp;a été et va être évaluée ?</h4><p>Chaque fiche d’intervention BOAT® a été évaluée, dans la tranche d’âge et la sous-thématique, en terme&nbsp;:</p><ul><li>d’acceptabilité,</li><li>de faisabilité,</li><li>et d’efficacité.</li></ul><p>Aujourd’hui, nous mettons en place des études d’évaluation sur des échelles plus importantes, avec une recherche multicentrique nationale, dans les collèges défavorisés ou très défavorisés pour pouvoir comparer, entre des collèges qui utilisent la BOAT® et d’autres qui ne l’utilisent pas, le nombre d’incident, appelés des faits d’établissement, qui passent ou non en conseil de discipline.</p><p>Nous allons donc ainsi essayer d’évaluer les effets de la BOAT® sur la réduction de l’incidence et la prévalence des violences.</p><h4>Quelles sont les ressources du projet BOAT® à ce jour, en 2023 ?</h4><p>A ce jour, les ressources du projet BOAT® sont composées de&nbsp;:</p><ul><li>une mallette d’intervention (papier ou dématérialisée),&nbsp; composée de 134 fiches activités, un plateau de jeu, un guide animateur et parent, des protocoles, un glossaire et un tableau synoptique,</li><li>un cloud contenant l’ensemble des ressources numériques qui sont proposées sur ouverture de droits après chaque formation,</li><li>un site Internet,</li><li>des formations sur différentes modalités&nbsp;:<ul><li>utilisateur sous 3 formats différents&nbsp;: en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/7/formation-a-lutilisation-de-la-boat-en-presentiel">présentiel</a>, en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/13/formation-a-lutilisation-de-la-boat-en-blended-learning">blended-learning</a> et en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/16/classroom-virtuelle-de-la-formation-a-la-boat-en-100-digital">100 % digital</a>,</li><li><a href="https://boat-concept.upility.com/products/11/formation-de-formateur-a-la-boat-en-presentiel">formateur labellisé BOAT®,</a> pour former à l’utilisation de l’outil,</li><li>chaque trimestre, des <a href="https://boat-concept.upility.com/products/21/session-trimestrielle-dinter-visio-incluse-dans-la-formation-a-lutilisation-de-la-boat">inter-visios</a> sont proposées pour favoriser les échanges et les interventions de tous les acteurs de prévention BOAT®,</li><li>de recyclage annuelles, en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/19/session-annuelle-de-recyclage-a-la-boat-en-presentiel">présentiel</a> ou en <a href="https://boat-concept.upility.com/products/20/session-annuelle-de-recyclage-a-la-boat-en-distanciel">visioconférence</a>.</li></ul></li><li>de la collaboration autour des formations et de la traduction de l’outil, notamment avec l’Université de Beyrouth pour la traduction en langue et culture arabe,</li><li>une newsletter trimestrielle.</li></ul><h4>En résumé, que permet la BOAT® ?</h4><p>La BOAT® permet de mettre en œuvre des interventions et actions de prévention, mais aussi, comme vous l’aurez vu et compris, de faciliter le dépistage de situations de violences déjà subies ou agies, ce qui favorise une forme de prévention secondaire ou tertiaire. En sachant que lorsqu’on intervient dans un groupe de 30 enfants, 4-5 ont déjà eu des problèmes et 1-2 qui ont déjà subi des violences à caractère sexuel et sexiste&nbsp;!</p><h2>Pour conclure, le maître-mot pour éviter les faits de violences sexuelles&nbsp;: la prévention et l’implication de tous les adultes&nbsp;!</h2><p>Pour conclure, je rappelle que tous les adultes sont des acteurs pouvant agir en matière de prévention, c’est-à-dire à la réduction de cette morbidité, de cette charge de santé mentale et de santé publique, autour de la question des violences, en particulier sexuelles.</p><p>Les violences sexuelles sur mineurs sont particulièrement mortifères et favorisent l’apparition de tous les troubles psychiatriques, y compris des troubles de la relation et la réalisation et la répétition d’un certain nombre de violences, qu’elles soient dans le couple et génitalisées, sexualisées.</p><h3>Dépister le plus tôt possible&nbsp;et accompagner vers une sexualité positive :</h3><p>Il n’y a pas de déterminisme, mais avec l’idée de pouvoir dépister le plus tôt possible et d’accompagner des trajectoires vers un développement harmonieux et une sexualité positive, qui participe à l’équilibre du sujet, plutôt qu’à sa souffrance et son déséquilibre, avec une importance autour du dépistage le plus précoce possible, en étant en capacité de recevoir, écouter, entendre, à la fois la parole des victimes, mais aussi les agirs des agresseurs et des auteurs.</p><h3>Problème à prendre dans son ensemble&nbsp;: victimes, auteurs et environnement&nbsp;:</h3><p>Il nous faut donc considérer le problème dans son ensemble, à la fois du côté des victimes, mais aussi des agresseurs et parfois de certains systèmes pathogènes en terme de prévention quaternaire. Je parlais d’organisation humaine, en citant l’exemple de l’Eglise, mais la famille peut être une organisation pathogène, avec un climat incestueux ou incestuel, qui favorise l’émergence et la répétition de certaines violences. D’où l’idée d’un dépistage qui soit le plus précoce possible, pour protéger, traiter, accompagner et, de ce fait, permettre de réduire la souffrance. Il existe un lien évident entre les violences sexuelles subies et les violences sexuelles agies, il ne s’agit pas d’opposer victimes et agresseurs, mais de pouvoir traiter l’ensemble du problème le plus tôt possible, avec le besoin de développer des synergies complémentaires et efficientes, chacun à sa place, afin que nous puissions être efficaces ensemble.</p><h3>Une personne souffrant de troubles pédophiliques n’est pas responsable de ses fantasmes, mais de ses agirs&nbsp;:</h3><p>Vous vous rappelez que le trouble psychiatrique, paraphilique, est quelque chose de l’ordre de la souffrance individuelle. Une personne qui souffre d’un trouble pédophilique, n’est pas responsable de ses fantasmes mais de ses agirs, en particulier violents et sexuels, avec une notion dirais-je de vulnérabilité sociale et collective, puisqu’il existe à ce jour une difficulté à pouvoir identifier des étapes de développement, ou des frontières entre l’enfance, l’adolescence et le monde adulte. On observe aussi un certain nombre d’adultes qui se revendiquent eux-mêmes comme de grands enfants et qui seraient restés ainsi fixés dans une sexualité infantile, avec une confusion entre le virtuel, le réel et l’actuel, puis, une évolution des supports dans l’entrée dans la sexualité, qui est parfois inscrite, de manière normative dans un apprentissage dysfonctionnel, à travers la consommation pornographique, en particulier précoce (trop tôt pour les capacités de mentalisation du sujet).</p><h3>Responsabilité de tous les professionnels en matière d’accompagnement à la sexualité, mais aussi de dépistage et signalement si nécessaire&nbsp;:</h3><p>Nous avons tous, en tant que professionnels, une responsabilité dans l’accompagnement positif et non violent à la sexualité, sans effraction dans la psyché, le narcissisme et l’histoire d’un sujet, sans angoisse (ce qui nécessite d’être soi-même au clair avec sa propre sexualité, sa propre histoire), dans le respect du sujet et en fonction de ses capacités, de ses compétences et de ses aptitudes. Le dépistage et le signalement sont de notre responsabilité en cas de nécessité, en fonction de chaque situation. Le soin fait partie des solutions, pour tout le monde, à la fois pour des victimes de violences et pour les agresseurs, mais aussi pour des personnes souffrant de troubles paraphiliques, c’est-à-dire non agresseurs et non victimes. Enfin, un screening clinique complet doit être couplé dans certaines circonstances, au screening ou monitoring criminologique pour pouvoir agir.</p><p class="encadre">Merci beaucoup pour votre attention, vous <strong>pouvez </strong><a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/"><strong>cliquer ici</strong></a><strong> afin d’accéder au site Internet de la BOAT®</strong>, nous pouvons également <strong>répondre à vos questions par mail </strong>à <a href="#" data-mailto-token="nbjmup+tfd.CPBUAdiv.npouqfmmjfs/gs" data-mailto-vector="1">sec-BOAT@chu-montpellier.fr</a> .</p><h2>Voici quelques adresses de sites Internet qui pourraient vous être utiles :&nbsp;</h2><p>•<a href="https://facealinceste.fr">https://facealinceste.fr</a>&nbsp;</p><p>•<a href="http://www.artaas.org">http://www.artaas.org</a>&nbsp;</p><p>•<a href="http://www.aius.fr/v2/">http://www.aius.fr/v2/</a></p><p>•<a href="http://pedo.help/fr/documentaire/">http://pedo.help/fr/documentaire/</a></p><p>•<a href="http://www.ffcriavs.org/">www.ffcriavs.org</a></p><p>•<a href="http://www.justicerestaurative.org/">http://www.justicerestaurative.org</a></p><h2>Et également, de la bibliographie :&nbsp;</h2><p>•<strong>BALIER C.</strong> – <i>Psychanalyse des comportements sexuels violents</i> – Le fil rouge, PUF, Paris, 1996.</p><p>•<strong>BALTIERI DA, ANDRADE AG</strong>. - <i>Comparing serial and nonserial sexual offenders: alcohol and street drug consumption, impulsiveness and history of sexual abuse </i>- <i>Rev Bras Psiquiatr</i>. 2008 Mar;30(1):25-31.</p><p>•<strong>CIAVALDINI A. &amp; BALIER C</strong> – <i>Agressions sexuelles: pathologies, suivis thérapeutiques et cadre judiciaire</i> – Masson, 2000.</p><p>•<strong>COUTANCEAU R. &amp; SMITH J. </strong>– <i>victimes et auteurs d’agressions sexuelles</i> – Dunod, 2010.</p><p>•<strong>FERENCZI S.</strong><i>, La confusion de langue entre les adultes et l’enfant, Poche 2004.</i></p><p>•<strong>HAS (Haute Autorité de Santé), </strong>recommandations de bonne pratique&nbsp;– <i>Prise en charge des auteurs d’agression sexuelle à l’encontre des mineurs de moins de 15 ans</i> – juillet 2009.</p><p>•<strong>LACAMBRE M, BODKIN W, COURTET Ph</strong>, <i>Les Violences Sexuelles&nbsp;: nouvelles expressions, nouvelles interventions</i>, Ed. Lavoisier Médecine Sciences, 2019.</p><p>•<strong>PARRY CJ, LINDSAY WR</strong>. - <i>Impulsiveness as a factor in sexual offending by people with mild intellectual disability -</i><i>J Intellect Disabil Res</i>. 2003 Sep;47(Pt 6):483-7.</p><p>•<strong>PHAM T.H</strong> – <i>L'évaluation diagnostique des agresseurs sexuels</i> &nbsp;– 2006.</p><p>•<strong>SCHMUCKER M., LÖSEL F. </strong>– <i>Does</i><i>sexual</i><i>offender</i><i>treatment</i><i>work&nbsp;? A systematic</i><i>review of outcome</i><i>evaluations</i> – Psychothema 2008. Vol 20, n°1, pp 10-19.</p><p>•<strong>THIBAUT F. et al, WFSBP </strong>– <i>Guidelines for the biological</i><i>treatment of paraphilias</i> – The World Journal of Biological Psychiatry, 2010&nbsp;; 11&nbsp;:604-655.</p><p>•<strong>WARD T, BEECH A</strong>, - <i>An integrated theory of sexual offending</i> - Agression and Violent Behavior 11 (2006) 44-63.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Agenda-actualites/Sommet-sant%C3%A9-sexuelle-Sexoblogue-visuel.png" length="29338" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-7173</guid><pubDate>Mon, 09 Jan 2023 11:48:35 +0100</pubDate><title>Interrompre le naufrage des mineurs vers les violences sexuelles</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/interrompre-le-naufrage-des-mineurs-vers-les-violences-sexuelles-1-7173</link><description><![CDATA[<p>Le jeudi 17 novembre 2022 a eu lieu la journée régionale d'étude CRIAVS-ARA, sur la thématique « du comportement dit sexuel problématique à l'auteur de violence sexuelle : quelles dynamiques chez le mineur ? ». A cette occasion, le Docteur Mathieu LACAMBRE est intervenu sur la prévention des violences sexuelles. Voici le résumé de son intervention dans l’article ci-dessous.</p><p>Vous pouvez également visualiser l'intégralité de la présentation&nbsp;de Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de psychiatrie légale au CHU de Montpellier et fondateur de la BOAT<sup>®</sup>, en cliquant sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo. &nbsp;</p><h2>L’exposition des mineurs à certains contenus favorise l’apparition de comportements sexuels problématiques&nbsp;:</h2><p>Aujourd’hui, en terme d’exposition, les mineurs et en particulier les adolescents, sont très sollicités à travers des contenus (images, médias, réseaux sociaux) et vont se potentialiser entre eux, avec une entrée dans le champ du sexe, ou de la sexualité et de la pornographie à travers internet et les réseaux sociaux. Tout l’enjeu consiste à proposer des sous-titres à ces images qui, par elles-mêmes, créent parfois des violences auprès de mineurs qui n’étaient pas prêts, qui ne vont pas être en capacité de mentaliser et métaboliser ces sollicitations érotisées, sources d’excitation sexuelle. Voici la porte d’entrée des adolescents… Parfois, dès l’entrée au collège, voire avant, des mineurs ont accès à des écrans, se retrouvent seuls face à ces images et sont en difficulté pour pouvoir accéder à une entrée dans la sexualité qui soit adaptée ou harmonieuse. Cela favorise l’apparition de comportements sexuels problématiques, qui feront le lit de futures violences sexuelles.</p><h2>Comment éviter le naufrage autour de ces grandes notions&nbsp;et rentrer dans une sexualité harmonieuse à l’adolescence ?</h2><p>De nombreux concepts et notions doivent être abordés et intégrés autour du champ de l’entrée dans la sexualité, tels que&nbsp;le consentement, les cognitions, les dimensions psychosociales autour des stéréotypes, de la culture du viol, mais aussi les transformations liées à l’entrée dans l’adolescence (puberté…). Comment faire, lorsqu’on est mineur, adolescent, pour rentrer dans une sexualité harmonieuse et éviter de se noyer dans tous ces concepts&nbsp;? Comment, en tant que professionnels travaillant auprès de mineurs, nous allons réussir à utiliser l’ensemble de ces concepts et de ces ressources&nbsp;?</p><p>C’est ce qui est à l’origine de nos préoccupations avec la création de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: la BOîte A ouTils<sup>®</sup> de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste&nbsp;! Cette mallette a été éditée sur la base d’outils existants, qui ont prouvé leur efficacité à participer à la réduction des risques de violences sexuelles et/ou sexiste chez les mineurs et à renforcer leurs facteurs de protection. Ainsi, ils ne deviennent ni victimes, ni auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><h2>La création du projet de prévention BOAT<sup>®</sup> :</h2><h3>Le projet BOAT<sup>®</sup> à son origine&nbsp;:</h3><p>Nous avons, à partir de 2011, commencé à travailler sur un recensement des outils francophones existants, afin de les classer en fonction de leurs objectifs, mais aussi de leurs propriétés intrinsèques en terme d’efficacité. Puis, nous avons réuni au sein d’un CROP (Comité de Réflexion Outils de Prévention) l’ensemble des acteurs de prévention du Languedoc-Roussillon impliqués dans ce domaine, afin de pouvoir structurer progressivement la BOAT<sup>®</sup>. Notre projet s’adresse à tous les professionnels qui travaillent auprès de mineurs, pour qu’ils puissent participer de manière efficiente à la réduction des violences à caractères sexuel et/ou sexiste.</p><h3>Pourquoi une formation&nbsp;à l’utilisation ?&nbsp;</h3><p>A l’issue de la création de cette BOAT<sup>®</sup>, nous avons structuré une formation, pour s’assurer de sa bonne utilisation et en éviter le mésusage. La BOAT<sup>®</sup> est relativement simple d’utilisation, sous la forme d’une sorte de «&nbsp;couteau-suisse&nbsp;». Un couteau peut blesser et il s’agit de le manipuler avec précaution, surtout auprès d’une population mineure… De plus, elle peut être utilisée n’importe où, dans n’importe quel milieu écologique d’intervention (milieu scolaire, Protection Judiciaire de la Jeunesse, foyer…).</p><h3>Implication des partenaires locaux&nbsp;:</h3><p>Les partenaires qui se sont impliqués dans le projet sont le Rectorat d’Académie de Montpellier, la Maison des Adolescents 34, le réseau Philado, mais aussi la Protection Judiciaire de la Jeunesse, d’importantes associations de prévention telles que l’association Via Voltaire et Holisme avec le soutien de l’Agence Régionale en Santé du Languedoc-Roussillon.</p><p>Le CROP a travaillé entre 2012 et 2018, avec la création d’une version 0 de la BOAT<sup>®</sup> en 2016. A partir de 2018, nous avons créé un CSOP (Comité Suivi Outil de Prévention), qui est le comité scientifique qui valide toutes les évolutions de la BOAT<sup>®</sup>. La BOAT<sup>®</sup> est évolutive et fait partie d’un grand projet collaboratif et participatif, puisque tous les utilisateurs peuvent participer à son développement et son amélioration.</p><h3>Un projet porté par le CHU de Montpellier&nbsp;:</h3><p>Le <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/">CRIAVS-LR</a> a porté tout le projet depuis sa naissance, sous l’égide du <a href="https://www.chu-montpellier.fr/fr/">CHU de Montpellier</a>, puisque la BOAT<sup>®</sup> est une marque déposée, propriété intellectuelle du CHU de Montpellier.</p><p>C’est à partir de cette convergence d’intérêts, mais aussi de la mobilisation de l’ensemble de ces ressources, que cette mallette de 3,9 kg est née. Elle se décline aujourd’hui soit en mallette papier, soit sous la forme d’un cloud et contient, quel que soit le format&nbsp;:</p><ul><li>1 plateau de jeu,</li><li>134 fiches activités, déclinées en 5 thématiques et 34 sous thématiques, avec 4 tranches d’âges, afin d’adapter les interventions,</li><li>1 guide animateur,</li><li>1 lettre d’information aux parents, qui sont systématiquement impliqués dans les interventions BOAT<sup>®</sup>,</li><li>1 guide parents,</li><li>1 protocole de signalement, puisque nous nous sommes aperçus que lorsqu’on intervient en prévention de ce type de violences, certaines interventions favorisent la révélation de faits, plus ou moins anciens, de violences subies ou agies,</li><li>1 fiche d’évaluation de l’activité,</li><li>1 glossaire et une bibliographie.</li></ul><h2>L’outil BOAT<sup>®</sup> en lui-même :</h2><h3>Les professionnels autour de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;:</h3><p>A ce jour, plus de 400 professionnels travaillant auprès de mineurs ont été formés, tous champs confondus (sanitaire, social, éducatif et de la justice) et 8 formateurs labellisés à travers la France métropolitaine et les DOM-TOM.</p><p>Trois professionnels du CRIAVS-LR sont dédiés à la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: une personne chargée du développement numérique, Madame Clotilde CHARREIRE, une psychologue, Eve MONTALTI, chargée du soutien dans la formation et auprès de tous les intervenants de la BOAT<sup>®</sup> et enfin, moi-même, Mathieu LACAMBRE, afin de développer, soutenir, encadrer et former à l’utilisation de cet outil.</p><h3>Dans quel type de prévention se situe la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;? &nbsp;</h3><p>La BOAT<sup>®</sup> se positionne en prévention primaire universelle, avant qu’un problème ne se présente, pour tous les mineurs et il ne s’agit pas de s’attacher qu’à l’âge biologique, mais plutôt à l’âge du développement psychosexuel et affectif du sujet pour lequel nous allons intervenir.</p><p>Cela est tout à fait complémentaire à d’autres interventions de prévention secondaire, comme le <a href="https://www.ffcriavs.org/nos-actions/numero-unique/">numéro national STOP</a> (Service Téléphonique d’Orientation et de Prévention), le 0&nbsp;806 23 10 63, porté par la <a href="https://www.ffcriavs.org/accueil/">Fédération Française des CRIAVS</a>, pour toutes les personnes attirées sexuellement par les mineurs.</p><p>Les CRIAVS favorisent quant à eux le soutien des professionnels qui participent à la prise en charge des agresseurs sexuels, dont quelques équipes qui proposent directement une prise en charge de ces auteurs de violences sexuelles. Au CRIAVS-LR de Montpellier, nous proposons une prise en charge de toutes les personnes qui auraient commis des faits de violences sexuelles. Nous sommes dans de la prévention tertiaire.</p><p>Il existe donc trois niveaux de prévention complémentaires, mais, grâce à la BOAT<sup>®</sup>, nous participons à la révélation, c’est-à-dire au dépistage de violences subies ou agies et donc à la prise en charge et l’orientation de tous ces mineurs en difficulté et/ou en danger.</p><h3>5 thématiques principales&nbsp;:</h3><p>La BOAT<sup>®</sup> est déclinée en 4 tranches d’âge, chacune avec un univers graphique adapté&nbsp;et suivant 5 thématiques (une couleur pour chaque thématique principale)&nbsp;: en vert, les «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;»&nbsp;(nous nous sommes appuyés sur ce qui avait été démontré en terme de prévention par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)), des valeurs encadrant «&nbsp;respect et différence&nbsp;» en orange, mais aussi des notions en jaune autour de «&nbsp;relations et sexualité&nbsp;», un volet de couleur grise «&nbsp;du virtuel au réel&nbsp;» et enfin, en bleu, «&nbsp;compréhension et respect de la loi&nbsp;».</p><h3>Comment est structurée une fiche activité&nbsp;?</h3><p>&nbsp;</p><p>Voici le descriptif d’une fiche d’activité&nbsp;(sachant qu’elles sont toutes structurées de la même manière)&nbsp;: je vous décris ici la fiche n°1, qui s’appelle «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», avec une iconographie spécifique en fonction de la tranche d’âge, ici, les 5-7 ans, dont la thématique principale, de couleur verte, est «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;» en horizontal en haut à droite et la sous thématique «&nbsp;connaissance de soi&nbsp;», en vertical sur le bas de la tranche droite de la fiche. Sont mentionnés dans le corps de la fiche les objectifs de l’intervention, les différentes étapes de son déroulement, ainsi qu’un petit mot pour aider l’intervenant à conclure son intervention.</p><p>Sur le côté droit, un sablier de couleur, qui indique le temps nécessaire pour la réalisation de l’intervention (3 couleurs possibles, vert, au maximum 1 h 30, orange, entre 1 h 30 et 2 h et rouge, pour une activité qui dure au moins 2 h, voire qu’il sera nécessaire de scinder en plusieurs interventions). Sur le même côté droit, en dessous du sablier, apparaît le matériel nécessaire à l’intervention, le moins possible, c’est vraiment l’esprit de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: papier crayon&nbsp;pour les interventions ! Chaque professionnel peut s’approprier la fiche et l’enrichir avec ses propres supports, par exemple, avec les adolescents, on pourrait faire du théâtre forum, des matchs d’improvisation… à partir du moment où l’intervenant a compris les objectifs de la fiche et les étapes de son déroulement et qu’il s’assure du suivi de la mise en œuvre de cette fiche, avec une évaluation à l’issue de l’intervention.</p><p>Pour retrouver les fiches les plus adaptées en fonction des thématiques et des problématiques, nous avons également créé une arborescence, appelée «&nbsp;tableau synoptique&nbsp;», incluse dans le guide animateur, où sont regroupées l’ensemble des fiches classées par tranches d’âges (4), thématiques (5) et sous thématiques (34). Certaines fiches sont agrémentées d’un pictogramme «&nbsp;attention danger&nbsp;», puisque ces fiches favorisent la révélation de violences subies ou agies et nécessitent une attention particulière. C’est bien d’ailleurs pour cela que nous formons les professionnels à l’intervention, mais aussi au recueil de la parole des victimes ou auteurs et aux procédures de signalements, en fonction des établissements bien entendu, avec les bases juridiques pour pouvoir orienter un mineur qui aurait été victime ou auteur de violences sexuelles et/ou sexistes.</p><h3>L’importance de la préparation de l’action de prévention&nbsp;:</h3><p>Avant d’intervenir dans une structure pour une action de prévention, il est nécessaire de préparer chaque intervention (cela représente en moyenne 30 à 50 % de l’intervention). Pour cela, nous avons mis à disposition des utilisateurs de la BOAT<sup>®</sup> une fiche d’élaboration de projet, complétée à partir d’un constat partagé entre l’institution et l’intervenant. Ainsi, l’intervenant va construire et structurer une intervention, avec 1 à 3 fiches, pour créer un combo et développer des savoirs, des savoir-faire et savoir-être, qui, en s’agrégeant entre eux, vont se potentialiser et améliorer l’efficacité de l’intervention de prévention. Chaque intervention est réfléchie et structurée, afin qu’elle soit la plus efficiente possible, dans l’intérêt des mineurs.</p><p>A l’issue de l’intervention, l’intervenant doit compléter une «&nbsp;fiche de recueil d’intervention&nbsp;», qui permet d’évaluer le cadre, la préparation, le déroulement et le débriefing de l’intervention. Nous proposons aux intervenants qu’ils nous fassent parvenir, s’ils le souhaitent, ces fiches d’intervention à l’occasion d’inter-visios trimestrielles, afin d’améliorer l’offre et d’aider ceux qui seraient soit en difficulté, soit en questionnements à l’issue de leur intervention. &nbsp;</p><h3>Et aujourd’hui, de quoi est composée la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;? &nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, le projet BOAT<sup>®</sup> se décline sous la forme de &nbsp;:</p><ul><li>une mallette papier,</li><li>un cloud contenant l’ensemble de la BOAT<sup>®</sup> numérique,</li><li>des formations&nbsp;:<ul><li>à l’utilisation&nbsp;:<ul><li>soit en strictement présentiel, sur 2 jours et demi,</li><li>soit en blended-learning, mixant 7 modules et quizz de e-learning et 1 journée en présentiel,</li><li>soit en 100 % digital (puisque nous avons eu des demandes qui émanaient de plusieurs milliers de kilomètres), mixant 7 modules et quizz de e-learning et 1 journée de classroom virtuelle via Teams,</li></ul></li><li>d’inter-visios trimestrielles, avec les reprises et analyses de situations. Ainsi, il est possible de partager ce qui fonctionne, d’enrichir les interventions de chacun…</li><li>des sessions annuelles de recyclage pour les utilisateurs et les formateurs, qui permettent de partager toutes les mises à jour des fiches, les évolutions et améliorations, mais aussi les évolutions autour de la recherche,</li><li>de formateur BOAT<sup>®</sup>, afin d’être labellisé formateur à la BOAT<sup>®</sup> et pouvoir prodiguer des formations à l’utilisation de la BOAT<sup>®</sup> en présentiel,</li></ul></li><li>un <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">site Internet</a>,</li><li>une newsletter trimestrielle,</li><li>des collaborations à venir autour de la traduction de la BOAT<sup>®</sup> en arabe (dans la culture et dans la langue) avec le Liban,</li><li>des projets de recherche, dont une étude multicentrique prospective en établissement scolaire, la recherche «&nbsp;<i>The BOAT<sup>®</sup> effect</i>&nbsp;». Elle se déroulera au sein de collèges défavorisés, afin d’évaluer l’évolution de l’incidence des violences recueillies à partir des conseils de discipline, sur 3 ans, en comparant après randomisation les établissements qui bénéficieront de la BOAT<sup>®</sup> à des établissements qui n’en bénéficieront pas. Nous avons déjà évalué chaque fiche, mais souhaiterions évaluer le projet dans son ensemble.</li></ul><h3>Pour conclure…&nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, la BOAT<i><sup>®</sup></i> s’inscrit clairement dans le champ de la prévention, mais s’articule avec la Promotion en Santé et l’Education de la Santé, en particulier l’Education Positive en Santé Sexuelle, avec une entrée dans la sexualité qui soit la plus favorable possible. Elle peut être utilisée en petits groupes, en individuel et peut être «&nbsp;détournée&nbsp;», avec parcimonie et intelligence, pour pouvoir favoriser des interventions en Promotion de la Santé. Toute cette complémentarité est à construire et l’objectif de la BOAT<i><sup>®</sup></i> est de proposer ce «&nbsp;couteau suisse&nbsp;» de prévention, le plus général et générique possible et qui s’adapte à n’importe quelle situation, à condition de se l’approprier et d’être formé à son utilisation.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Le jeudi 17 novembre 2022 a eu lieu la journée régionale d'étude CRIAVS-ARA, sur la thématique « du comportement dit sexuel problématique à l'auteur de violence sexuelle : quelles dynamiques chez le mineur ? ». A cette occasion, le Docteur Mathieu LACAMBRE est intervenu sur la prévention des violences sexuelles. Voici le résumé de son intervention dans l’article ci-dessous.</p><p>Vous pouvez également visualiser l'intégralité de la présentation&nbsp;de Mathieu LACAMBRE, psychiatre responsable de la filière de psychiatrie légale au CHU de Montpellier et fondateur de la BOAT<sup>®</sup>, en cliquant sur la vignette ci-dessus pour voir la vidéo. &nbsp;</p><h2>L’exposition des mineurs à certains contenus favorise l’apparition de comportements sexuels problématiques&nbsp;:</h2><p>Aujourd’hui, en terme d’exposition, les mineurs et en particulier les adolescents, sont très sollicités à travers des contenus (images, médias, réseaux sociaux) et vont se potentialiser entre eux, avec une entrée dans le champ du sexe, ou de la sexualité et de la pornographie à travers internet et les réseaux sociaux. Tout l’enjeu consiste à proposer des sous-titres à ces images qui, par elles-mêmes, créent parfois des violences auprès de mineurs qui n’étaient pas prêts, qui ne vont pas être en capacité de mentaliser et métaboliser ces sollicitations érotisées, sources d’excitation sexuelle. Voici la porte d’entrée des adolescents… Parfois, dès l’entrée au collège, voire avant, des mineurs ont accès à des écrans, se retrouvent seuls face à ces images et sont en difficulté pour pouvoir accéder à une entrée dans la sexualité qui soit adaptée ou harmonieuse. Cela favorise l’apparition de comportements sexuels problématiques, qui feront le lit de futures violences sexuelles.</p><h2>Comment éviter le naufrage autour de ces grandes notions&nbsp;et rentrer dans une sexualité harmonieuse à l’adolescence ?</h2><p>De nombreux concepts et notions doivent être abordés et intégrés autour du champ de l’entrée dans la sexualité, tels que&nbsp;le consentement, les cognitions, les dimensions psychosociales autour des stéréotypes, de la culture du viol, mais aussi les transformations liées à l’entrée dans l’adolescence (puberté…). Comment faire, lorsqu’on est mineur, adolescent, pour rentrer dans une sexualité harmonieuse et éviter de se noyer dans tous ces concepts&nbsp;? Comment, en tant que professionnels travaillant auprès de mineurs, nous allons réussir à utiliser l’ensemble de ces concepts et de ces ressources&nbsp;?</p><p>C’est ce qui est à l’origine de nos préoccupations avec la création de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: la BOîte A ouTils<sup>®</sup> de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste&nbsp;! Cette mallette a été éditée sur la base d’outils existants, qui ont prouvé leur efficacité à participer à la réduction des risques de violences sexuelles et/ou sexiste chez les mineurs et à renforcer leurs facteurs de protection. Ainsi, ils ne deviennent ni victimes, ni auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><h2>La création du projet de prévention BOAT<sup>®</sup> :</h2><h3>Le projet BOAT<sup>®</sup> à son origine&nbsp;:</h3><p>Nous avons, à partir de 2011, commencé à travailler sur un recensement des outils francophones existants, afin de les classer en fonction de leurs objectifs, mais aussi de leurs propriétés intrinsèques en terme d’efficacité. Puis, nous avons réuni au sein d’un CROP (Comité de Réflexion Outils de Prévention) l’ensemble des acteurs de prévention du Languedoc-Roussillon impliqués dans ce domaine, afin de pouvoir structurer progressivement la BOAT<sup>®</sup>. Notre projet s’adresse à tous les professionnels qui travaillent auprès de mineurs, pour qu’ils puissent participer de manière efficiente à la réduction des violences à caractères sexuel et/ou sexiste.</p><h3>Pourquoi une formation&nbsp;à l’utilisation ?&nbsp;</h3><p>A l’issue de la création de cette BOAT<sup>®</sup>, nous avons structuré une formation, pour s’assurer de sa bonne utilisation et en éviter le mésusage. La BOAT<sup>®</sup> est relativement simple d’utilisation, sous la forme d’une sorte de «&nbsp;couteau-suisse&nbsp;». Un couteau peut blesser et il s’agit de le manipuler avec précaution, surtout auprès d’une population mineure… De plus, elle peut être utilisée n’importe où, dans n’importe quel milieu écologique d’intervention (milieu scolaire, Protection Judiciaire de la Jeunesse, foyer…).</p><h3>Implication des partenaires locaux&nbsp;:</h3><p>Les partenaires qui se sont impliqués dans le projet sont le Rectorat d’Académie de Montpellier, la Maison des Adolescents 34, le réseau Philado, mais aussi la Protection Judiciaire de la Jeunesse, d’importantes associations de prévention telles que l’association Via Voltaire et Holisme avec le soutien de l’Agence Régionale en Santé du Languedoc-Roussillon.</p><p>Le CROP a travaillé entre 2012 et 2018, avec la création d’une version 0 de la BOAT<sup>®</sup> en 2016. A partir de 2018, nous avons créé un CSOP (Comité Suivi Outil de Prévention), qui est le comité scientifique qui valide toutes les évolutions de la BOAT<sup>®</sup>. La BOAT<sup>®</sup> est évolutive et fait partie d’un grand projet collaboratif et participatif, puisque tous les utilisateurs peuvent participer à son développement et son amélioration.</p><h3>Un projet porté par le CHU de Montpellier&nbsp;:</h3><p>Le <a href="https://criavs.chu-montpellier.fr/fr/">CRIAVS-LR</a> a porté tout le projet depuis sa naissance, sous l’égide du <a href="https://www.chu-montpellier.fr/fr/">CHU de Montpellier</a>, puisque la BOAT<sup>®</sup> est une marque déposée, propriété intellectuelle du CHU de Montpellier.</p><p>C’est à partir de cette convergence d’intérêts, mais aussi de la mobilisation de l’ensemble de ces ressources, que cette mallette de 3,9 kg est née. Elle se décline aujourd’hui soit en mallette papier, soit sous la forme d’un cloud et contient, quel que soit le format&nbsp;:</p><ul><li>1 plateau de jeu,</li><li>134 fiches activités, déclinées en 5 thématiques et 34 sous thématiques, avec 4 tranches d’âges, afin d’adapter les interventions,</li><li>1 guide animateur,</li><li>1 lettre d’information aux parents, qui sont systématiquement impliqués dans les interventions BOAT<sup>®</sup>,</li><li>1 guide parents,</li><li>1 protocole de signalement, puisque nous nous sommes aperçus que lorsqu’on intervient en prévention de ce type de violences, certaines interventions favorisent la révélation de faits, plus ou moins anciens, de violences subies ou agies,</li><li>1 fiche d’évaluation de l’activité,</li><li>1 glossaire et une bibliographie.</li></ul><h2>L’outil BOAT<sup>®</sup> en lui-même :</h2><h3>Les professionnels autour de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;:</h3><p>A ce jour, plus de 400 professionnels travaillant auprès de mineurs ont été formés, tous champs confondus (sanitaire, social, éducatif et de la justice) et 8 formateurs labellisés à travers la France métropolitaine et les DOM-TOM.</p><p>Trois professionnels du CRIAVS-LR sont dédiés à la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: une personne chargée du développement numérique, Madame Clotilde CHARREIRE, une psychologue, Eve MONTALTI, chargée du soutien dans la formation et auprès de tous les intervenants de la BOAT<sup>®</sup> et enfin, moi-même, Mathieu LACAMBRE, afin de développer, soutenir, encadrer et former à l’utilisation de cet outil.</p><h3>Dans quel type de prévention se situe la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;? &nbsp;</h3><p>La BOAT<sup>®</sup> se positionne en prévention primaire universelle, avant qu’un problème ne se présente, pour tous les mineurs et il ne s’agit pas de s’attacher qu’à l’âge biologique, mais plutôt à l’âge du développement psychosexuel et affectif du sujet pour lequel nous allons intervenir.</p><p>Cela est tout à fait complémentaire à d’autres interventions de prévention secondaire, comme le <a href="https://www.ffcriavs.org/nos-actions/numero-unique/">numéro national STOP</a> (Service Téléphonique d’Orientation et de Prévention), le 0&nbsp;806 23 10 63, porté par la <a href="https://www.ffcriavs.org/accueil/">Fédération Française des CRIAVS</a>, pour toutes les personnes attirées sexuellement par les mineurs.</p><p>Les CRIAVS favorisent quant à eux le soutien des professionnels qui participent à la prise en charge des agresseurs sexuels, dont quelques équipes qui proposent directement une prise en charge de ces auteurs de violences sexuelles. Au CRIAVS-LR de Montpellier, nous proposons une prise en charge de toutes les personnes qui auraient commis des faits de violences sexuelles. Nous sommes dans de la prévention tertiaire.</p><p>Il existe donc trois niveaux de prévention complémentaires, mais, grâce à la BOAT<sup>®</sup>, nous participons à la révélation, c’est-à-dire au dépistage de violences subies ou agies et donc à la prise en charge et l’orientation de tous ces mineurs en difficulté et/ou en danger.</p><h3>5 thématiques principales&nbsp;:</h3><p>La BOAT<sup>®</sup> est déclinée en 4 tranches d’âge, chacune avec un univers graphique adapté&nbsp;et suivant 5 thématiques (une couleur pour chaque thématique principale)&nbsp;: en vert, les «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;»&nbsp;(nous nous sommes appuyés sur ce qui avait été démontré en terme de prévention par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)), des valeurs encadrant «&nbsp;respect et différence&nbsp;» en orange, mais aussi des notions en jaune autour de «&nbsp;relations et sexualité&nbsp;», un volet de couleur grise «&nbsp;du virtuel au réel&nbsp;» et enfin, en bleu, «&nbsp;compréhension et respect de la loi&nbsp;».</p><h3>Comment est structurée une fiche activité&nbsp;?</h3><p>&nbsp;</p><p>Voici le descriptif d’une fiche d’activité&nbsp;(sachant qu’elles sont toutes structurées de la même manière)&nbsp;: je vous décris ici la fiche n°1, qui s’appelle «&nbsp;Dominos Humains&nbsp;», avec une iconographie spécifique en fonction de la tranche d’âge, ici, les 5-7 ans, dont la thématique principale, de couleur verte, est «&nbsp;compétences psychosociales&nbsp;» en horizontal en haut à droite et la sous thématique «&nbsp;connaissance de soi&nbsp;», en vertical sur le bas de la tranche droite de la fiche. Sont mentionnés dans le corps de la fiche les objectifs de l’intervention, les différentes étapes de son déroulement, ainsi qu’un petit mot pour aider l’intervenant à conclure son intervention.</p><p>Sur le côté droit, un sablier de couleur, qui indique le temps nécessaire pour la réalisation de l’intervention (3 couleurs possibles, vert, au maximum 1 h 30, orange, entre 1 h 30 et 2 h et rouge, pour une activité qui dure au moins 2 h, voire qu’il sera nécessaire de scinder en plusieurs interventions). Sur le même côté droit, en dessous du sablier, apparaît le matériel nécessaire à l’intervention, le moins possible, c’est vraiment l’esprit de la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;: papier crayon&nbsp;pour les interventions ! Chaque professionnel peut s’approprier la fiche et l’enrichir avec ses propres supports, par exemple, avec les adolescents, on pourrait faire du théâtre forum, des matchs d’improvisation… à partir du moment où l’intervenant a compris les objectifs de la fiche et les étapes de son déroulement et qu’il s’assure du suivi de la mise en œuvre de cette fiche, avec une évaluation à l’issue de l’intervention.</p><p>Pour retrouver les fiches les plus adaptées en fonction des thématiques et des problématiques, nous avons également créé une arborescence, appelée «&nbsp;tableau synoptique&nbsp;», incluse dans le guide animateur, où sont regroupées l’ensemble des fiches classées par tranches d’âges (4), thématiques (5) et sous thématiques (34). Certaines fiches sont agrémentées d’un pictogramme «&nbsp;attention danger&nbsp;», puisque ces fiches favorisent la révélation de violences subies ou agies et nécessitent une attention particulière. C’est bien d’ailleurs pour cela que nous formons les professionnels à l’intervention, mais aussi au recueil de la parole des victimes ou auteurs et aux procédures de signalements, en fonction des établissements bien entendu, avec les bases juridiques pour pouvoir orienter un mineur qui aurait été victime ou auteur de violences sexuelles et/ou sexistes.</p><h3>L’importance de la préparation de l’action de prévention&nbsp;:</h3><p>Avant d’intervenir dans une structure pour une action de prévention, il est nécessaire de préparer chaque intervention (cela représente en moyenne 30 à 50 % de l’intervention). Pour cela, nous avons mis à disposition des utilisateurs de la BOAT<sup>®</sup> une fiche d’élaboration de projet, complétée à partir d’un constat partagé entre l’institution et l’intervenant. Ainsi, l’intervenant va construire et structurer une intervention, avec 1 à 3 fiches, pour créer un combo et développer des savoirs, des savoir-faire et savoir-être, qui, en s’agrégeant entre eux, vont se potentialiser et améliorer l’efficacité de l’intervention de prévention. Chaque intervention est réfléchie et structurée, afin qu’elle soit la plus efficiente possible, dans l’intérêt des mineurs.</p><p>A l’issue de l’intervention, l’intervenant doit compléter une «&nbsp;fiche de recueil d’intervention&nbsp;», qui permet d’évaluer le cadre, la préparation, le déroulement et le débriefing de l’intervention. Nous proposons aux intervenants qu’ils nous fassent parvenir, s’ils le souhaitent, ces fiches d’intervention à l’occasion d’inter-visios trimestrielles, afin d’améliorer l’offre et d’aider ceux qui seraient soit en difficulté, soit en questionnements à l’issue de leur intervention. &nbsp;</p><h3>Et aujourd’hui, de quoi est composée la BOAT<sup>®</sup>&nbsp;? &nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, le projet BOAT<sup>®</sup> se décline sous la forme de &nbsp;:</p><ul><li>une mallette papier,</li><li>un cloud contenant l’ensemble de la BOAT<sup>®</sup> numérique,</li><li>des formations&nbsp;:<ul><li>à l’utilisation&nbsp;:<ul><li>soit en strictement présentiel, sur 2 jours et demi,</li><li>soit en blended-learning, mixant 7 modules et quizz de e-learning et 1 journée en présentiel,</li><li>soit en 100 % digital (puisque nous avons eu des demandes qui émanaient de plusieurs milliers de kilomètres), mixant 7 modules et quizz de e-learning et 1 journée de classroom virtuelle via Teams,</li></ul></li><li>d’inter-visios trimestrielles, avec les reprises et analyses de situations. Ainsi, il est possible de partager ce qui fonctionne, d’enrichir les interventions de chacun…</li><li>des sessions annuelles de recyclage pour les utilisateurs et les formateurs, qui permettent de partager toutes les mises à jour des fiches, les évolutions et améliorations, mais aussi les évolutions autour de la recherche,</li><li>de formateur BOAT<sup>®</sup>, afin d’être labellisé formateur à la BOAT<sup>®</sup> et pouvoir prodiguer des formations à l’utilisation de la BOAT<sup>®</sup> en présentiel,</li></ul></li><li>un <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr/">site Internet</a>,</li><li>une newsletter trimestrielle,</li><li>des collaborations à venir autour de la traduction de la BOAT<sup>®</sup> en arabe (dans la culture et dans la langue) avec le Liban,</li><li>des projets de recherche, dont une étude multicentrique prospective en établissement scolaire, la recherche «&nbsp;<i>The BOAT<sup>®</sup> effect</i>&nbsp;». Elle se déroulera au sein de collèges défavorisés, afin d’évaluer l’évolution de l’incidence des violences recueillies à partir des conseils de discipline, sur 3 ans, en comparant après randomisation les établissements qui bénéficieront de la BOAT<sup>®</sup> à des établissements qui n’en bénéficieront pas. Nous avons déjà évalué chaque fiche, mais souhaiterions évaluer le projet dans son ensemble.</li></ul><h3>Pour conclure…&nbsp;</h3><p>Aujourd’hui, la BOAT<i><sup>®</sup></i> s’inscrit clairement dans le champ de la prévention, mais s’articule avec la Promotion en Santé et l’Education de la Santé, en particulier l’Education Positive en Santé Sexuelle, avec une entrée dans la sexualité qui soit la plus favorable possible. Elle peut être utilisée en petits groupes, en individuel et peut être «&nbsp;détournée&nbsp;», avec parcimonie et intelligence, pour pouvoir favoriser des interventions en Promotion de la Santé. Toute cette complémentarité est à construire et l’objectif de la BOAT<i><sup>®</sup></i> est de proposer ce «&nbsp;couteau suisse&nbsp;» de prévention, le plus général et générique possible et qui s’adapte à n’importe quelle situation, à condition de se l’approprier et d’être formé à son utilisation.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Interrompre-le-naufrage-des-mineurs-vers-les-violences-sexuelles-docteur-LACAMBRE-17.11.2022-Lyon.JPG" length="60766" type="image/jpeg" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-6502</guid><pubDate>Tue, 24 May 2022 10:03:52 +0200</pubDate><title>Présentation générale de la BOAT®</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/presentation-generale-de-la-boat-6502</link><description><![CDATA[<p>Eve MONTALTI, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR et Mathieu LACAMBRE, psychiatre, vous présentent la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste du CHU de Montpellier : la BOAT®.</p><p>Il s’agit d’une BOîte A ouTils de prévention qui a été créée par des agents du service public hospitalier de Montpellier, pour tous les professionnels qui interviennent auprès des mineurs, afin de leur donner les moyens de ne pas devenir victimes ou auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><p>Grâce à cette vidéo, vous découvrirez la BOAT<sup>®</sup>, avec des exemples de fiches activités et comprendrez qu’il est tout à fait possible de mettre en œuvre ce type de prévention sans jamais choquer, heurter, ni nommer l’appareil génital, notamment chez les petits.</p><p>Pour les adolescents, des notions importantes autour du sexe et de la sexualité sont tranquillement abordées.</p><p>Enfin, vous saisirez l’importance de se former à son utilisation, pour devenir un acteur efficient de prévention dans le champ des violences à caractère sexuel et/ou sexiste, être en capacité de gérer une situation de révélation au cours d’une intervention et pouvoir mettre à jour l’ensemble des connaissances et savoir-faire dans ce processus collaboratif de prévention universelle en santé publique.</p><p>Cliquez sur l'image-vignette en haut de page ou <a href="https://youtu.be/HWGwwlddeW8">visualisez cette vidéo sur YouTube</a>&nbsp;et rendez-vous sur notre site Internet <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr">https://boat.chu-montpellier.fr/fr</a> pour en savoir plus.</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Eve MONTALTI, psychologue clinicienne au CRIAVS-LR et Mathieu LACAMBRE, psychiatre, vous présentent la BOîte A ouTils de prévention des violences à caractère sexuel et/ou sexiste du CHU de Montpellier : la BOAT®.</p><p>Il s’agit d’une BOîte A ouTils de prévention qui a été créée par des agents du service public hospitalier de Montpellier, pour tous les professionnels qui interviennent auprès des mineurs, afin de leur donner les moyens de ne pas devenir victimes ou auteurs de violences à caractère sexuel et/ou sexiste.</p><p>Grâce à cette vidéo, vous découvrirez la BOAT<sup>®</sup>, avec des exemples de fiches activités et comprendrez qu’il est tout à fait possible de mettre en œuvre ce type de prévention sans jamais choquer, heurter, ni nommer l’appareil génital, notamment chez les petits.</p><p>Pour les adolescents, des notions importantes autour du sexe et de la sexualité sont tranquillement abordées.</p><p>Enfin, vous saisirez l’importance de se former à son utilisation, pour devenir un acteur efficient de prévention dans le champ des violences à caractère sexuel et/ou sexiste, être en capacité de gérer une situation de révélation au cours d’une intervention et pouvoir mettre à jour l’ensemble des connaissances et savoir-faire dans ce processus collaboratif de prévention universelle en santé publique.</p><p>Cliquez sur l'image-vignette en haut de page ou <a href="https://youtu.be/HWGwwlddeW8">visualisez cette vidéo sur YouTube</a>&nbsp;et rendez-vous sur notre site Internet <a href="https://boat.chu-montpellier.fr/fr">https://boat.chu-montpellier.fr/fr</a> pour en savoir plus.</p>]]></content:encoded><enclosure url="https://boat.chu-montpellier.fr//fileadmin/Minisites/BOAT/Images-BOAT/Images-videos-BOAT/Rectangle-image-video-BOAT-presentation-generale.PNG" length="167673" type="image/png" /></item><item><guid isPermaLink="false">news-4646</guid><pubDate>Thu, 06 May 2021 00:00:00 +0200</pubDate><title>CRIAVS : La BOAT, une boîte à outils pour prévenir les violences sexuelles</title><link>https://boat.chu-montpellier.fr/fr/informations-transversales/photos-videos/criavs-la-boat-une-boite-a-outils-pour-prevenir-les-violences-sexuelles-4646</link><description><![CDATA[<p>Les violences sexuelles sont un problème de santé publique à travers le monde. Universelles, elles touchent tous les êtres humains et plus particulièrement les personnes en situation de vulnérabilité. A Montpellier, une équipe du CHU, le CRIAVS-LR, spécialisée dans les violences à caractères sexuel et sexiste, a créé, avec ses partenaires, une boîte à outils de prévention : la BOAT.</p><p>Une des missions du CRIAVS consiste à réduire l'incidence et la prévalence des violences sexuelles. C'est pourquoi, sur la base d'un recensement des outils francophones existants, nous avons structuré, avec nos partenaires, une BOîte A ouTils de prévention des violences à caractères sexuel et sexiste : la BOAT, qui&nbsp;s'adresse à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence, à partir de l'âge de 5 ans, jusqu'à l'âge de 18 ans : infirmiers en milieu scolaire, enseignants, éducateurs, animateurs sportifs, toutes les personnes qui interviennent auprès des mineurs directement, seront les cibles privilégiées pour participer à ce projet de prévention avec la BOAT. Ainsi, les adultes sont notre cible immédiate et directe, avec tous ces professionnels de l'enfance, mais notre cible définitive et indirecte, ce sont tous les enfants qui pourront bénéficier des effets de la BOAT.</p><p>La BOAT propose aux professionnels des moyens de mettre en oeuvre des interventions efficaces de prévention des violences à caractères sexuel et sexiste, en outillant les enfants de compétences, qui permettent de réduire cette incidence des violences à caractères sexuel et sexiste.</p><p>Il ne s'agit pas dans la BOAT d'aborder les violences sexuelles de manière frontale, directe, mais de manière indirecte en outillant les jeunes, en valorisant leur potentiel, leur savoir-être, leurs savoir-faire, afin qu'ils n'aient jamais besoin d'avoir recours aux violences, ni d'en être victimes.</p><p>La BOAT favorise le travail de coopération et de communication, par des outils variés et ludiques, tels que des jeux de rôle, de la relaxation, des quizz et des histoires.&nbsp;</p><p>Rejoignez la communauté BOAT !</p>]]></description><content:encoded><![CDATA[<p>Les violences sexuelles sont un problème de santé publique à travers le monde. Universelles, elles touchent tous les êtres humains et plus particulièrement les personnes en situation de vulnérabilité. A Montpellier, une équipe du CHU, le CRIAVS-LR, spécialisée dans les violences à caractères sexuel et sexiste, a créé, avec ses partenaires, une boîte à outils de prévention : la BOAT.</p><p>Une des missions du CRIAVS consiste à réduire l'incidence et la prévalence des violences sexuelles. C'est pourquoi, sur la base d'un recensement des outils francophones existants, nous avons structuré, avec nos partenaires, une BOîte A ouTils de prévention des violences à caractères sexuel et sexiste : la BOAT, qui&nbsp;s'adresse à tous les professionnels de l'enfance et de l'adolescence, à partir de l'âge de 5 ans, jusqu'à l'âge de 18 ans : infirmiers en milieu scolaire, enseignants, éducateurs, animateurs sportifs, toutes les personnes qui interviennent auprès des mineurs directement, seront les cibles privilégiées pour participer à ce projet de prévention avec la BOAT. Ainsi, les adultes sont notre cible immédiate et directe, avec tous ces professionnels de l'enfance, mais notre cible définitive et indirecte, ce sont tous les enfants qui pourront bénéficier des effets de la BOAT.</p><p>La BOAT propose aux professionnels des moyens de mettre en oeuvre des interventions efficaces de prévention des violences à caractères sexuel et sexiste, en outillant les enfants de compétences, qui permettent de réduire cette incidence des violences à caractères sexuel et sexiste.</p><p>Il ne s'agit pas dans la BOAT d'aborder les violences sexuelles de manière frontale, directe, mais de manière indirecte en outillant les jeunes, en valorisant leur potentiel, leur savoir-être, leurs savoir-faire, afin qu'ils n'aient jamais besoin d'avoir recours aux violences, ni d'en être victimes.</p><p>La BOAT favorise le travail de coopération et de communication, par des outils variés et ludiques, tels que des jeux de rôle, de la relaxation, des quizz et des histoires.&nbsp;</p><p>Rejoignez la communauté BOAT !</p>]]></content:encoded></item></channel></rss>

